Les 2 secrets pour qu’on vous dise OUI

OUI à un entretien d’embauche, OUI à une proposition commerciale, OUI à une idée innovante. Que vous soyez un étudiant en recherche de contrat d’alternance ou un professionnel en quête du job de vos rêves, un(e)entrepreneur/se proposant votre toute nouvelle offre ou produit, un(e) salarié(e) voulant travailler sur un tout nouveau projet, sachez une chose : tous les cerveaux humains sont construits sur le même modèle. Un recruteur, un client ou un boss vous dira OUI si vous appliquez ces deux règles.

 

Le cerveau humain est programmé pour rechercher les sensations agréables et fuir les sensations désagréables. C’est comme ça. C’est une histoire de survie de l’espèce. Nous avons du plaisir à manger, à nous reproduire… ce qui nous pousse à renouveler cette expérience. Et ce qui nous maintient en vie depuis des millions d’années. Et nous fuyons la douleur d’une morsure, les désagréments d’un aliment gâté ou impropre à la consommation, les sensations déplaisantes d’un environnement hostile et dangereux. C’est plutôt bien foutu ! Et ce qui nous maintient en vie depuis des millions d’années.

Notre cerveau va conserver en mémoire ces expériences et apprendre de cette mémorisation : rechercher les situations source de plaisir et éviter les situations délétères. En bref, le cerveau humain a besoin d’être en sécurité et de kiffer. Quand vous savez ça, vous connaissez les 2 secrets pour qu’on vous dise OUI !

De quoi a besoin un recruteur, un client ou votre boss ?
1- QUE VOUS LE RASSURIEZ
2- QUE VOUS LE FASSIEZ VIBRER

 

SECRET N°1 : RASSUREZ (avec des FAITS, DU CONCRET, DES PREUVES TANGIBLES)
Des faits qui sont la preuve de ce que vous dites : que ce soit votre expérience professionnelle de pilote de F1 (le fait : l’écurie pour laquelle vous courriez, les grands prix disputés, les victoires…), votre offre commerciale (le fait : le descriptif précis des services ou produits, le gain escompté, les modalités de réalisation et de paiement…) ou un projet à défendre (le fait : l’objectif, le cadre…).

J’ai en tête les entretiens d’embauche : en ce moment, j’accompagne des étudiants dans la recherche du contrat d’alternance de leurs rêves ! Et je dis OUIIIIII à vos expériences professionnelles, aux technologies que vous maitrisez, aux langages que vous pénétrerez, au lien vers le portfolio, aux liens vers vos différentes réalisations clients… OUIIIIIII à une candidature (le fameux « mail de motivation » remplaçant la non moins célèbre mais presque feue lettre du même nom) qui montre que vous êtes qualifié(e), compétent(e) et motivé(e). Comment vous croire ??? Avec des faits !!!!!

Même la motivation ? Oui, Happy Brainy, la motivation se prouve aussi avec des faits. C’est ce qui fait la différence avec une mail de candidature type-standard-jenevaispasypasserdesheures-unebonnefoispourtoutes et un mail rien-que-pour-toi-boîte-dans-laquelle-je-veux-travailler. Comment fait-on ?
– En se renseignant sur l’entreprise : ne riez pas ! Il en est qui décrochent un entretien de-la-mort-qui-tue et qui ne savent pas ce que la boîte « fabrique »… si, si !
– En regardant son actualité : un développement prévu fin 2018 aux US… ça tombe super bien ! Vous y avez vécu et travaillé 2 ans et vous parlez couramment anglais
– En parlant du poste, de la mission… que l’offre d’emploi présente ou qui est clairement fait(e) pour vous dans le cadre d’un candidature spontanée.

Vous avez compris le principe : ça vaut pour TOUT !
– Pour une candidature
– pour une présentation PowerPoint : c’est pour ça qu’on a envie de mettre des tableaux, des tonnes de chiffres partout, noir de contenu en mode bullet points années 90. On a envie de donner de la data, de balancer de la matière, de changer en infos.
– pour un entretien ou une soutenance (de mémoire ou de proposition commerciale) : c’est pour ça qu’au delà du stress qui nous empêche parfois d’être dans la situation présente et en lien avec notre interlocuteur, nous mourrons d’envie de dire TOUT ce qu’on avait prévu de dire (les diplômes, les expériences, les compétences……)

Et c’est à ce moment-là que nous devons gardez en tête que le cerveau humain est sensible à ce qui lui est agréable. Agréable, ça veut dire : KIFFANT, TRIPPANT, SÉDUISANT, AGUICHANT, EXCITANT…. 

Et ce n’est pas avec un CV classique, un PowerPoint à la papa, une présentation de votre parcours qui ressemble à la lecture d’un CV, une soutenance qui est un résumé de votre proposition ou du mémoire…. qui va donner envie à un recruteur, votre client ou votre boss ! De quoi a-t-il besoin ?

 

SECRET N°2 : FAITES VIBRER (en SURPRENANT, en suscitant l’ÉMOTION et en faisant RÊVER)
Dans votre manière de dire ce que vous voulez lui adresser. De manière simplifiée, disons qu’il s’agit de la forme que vous allez donner à vos propos.

Je pense à nouveau à ces étudiants que j’accompagne. Moi la première, à l’aube de la vie professionnelle, je m’étais dit qu’il y avait des codes à respecter et je m’évertuais à les suivre à la lettre. Je confondais règles et conformisme. Je m’étais imaginée qu’un CV devait ressembler à ça, une présentation à ça, une … Et je constate la même dérive chez nombre de mes jeunes clients : le « IL FAUT FAIRE COMME ÇA ». Et j’aime à leur dire qu’il ne faut pas confondre « être adulte dans le monde pro » et « être un vieux con » !

C’est à ce moment-là qu’il faut surprendre, faire rire, émouvoir, être personnel, faire preuve d’originalité, troubler l’attendu, déranger le convenu, montrer sa personnalité, afficher ses talents,

Mettez-vous à la place d’un recruteur… si vous lisez le 45ième mail qui ressemble aux 44 précédents, bien léchés et professionnellement corrects, il y a peu de chance que vous ouvriez la pièce attachée : le CV ! Et si vous avez la bienséance de le faire et que vous tombiez sur le Nième CV qui ressemble à tous les autres (par le fond de ses expériences et de ses compétences MAIS AUSSI par sa forme standard et formatée), il y a fort à parier que vous ne retiendrez pas cette 45ième candidature plus qu’une autre. Ce candidat Numéro 45 vous aura peut-être rassurer par sa motivation, ses compétences, ses expériences… mais quel ennui… Pour la sensation agréable, la petite étincelle dans le coeur et l’oeil qui brille, vous repasserez… BORING… BORING… BORING…

Alors envoyez du bois et du lourd ! Et là, vous vous dites… aïe… mais je fais comment, moi ??

Le secret en 2 MOTS : ÊTRE SOI ! Pour citer Oscar Wilde : « Soyez vous-même, tous les autres sont déjà pris » ! C’est parce que vous allez mettre votre patte, donner votre couleur et apposer votre propre empreinte que vous allez embarquer un recruteur, faire vibrer votre client ou donner envie à votre boss.

Vous voulez du concret ?? Allez… c’est parti ! Je reste sur mon fil rouge de candidature et vous présente THE CV de celui qui veut bosser dans l’univers du jeu video. Ou encore THE CV de 2 gars qui cherchent un job dans la comm. Au delà de leur originalité, ces 2 CV INCARNENT le propos : « je suis un fan de jeux videos et veux coder pour ce secteur » ou « vous voulez une comm pour vous démarquer : regardez, on sait faire ».

Je vous vois, vous savez ! Je vous vois et vous entends penser… « Je suis incapable de faire un truc comme ça ! » Peut-être… (et peut-être pas d’ailleurs !). Le plus important : soyez VOUS ! Incarnez votre particularité, votre différence et vos spécificités. C’est en étant le plus personnel que vous allez faire vibrer votre interlocuteur.

 

Vous vous souvenez ?
On en a déjà parlé sur Boîte Crânienne !
Cette histoire d’icebergs qui entrent en contact : OUI, C’EST ICI !

 

Nous avons tous suivi une présentation PowerPoint emplie de tableaux, de chiffres, de données… Au pire, notre attention a été vite détournée par une sirène extérieure ou par un pensée plus stimulante et nous avons décroché. Au mieux, nous avons cherché à déchiffrer et à lire la totalité des informations inscrites sur les diapos. BORING… BORING… BORING…  STOP ! Faites preuve d’originalité ! De pertinence, de bon sens, de jugeote ! Faites-moi rêver !!! Faites comme vous faites pour l’anniversaire d’un ami, la lecture d’une histoire à votre tout-petit, pour expliquer internet à votre grand-mère de 95 ans : soyez créatifs comme vous savez l’être dans une sphère personnelle ou privée. Faites preuve d’originalité ! De pertinence, de bon sens, de jugeote !

 

Une idée de compte-rendu rassurante et qui nous embarque !

Ce sketchnote a été réalisé par Sandra Boré d’EfferveScience lors de la conférence-spectacle « Booster l’attention à l’ère digitale » que Fabrice Abraham et moi-même avons eu le plaisir de présenter à 500 étudiants de EPITECH (une école supérieure d’informatique).

Une conférence-spectacle ?? WHAT ?? Pour en savoir un peu plus : C’EST ICI !

Cette première page de prise de notes reprend l’intégralité de notre première partie.
Notre cerveau est rassuré par l’exhaustivité des informations.
Notre cerveau vibre au rythme des dessins, des symboles et des émoticones. 

 

Gardez en tête ces 2 secrets pour qu’on vous dise OUI ! RASSUREZ avec des FAITS, DU CONCRET, DES PREUVES TANGIBLES. Et ne vous arrêtez pas là. Ne vous arrêtez pas à la raison. Mettez un peu de coeur pour FAIRE VIBRER en SURPRENANT, en suscitant l’ÉMOTION et en faisant RÊVER. 

 

 

Mon boss est nul mais je le soigne

Mon boss est nul mais je le soigne 😉 Une masterclass drôle, instructive et généreuse !

Gaël Châtelain nous dresse le portrait du boss idéal : bienveillant, à l’écoute, ouvert d’esprit, courageux, épanoui et en bonne santé managériale !

On fait la connaissance de Bob, le pire manager-ever 😱 (On l’a vu « pour de vrai » hier soir !!! Si, si !)

Bob a tous les défauts… On a alors tous en tête un boss (actuel ou appartenant au passé) qui nous fait penser à Bob : arrogant, stressé, colérique, ne déléguant pas, vérifiant tout, fier de son savoir (il sait… normal, c’est le boss !), incompétent qui s’ignore, arc-bouté sur les missions et oubliant les humains qui les réalisent.

Et Gaël Châtelain de nous rappeler que Bob… c’était ou c’est parfois un peu lui… et un peu nous… Et oui, on a tous quelque chose en nous de Bob (et de Tennessee peut-être aussi…)

Du coup, Gaël Châtelain nous embarque pour une heure de 10 commandements pour être THE manager bienveillant et positif : la zénitude, les bases, la gestion de la colère, la créativité, le droit à l’erreur, l’éthique, l’écoute, l’empathie, la déconnection digitale et la puissance du « relativiser ».

On apprend des trucs concrets et pratiques (vous connaissez ma passion pour le pratico-pratique !), on découvre des statistiques (on passe 24 jours par an en réunion !😳) et des paraboles (avec des morceaux de chiwawa, de pitbull et de bébé dedans) et surtout on s’amuse !

Si le manager dont on rêve tous (d’avoir ou d’incarner) ne se prend pas au sérieux, Gaël Châtelain non plus ! Son style est humble, décalé, drôle et imagé.

Comme son livre !

À prescrire à tous pour propager une vague de bien-être au travail et enrayer l’épidémie de Bob-inite aiguë ! 🚨

Le flou est un poison pour les relations humaines

“Tu peux me faire un retour sur ce dossier ? C’est urgent !” Ceci est la phrase type qui déclenche une ALERTE ROUGE dans le cerveau de celui à qui on l’a dit. Si vous repartez avec ça du bureau de votre boss ou de votre prof avec ça, vous êtes MORT !

 

Nous avons tous une paire de lunettes pour voir le monde. Une paire de lunettes-à-nous. Une paire de lunettes faite de nos expériences, notre éducation, notre culture, nos valeurs… Autant de composants qui diffèrent d’un individu à un autre et qui fait que chaque paire de lunettes est unique.

Il n’y a pas plus flou que cette phrase que nous avons tous prononcée ou que nous nous sommes tous entendus dire : “Tu peux me faire un retour sur ce dossier ? C’est urgent !”.

 

Mardi – 9H30 : “Tu peux me faire un retour sur ce dossier ? C’est urgent !”

WTF !!!! MAIS QU’EST-CE QUE ÇA VEUT DIRE ????

Pour être honnête, je ne me pose pas vraiment la question. La réponse est TELLEMENT ÉVIDENTE !

Parce que pour moi, “faire un retour” veut dire “faire un point instruit sur la situation, c’est-à-dire apporter des éléments précis sur chaque partie du dossier”.

Parce que pour moi, “c’est urgent” veut dire “à la fin de la journée” (je ne travaille pas dans un service hospitalier et ne suis pas médecin !).

Et au regard du contexte (il s’agit de projet informatique), de la situation (un projet informatique au long cours), de mon métier (Project Management Officer) et des demandes qui me sont faites (de la précision, de la précision, de la précision !), JE SAIS que mon analyse est correcte sur les modalités des informations demandées (quoi et quand). C’est TELLEMENT ÉVIDENT !

 

Mardi – 11H : Mon boss vient de passer devant mon bureau en me faisant un petit signe de la tête. “Je prends un café et j’arrive dans une minute”, lance-t-il en s’éloignant dans le couloir.

…. Heu… en fait, pour être exacte, JE PENSE que mon analyse est correcte sur les modalités des informations demandées (quoi et quand).

 

Mardi – 11H05 : Mon boss est assis en face de moi et me dit : “Vas-y, je t’écoute…”

Heu… c’est-à-dire ?? Tu m’écoutes ??

Et là, je comprends en l’écoutant ce que “Tu peux me faire un retour sur ce dossier ? C’est urgent !” veut dire pour lui.

Je réalise que l’analyse de ses propos est erronée et ma compréhension fausse. Il ne veut pas un point détaillé pour la fin de la journée. Il veut : une vision globale du projet en quelques mots, la liste des points bloquants et l’existence ou non de solutions pour résoudre ces problèmes… et tout ça, maintenant !

Pourtant, j’étais sure de moi ! JE SAVAIS !

Enfin…. JE PENSAIS

En fait, J’IMAGINAIS.

J’imaginais ce que l’autre voulait dire. J’imaginais le sens qu’il donnait à ses mots. J’imaginais que nous avions la même vision des choses.

Et tout ce que j’imagine est DANS MA TÊTE À MOI !

Ce genre de malentendu vous dit quelque chose ? Quand vous êtes persuadé(e) que l’interprétation est ÉVIDENTE ! Quand vous êtes sur(e) que personne ne pourrait comprendre les choses autrement. Quand “C’EST CLAIR POURTANT !”

Et bien, non ! Ce n’est JAMAIS clair. C’est clair pour soi. Dans sa tête à soi. Et dans la tête de l’autre. Qui est une tête différente de la nôtre. Au sens littéral du terme !

Ce genre de malentendu peut être un véritable poison dans les relations humaines. Dans les relations personnelles comme professionnelles.

Imaginons la scène : mon boss attend dans son bureau que je revienne avec “un retour sur le dossier” qu’il m’a demandé il y a une heure. Il attend… Il attend… Il arrive dans mon bureau très contrarié et s’apprête à me recadrer comme il convient dans cette situation.

 

Heu… recadrer par rapport à quoi ?? Quel cadre ??

Oh malheur… Le cadre que mon boss avait dans la tête ? Ou celui que j’avais ? Ou celui que mon boss pensait que j’avais compris ? Ou celui que moi j’avais imaginé ?

Peut-être avez-vous déjà connu cette situation professionnelle ? Ou sa version “vie personnelle “?

Quand 2 personnes communiquent et se mettent d’accord sur du flou… EN PENSANT que tout est clair pour chacun d’eux, ils IMAGINENT cette situation idéale de leur point de vue. Qui n’est pas FORCÉMENT le même que celui de la personne en face !

Quand 2 personnes communiquent et se mettent d’accord sur du flou… EN PENSANT que tout est clair … LES ENNUIS COMMENCENT ! Et le risque de malentendus, de tensions et de conflits est immense ! Entre deux personnes, dans une équipe, avec sa hiérarchie.

 

♦ Alors… Happy Brainy… tu pourrais me dire : “Moi, mon boss me dit toujours des trucs comme ça”.
Ce n’est pas parce qu’on ne te donne pas de précisions, d’informations,
de données que tu ne peux pas les demander.

 ♦ Alors… Happy Brainy… pose des questions ! Va chercher du contenu pour donner forme à ce flou
sur lequel vous vous appuyez pour discuter. Ne repars jamais du bureau de ton boss avec une mission vague !
C’est le meilleur moyen pour que toi et lui soyez frustrés du résultat.

 

Ne construisez pas un dialogue sur le brumeux, le confus, le flou, le fumeux, le nébuleux, le nuageux, l’obscur, le sibyllin, le ténébreux, le trouble ou le vague. Ce vide est la nourriture favorite du stress qui naît alors en vous et qui grandit au fil du temps. Un temps sans réponse, sans limite et sans cadre.

Ce vide est le terreau d’un malentendu qui peut devenir tension et conflit. Un mal-entendu pour un mal-dit…

 

 

Photo : « Flou » – Artiste : Withan

La guerre des stress

Paris. Janvier 2017. Deux collaborateurs essaient d’expliquer et de comprendre ce qui s’est passé entre eux quelques jours avant. Une situation source de tension et de stress qu’ils tâchent de mettre en mots. A la seule évocation de cet évènement, ils se retrouvent dans la même situation : chacun sent le stress monter en lui. Un stress qui devient une arme à double tranchant. J’assiste alors à la guerre des stress entre deux individus qui sont passé du côté obscur de la force sans même s’en apercevoir…

Repassons la scène originale au ralenti et décryptons ce qui s’est passé entre ces deux hommes.

REWIND

Monsieur Hulk et Monsieur Rabbit travaillent sur une nouvelle procédure à mettre en place sur une chaîne de production. Il y a quelque jours, ils devaient expliquer cette nouvelle procédure aux personnes qui travaillent sur la chaîne de production. Monsieur Rabbit trouve que  Monsieur Hulk ne détaille pas assez les nouvelles règles à appliquer et que ses explications ne sont pas claires. Il ne prend pas pour autant la parole et laisse Monsieur Hulk mener la réunion d’équipe. Monsieur Rabbit se dit en effet que Monsieur Hulk a plus d’ancienneté et ne veut pas le mettre mal à l’aise devant les techniciens.

A la sortie de la réunion, Monsieur Rabbit prend son courage à deux mains pour donner son point de vue à Monsieur Hulk. Il prend son courage à deux mains, si, si ! Parce que Monsieur Hulk « part vite dans les tours » quand une situation ne lui convient pas ou le contrarie. Monsieur Hulk serait, comme qu’y dirait, « un peu soupe au lait ».

ACTION !

Et ce qui devait arriver arriva….

Monsieur Rabbit est anxieux à l’idée d’avoir cette discussion avec Monsieur Hulk. Il appréhende sa réaction explosive et épidermique. Monsieur Rabbit est tout le contraire : il est posé, réservé et ne fait pas de vagues. On ne le verra jamais hurler dans les couloirs. Au contraire, il serait plutôt du genre à aller prendre l’air ou s’enfermer dans une salle de réunion pour digérer sa colère en silence et en solitude.

Monsieur Rabbit est un formidable professionnel et il en a conscience. Il s’appuie sur ses compétences et son savoir pour ouvrir la discussion avec Monsieur Hulk. Il lui dit que ses explications n’étaient pas assez détaillées et que certains techniciens vont avoir du mal à appliquer la nouvelle procédure.

 

Dans un prochain post, nous reparlerons de Monsieur Rabbit et sa manière quelque peu maladroite
de donner son avis à Monsieur Hulk. Parce qu’on peut tout dire mais… pas n’importe comment !
Et cette manière de dire les choses a une conséquence fâcheuse et non intentionnelle :
Monsieur Hulk se sent agressé et fortement remis en question.

 

Les mots de Monsieur Rabbit sont des facteurs de stress déclencheurs d’alerte rouge. L’organisme de Monsieur Hulk se met en mode « défense » face à cette agression extérieure.

 

Vous suivez Boîte Crânienne ? Alors vous connaissez FFF ? FFF comme
les 3 modes de réaction à un facteur de stress dans cette phase d’alerte :

– FIGHT : vous êtes dans une dynamique de combat et vous réagissez de
manière agressive face au facteur de stress ou à l’agresseur. En l’espèce, vous seriez  donc du genre
à hurler contre votre interlocuteur pour décharger votre colère, voire à tenir des propos véhéments
et faire preuve d’une certaine violence (verbale ou… physique ??!). Vous pouvez même ne pas vous reconnaître
dans cet épisode de Hulk : normal, vous avez peur et vous luttez pour votre survie !
Vous êtes de la famille de 
Monsieur Hulk !
– FREEZE : vous êtes en mode « lapin-dans-les-phares », paralysé/e face à l’agresseur.
En l’espèce, vous n’arrivez plus à réfléchir : cette impression de neurones gelés vous prive de votre capacité
de poser des questions sur l’acte ou même de comprendre ce que l’on vous explique. Vous regardez
votre interlocuteur sans pouvoir répondre : vous êtes muré(e) dans une camisole de silence.
Vous êtes de la famille de Monsieur Rabbit.

– FLEE : vous vous dites que votre seule chance de vous en sortir, c’est la fuite ! En l’espèce, vous vous
entendez dire à votre interlocuteur : « Heu… on va remettre ça à plus tard… oh désolé/e, j’ai complètement
oublié, il faut que j’y aille.. un rendez-vous important que j’ai complètement oublié ! ». Si vous ne pouvez pas
vous enfuir physiquement et devez participer à cette conservation que vous ne voulez pas avoir, vous allez
vous échapper intérieurement et faire le vide dans votre tête. « M’en fous… je ne suis pas là ! ». Vous êtes absent(e)… Vu de l’extérieur, on pourrait vous confondre avec Monsieur Rabbit : vous n’êtes plus dans l’échange et
avez coupé 
l’interaction. Le processus est cependant différent :
vous faites partie de la famille des Anémones. 

 

Monsieur Hulk entre donc en alerte rouge : les propos de Monsieur Rabbit le contrarient fortement et sont une source supplémentaire de stress à la situation actuelle stressante de fort changement dans l’entreprise. « Il ne manquait plus que ça » pourrait-il penser : « déjà que cette réunion de présentation de la nouvelle procédure aux techniciens m’angoissait… et que j’appréhendais leur réaction à ce changement… voilà que Monsieur Rabbit en rajoute une couche en me disant que je m’y suis mal pris ».

 

Note pour plus tard… à propos des mal-entendus pour des mal-dits…
il est évident que l’intention de Monsieur Rabbit n’est pas celle d’incriminer Monsieur Hulk ou
de lui reprocher quoi que ce soit. Son intention est de signifier son inquiétude
quant à la compréhension des techniciens.

WTF !!!!! Comme la nature humaine est compliquée !!! Et la communication, une science et un art.
Ok…. Monsieur Rabbit pourrait s’y prendre autrement. Patience, Happy Brainy…
Nous verrons bientôt comment faire pour qu’une telle INTENTION soit le plus JUSTEMENT
reflétée dans ma COMMUNICATION….

 

A votre avis ? Que s’est-il passé ??

Dans la famille Hulk, quand on se sent attaqué, on riposte ! On attaque ! On hausse le ton et on affiche haut et fort les couleurs de la colère !!!!

ARRÊT SUR IMAGE

Une telle réaction de la part de Monsieur Hulk glace le sang de Monsieur Rabbit. Et le sidère sur place. Chez les Rabbit, les manifestations de colère à l’italienne (j’ai le droit d’écrire ça.. mon nom de famille est italien) sont un des facteurs relationnels de stress. Pour ne pas dire THE facteur relationnel Number One de stress. Monsieur Rabbit ne dit plus rien. Il regarde Monsieur Hulk sans un mot. Il perd tous ses moyens.

ARRÊT SUR IMAGE

Dans la famille Hulk, on ne supporte pas les Rabbit ou les Anémones. On ne sait pas quoi faire de ce silence et de ses yeux plantés dans les siens !!! Dans la famille Hulk, on exprime ses sentiments ! Et surtout ceux qui sont « énervement », « agacement », « contrariété », « irritabilité »…

ZOOM SUR LES DISCOURS INTÉRIEURS

Monsieur Hulk : « Il me stresse avec ses yeux écarquillés et sa bouche entrouverte… Il va dire quelque chose, oui ! »
Monsieur Rabbit : « Il me stresse à hurler comme ça… Il ne peut se calmer à la fin !! »

ZOOM SUR LES CERVEAUX

Monsieur Hulk : Facteur de stress identifié ! ALERTE ROUGE !!!! Mise en place de la procédure de phase d’alerte « RÉPONSE AU STRESS »
Monsieur Rabbit : Facteur de stress identifié ! ALERTE ROUGE !!!! Mise en place de la procédure de phase d’alerte « RÉPONSE AU STRESS »

 

C’EST LA GUERRE

DES STRESS !!!!!

 

 

 

 

EXPLICATION

Le contexte de changement professionnel est un facteur de stress environnemental. Entre ces deux hommes, chacun est un facteur relationnel de stress pour l’autre : la conversation s’annonce délicate et le contexte de changement . Chacun réagit selon son PROPRE mode de réaction. Mode de réaction qui est un facteur de stress supplémentaire pour celui en face.

C’est une sorte de cercle vicieux du stress qui s’auto-alimente sans qu’aucun d’eux n’ait conscience de ce qui est en train de se passer. C’est le fameux stress à double tranchant : une première lame pour soi-même et une deuxième lame pour son interlocuteur.

DEBRIEFING

Lors de la restitution de cet épisode, les mêmes causes produisant les mêmes effets… Le récit de cet épisode et l’incompréhension de ce qui a pu se jouer entre eux ravivent les réactions au stress. Et se rejoue le processus de cercle vicieux et de guerre des stress.

C’est en comprenant les différents modes de réaction au stress que Monsieur Hulk et Monsieur Rabbit prennent conscience de ce qui s’est passé entre eux. Et ce qui se passe souvent entre eux. Ils prennent conscience de leur propre mode de réaction et de l’existence de modes de réaction radicalement différents. Des modes de réaction naturels et spontanés. Et ils apprennent surtout que ce mode de réaction spécifique peut être un facteur de stress supplémentaire pour l’autre. Le fameux stress Gillette à 2 lames !

Et vous savez quoi ? Cette prise de conscience va tout changer entre eux !

Je revois ces deux hommes quelques mois après notre échange. Ils ne sont pas devenus les meilleurs amis du monde. Ils sont toujours deux très bons professionnels avec des points de vue parfois différents sur leur métier et la manière de l’exercer. Ils sont surtout attentifs au processus de la guerre des stress. Ils me racontent qu’ils s’amusent de cette expression quand l’un des deux repère qu’ils sont en train de basculer dans ce processus de sur-enchère émotionnelle. Ils ont une espèce de code entre eux : « C’est la guerre ». Ces quelques mots prononcés par l’un ou l’autre mettent fin à la spirale de stress. Ils conviennent généralement de prendre alors du recul pour reprendre leur discussion plus tard.

Et vous ? Connaissez-vous votre famille de stress ? Êtes-vous plutôt Hulk, Rabbit ou Anémone ? Partagez vos expériences dans les commentaires, chers Happy Brainies !

Ka aux grandes oreilles

 

 

 

 

En 2017, j’arrête !

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J’arrête les « pas de problème », « pas de souci », « ne t’inquiète pas ».
!!!!!!! STOP !!!!!!!
Parce que le cerveau ne comprend pas les négations. Parce que ces phrases le mettent en alerte rouge.

[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row][vc_row type= »in_container » scene_position= »center » text_color= »dark » text_align= »left » overlay_strength= »0.3″][vc_column column_padding= »no-extra-padding » column_padding_position= »all » background_color_opacity= »1″ background_hover_color_opacity= »1″ width= »1/1″][morphing_outline hover_color= »#cc0066″]VOILÀ ! TOUT EST DIT ![/morphing_outline][/vc_column][/vc_row][vc_row type= »in_container » scene_position= »center » text_color= »dark » text_align= »left » overlay_strength= »0.3″][vc_column column_padding= »no-extra-padding » column_padding_position= »all » background_color_opacity= »1″ background_hover_color_opacity= »1″ width= »1/1″][vc_column_text]

Vous ne me croyez pas ? Et pourtant vous en avez très certainement fait l’expérience vous-mêmes.

Vous avez certainement fait l’expérience d’un examen médical. Si vous êtes un être humain de plus de 15 ans, il y a fort à parier que vous avez au moins subi une prise de sang au cours de votre vie. Vous souvenez-vous alors des mots qui sont prononcés juste avant un acte médical ?

Généralement, nous nous entendons dire : « Ne vous inquiétez pas, ça ne va pas faire mal, ça ne va pas durer longtemps ». Quelle est l’intention du médecin ou de l’infirmière qui prononce ces mots ? Son intention est de nous rassurer et de diminuer notre niveau de stress afférent à cet acte médical (prise de sang, injection, ponction, changement de pansement, radiothérapie….). Noble intention que celle de vouloir nous rassurer et rendre cet acte le plus confortable possible et le moins pénible possible.

OR le choix des mots ne nous permet pas de nous sentir plus détendus, plus confiants et plus rassurés. Pourquoi ? Parce que notre cerveau ne comprend pas les négations. Quand il entend « Ne vous inquiétez pas, ça ne va pas faire mal, ça ne va pas durer longtemps », il comprend « inquiétez », « mal », « longtemps ». Ces mots sont des facteurs de stress déclencheurs d’alerte rouge. Notre organisme se met en mode « défense » face à une agression extérieure.

 

Vous suivez Boîte Crânienne ? Alors vous connaissez FFF ?
Non, pas la Fédération Française de Fonck ! (vous avez bien lu, c’est FONCK comme funk + rock).
FFF comme les 3 modes de réaction à un facteur de stress dans cette phase d’alerte :

FIGHT : vous êtes dans une dynamique de combat et vous réagissez de manière agressive
face au facteur de stress ou à l’agresseur. En l’espèce, vous serez  donc du genre à hurler
sur le personnel médical pour décharger votre colère, voire à tenir des propos véhéments et
faire preuve d’une certaine violence (verbale ou… physique !). Vous pouvez même ne pas vous reconnaître
dans cet épisode de Hulk : normal, vous avez peur et vous luttez pour votre survie ! 

FREEZE : vous êtes en mode « lapin-dans-les-phares », paralysé/e face à l’agresseur.
En l’espèce, vous n’arrivez plus à réfléchir : cette impression de neurones gelés
vous prive de votre capacité de poser des questions sur l’acte ou même de comprendre ce que l’on vous explique.

FLEE : vous vous dites que votre seule chance de vous en sortir, c’est la fuite !
En l’espèce, vous vous entendez dire au médecin ou à l’infirmière : « Heu… on va remettre ça à plus tard…
oh désolé/e, j’ai complètement oublié, il faut que j’y aille.. un rendez-vous important que
j’ai complètement oublié ! ». Si vous ne pouvez pas vous enfuir physiquement et  subir cet acte médical,
vous allez vous échapper intérieurement et faire le vide dans votre tête. « M’en fous… je ne suis pas là ! »

L’intention est bonne et honorable. L’effet est délétère. L’effet escompté (rassurer son interlocuteur) est absent et l’effet produit est inverse : émergence d’un facteur de stress ou augmentation du niveau de stress.

 

Hé Boîte Crânienne, ça me rappelle les mots-airbags, ça !
Par exemple, quand on utilise « petit » pour minimiser une mauvaise nouvelle et prendre soin
de son interlocuteur : « on a un petit problème » quand le problème est carrément grave et
que ça craint velu. Lisez donc « Ce qui est petit n’est pas toujours mignon » pour en savoir plus
sur l’effet délétère de cette précaution lexicale.

 

Le choix des mots fait toute la différence.

Dans notre exemple d’acte médical, l’intention est la même mais l’effet très différent si :
– « Ne vous inquiétez pas » devient « Rassurez-vous »
– « Ca ne va pas faire mal » devient « C’est indolore »
– « Ca ne va pas durer longtemps » devient « Ca va prendre 5 minutes »

Le choix des mots fait TOUTE LA DIFFÉRENCE.

 

♥ Dis donc Boîte Crânienne, tu crois que je ne me suis aperçu de rien ?!
A la place de « Ca ne va durer longtemps », tu proposes « ça va prendre 5 minutes ».
Comme je sais que tu n’écris jamais quelque chose au hasard… pourquoi pas « ça va être court » à la place ?

♥ Bien vu ! Et tu sauras un jour pourquoi « ça va prendre 5 minutes » est beaucoup plus efficace
que « ça va être court ». Dans un autre post !

Alors… s’il vous plait… en 2017, arrêtons les « pas de souci », « pas de problème », « ne t’inquiète pas ».

OK, c’est simple mais difficile de se défaire d’un tic de langage. Parce que nous avons tous tendance à employer ces mots pour répondre à une question ou commenter une information.

Situation N°1
Lui : « Je ne pourrai pas être avec toi ce soir » – Moi :  « Ok, pas de souci »

Situation N°2
Elle : « Tu peux passer me prendre en allant en réunion » – Moi : « Ok, pas de problème »

Situation N°3
Lui : « Je suis désolé, je t’ai oubliée dans la liste » – Moi : « T’inquiète ! On en avait parlé avant »

 

HAAAAARRRRRGGGGHHHHH !!!!! STOP ! Luttons contre ce tic de langage qui met un doute dans l’esprit de notre interlocuteur. Imaginons le discours intérieur et inconscient que pourrait entendre son cerveau.

Situation N°1
Lui : « Je ne pourrai pas être avec toi ce soir » –
Moi :  « Ok, pas de souci » –
Lui dans sa tête : « Hum… c’est un souci en fait que je ne sois là mais elle va faire avec »

Situation N°2
Elle : « Tu peux passer me prendre en allant en réunion » –
Moi : « Ok, pas de problème » –
Lui dans sa tête : « Hum… ça lui pose un problème de faire un détour mais elle va le
faire quand même pour me rendre service »

Situation N°3
Lui : « Je suis désolé, je t’ai oubliée dans la liste » –
Moi : « T’inquiète ! On en avait parlé avant » –
Lui dans sa tête : « Hum… il faut que je m’inquiète un peu quand même, non ?
Je l’ai vexée ? C’est ça, hein ? »

 

On dirait un épisode inédit de « Vice Versa », non ? Ca fait des années que je m’entraine et que je fais attention… Et parfois, un « pas de souci » revient dans mon langage comme un hoquet, un « pas de problème » se glisse comme un intrus dans mes propos et je rassure un ami en lui disant « ne t’inquiète pas »…. Oh malheur….

 

arreter-les-negations

Par pitié, en 2017, arrêtons les « pas de problème« , « pas de souci » et « ne t’inquiète pas » quand nous pensons : « tout va bien« , « c’est OK » et « rassure toi« .

Ma résolution pour 2017 est de bannir les « pas de problème« , « pas de souci » et « ne t’inquiète pas« 

Rejoignez-moi  en 2017 pour dire plein-plein de « tout va bien« , « c’est OK » et « rassure toi« .

 

 

Ce qui est petit n’est pas toujours mignon

« Il y a eu un petit problème », « On va faire une petite modification », « On va faire un petit point sur ton travail »… Derrière ce « petit » mot-airbag, se cache souvent un problème dramatique, une énorme modification ou un important recadrage. Ce qui est petit n’est pas toujours mignon mais part toujours d’une bonne intention pour annoncer une mauvaise nouvelle !

Quand nous voulons protéger autrui (et/ou nous-mêmes), nous avons tendance à mettre des mots-airbags dans notre discours : « petit » est le roi des airbag ! Mais… nos bonnes intentions ont parfois un effet délétère. Un véritable tsunami de stress et de tension ! Complètement à l’opposé de ce que nous voulions.

♥ Dis donc, Boîte Crânienne… Tu ne serais pas un peu schizo ?!
Dans « L’éloge de la petitesse« , tu nous as dit que tu aimais les mots : «PETIT», «MINI», «SMALL», «CH’TI» !!!

♥ Vrai ! Exceptionnellement, j’aime ces mots. Pourquoi ? Parce que « petit à petit »,
de petit pas en petit pas, de mini-mission en mini-mission, de ch’ti objectif  en ch’ti objectif ….
nous nous approchons du but que nous nous sommes fixé !  Tu veux en savoir plus ?
Lis (ou relis) « L’éloge de la petitesse : cultivons le Stupide Small » pour comprendre en quoi ce
qui « petit » est « puissant » pour atteindre son 
étoile.

« Petit »… est le roi des mots-airbags ! Vous avez remarqué que nous l’utilisons pour minimiser quelque chose d’important ou de grave. Et cette utilisation part TOUJOURS d’une bonne intention : amoindrir l’importance de la situation pour ménager notre interlocuteur (et/ou nous ménager nous-mêmes !).

« Il y a eu un petit problème » : nous préparons notre interlocuteur à l’annonce d’une mauvaise nouvelle mais tendons à amoindrir la gravité du problème en le qualifiant de « petit ». Nous visons un double mouvement en faisant ça : préparer notre interlocuteur à une mauvaise nouvelle en annonçant le contenu de notre discours (« Je vais te parler d’un problème ») ET le préserver le plus possible de cette mauvaise nouvelle (« Rassure-toi ! Il est petit, ce problème »).

Effet escompté : protéger notre interlocuteur et le préserver du stress d’une mauvaise nouvelle

Effet produit : notre interlocuteur se met immédiatement sur ses gardes et un pic de stress se fait ressentir

Pourquoi ??

1- Parce que, par expérience, notre interlocuteur SAIT que l’emploi de « petit » annonce une dimension tout autre voire complètement antinomique : le problème est loin d’être « petit » et cette mention même est la preuve que l’heure est grave. Notre interlocuteur, tout comme nous, a déjà utilisé ce mot-airbag et SAIT combien sa mention est signe de DANGER ! Il sait aussi pourquoi ce mot-airbag est mentionné : le protéger !

2- Dans le cerveau de notre interlocuteur, s’allume donc le signal DANGER et le niveau de stress augmente instantanément. Les réactions physiques apparaissent rapidement : bouche sèche, accélération du rythme cardiaque, mains moites… Notre interlocuteur a l’impression d’être cerné par des requins : chaque requin a un écriteau « PETIT » planté sur son museau effilé et tournoie autour de lui en arborant son plus beau sourire (de requin !). Le cerveau de notre interlocuteur est mis en situation d’alerte à la seule écoute de ce « petit » mot. Comme un trigger, ce « petit » mot déclenche la réaction immédiate : je me renferme sur moi-même et ne veux rien entendre de plus, je deviens agressif/ve pour me protéger ou je ne comprends rien à ce qui m’est dit et suis tétanisé(e).

RÉSULTAT : STRESS 1 – PROTECTION 0

Nous avons tous expérimenté cette situation et pourtant nous continuons à employer ces mots-airbags. Il y a le fameux « PETIT ». Il y a aussi le tout aussi couru : « JUSTE » comme dans « Il y a juste quelques modifications à faire ». Et le combo gagnant : « Il y a JUSTE quelques PETITES modifications à faire ». Quand vous entendez cette phrase prononcée par votre maître de recherche ou par votre boss, il y a fort à parier que votre mémoire ou votre présentation doit être TOUT ou en GRANDE PARTIE revu/e et modifié/e.

Faites le test ! Soyez attentif/ve… Quand vous entendez un mot-airbag dans une phrase qui vous est adressée, il est rare que la réalité soit telle qu’énoncée. C’est possible (Oui, parfois, il y a effectivement juste quelques modifications à faire) mais c’est rare.

UN INDICE POUR FAIRE LA DIFFÉRENCE ? LA DIFFÉRENCE entre un énoncé correct de la réalité (il y a effectivement juste quelques modifications à faire) et un énoncé tronqué de la réalité (heu… il va falloir presque tout revoir en fait…) ? Au delà de l’usage des mots-airbags, faites attention à deux choses :
1- le langage para-verbal utilisé : une voix douce, le ton rassurant, le rythme de voix changeant (soit plus rapide avec l’intention de minimiser l’importance des propos, soit plus lent pour signifier le soutien apporté)
2- le langage non verbal : le regard appuyé, le sourire rassurant, la tête un peu penchée sur le côté…
Bref… des indices visuels pour notre interlocuteur qui lui disent : DANGER ! DANGER !

♥ Dites à voix haute : « Il y a juste quelques petites modifications à faire ».
Dites le 2 fois.
1 fois en pensant que le message effectif est : il y a uniquement quelques modifications minimes à réaliser
1 autre fois en pensant que presque tout est à revoir et que vous craignez de froisser ou
de démoraliser votre interlocuteur qui a dépensé beaucoup de temps et d’énergie
dans la réalisation de ce projet.
Vous entendez la différence dans votre manière de dire ces mêmes mots
« Il y a juste quelques petites modifications à faire » ? Vous sentez la différence ?
Vous pouvez faire l’hypothèse que votre interlocuteur la ressent aussi…

Alors pourquoi continuons-nous à utiliser ces mots-airbags en prenant un air compatissant et un ton bienveillant ?

Parce que nous voulons prendre soin de l’autre en le protégeant. Nous avons envie de lui dire « Ca va aller. Ce n’est pas si grave. », voire « Je suis là, tu sais. ». Nous faisons tout pour minimiser l’impact d’une mauvaise nouvelle pour protéger autrui et bien souvent nous protéger nous-mêmes. Nous-mêmes ? Mais quel est le rapport avec nous ? La mauvaise nouvelle concerne l’autre pourtant, non ?

Nous cherchons à nous protéger de 2 sortes de conséquences possibles :
– Comment notre interlocuteur va-t-il réagir ? Notre interlocuteur va-t-il se mettre en colère ? « Quoi ? Encore des modifications ? Je commence à en avoir plus que  marre de tes modifs… Quoi encore ? «  Notre interlocuteur va-t-il fondre en larmes ? « Il y a eu un petit problème pendant la course ? Oh mon Dieu… mais comment ça, elle est gravement blessée ? Oh non…. » Nous imaginons ces réactions possibles et ne pouvons envisager d’y faire face. Nous nous sentons dépourvus (à tort ou à raison) de ressources pour accueillir ces manifestations émotionnelles.
– Notre relation va-t-elle résister à cette mauvaise nouvelle ? Très souvent, c’est le lien qui nous unit à notre interlocuteur que nous cherchons à préserver et à protéger. Nous craignons que l’annonce d’une mauvaise nouvelle ait raison de la relation qui nous unit à cet autre. Et nous nous appuyons sur la croyance erronée que le « droit au but » est la pire des solutions à choisir pour l’annoncer.

Nous touchons le coeur de nos bonnes intentions : la croyance selon laquelle « annoncer une mauvaise nouvelle de manière directe, c’est être méchant ou sadique ». Annoncer une mauvaise nouvelle de manière directe et « droit au but » serait LA CHOSE À ÉVITER À TOUT PRIX si on veut protéger l’autre, prendre soin de lui et lui signifier que l’on est compatissant et présent pour lui.
WRONG IDEA !!!!! C’EST TOUT LE CONTRAIRE !
C’est en annonçant directement une mauvaise nouvelle, en employant des mots justes et reflétant la réalité, en allant « doit au but » que nous atteignons notre objectif qui est : prendre soin de l’autre.

♥ Heu… Facile à dire, Boîte Crânienne ! Parce que c’est difficile d’annoncer
une mauvaise nouvelle directement, genre « PAF ! Voilà, ça, c’est dit ! ». En tous les cas,
je n’ai jamais réussi à le faire. Et je suis pas à l’aise en y pensant 
d’ailleurs…

Tu as raison : c’est difficile. C’est simple mais difficile. En tous les cas, la première fois.
C’est plus facile quand tu as une méthode toute simple pour structurer ton discours « droit au but »,
tu comprends pourquoi il est juste d’annoncer une mauvaise nouvelle de cette manière,
et surtout que tu expérimentes cette manière de faire et en mesures les avantages
(pour ton interlocuteur et pour toi). Au fait, ça marche pareil pour dire non à une demande.
C’est aussi difficile pour toi de dire NON ?

Pfff… Tu es dans ma tête ou quoi ?! 

Alors… arrêtons de tourner autour du pot et de ménager notre discours en mettant des mots-airbags partout ! Parce que « petit » n’est pas toujours mignon et a un effet délétère. Faisons honneur à la devise de l’OM : DROIT AU BUT !!! (ok, je sors…)

L’empathie cognitive pour les petits est une glace à la pistache

« L’incroyable histoire de la glace à la pistache » : voici le titre de mon premier livre pour enfants consacré à l’intelligence relationnelle. « L’incroyable histoire de la glace à la pistache ou Comment expliquer l’empathie cognitive aux enfants »… Un programme rafraichissant pour explorer le monde de l’autre, comprendre la différence de ce monde et l’accepter.

Je vous avais parlé de mon projet secret dans le post du 12 octobre 2016 : « Donnons une chance à nos enfants…. » … une chance de devenir de meilleurs adultes que nous. Pas meilleurs en maths, en sport ou en Miles Air France. Meilleurs que nous en authenticité, en relation humaine et en bonheur.

Comment faire ? 

Je n’aime pas le terme mais il a le mérite d’être compris par tous : « développement personnel ». Sous ce terme, se cachent des trésors pour faire de nous des adultes responsables, authentiques, épanouis et heureux. Et moi, je me pose toujours cette question : pourquoi le développement personnel est-il uniquement destiné aux adultes ? Il est donc question de développer les compétences profondément humaines dès le plus jeune âge. Et j’aime à penser que celle qui est la plus précieuse et la plus importante est l’intelligence émotionnelle (ou relationnelle). 

Vous n’êtes pas convaincus ? Lisez : « Nous sommes des icebergs prisonniers de la Reine des Neiges ». La situation dont je parle dans ce post est une situation que je rencontre très souvent dans les accompagnements professionnels : le constat d’une incapacité relationnelle, voire d’un handicap du lien à l’autre. Et cette situation me fait toujours le même effet : elle m’étonne et m’attriste. Elle m’étonne parce que j’ai toujours du mal à comprendre (et à me faire à cette idée de) la détresse relationnelle dans laquelle beaucoup de nous sommes. Elle m’attriste parce qu’elle cause tellement de malentendus, de relations biaisées et de souffrance.

Face à ce triste constat, j’ai un rêve.

Le rêve de l’adulte que je suis devenue au prix de tant de temps, tant de difficultés traversées et tant d’efforts déployés. L’adulte qui dit : « Hé ! Ca ne vous dirait pas qu’on donne une chance à nos enfants d’aller un peu plus vite et un peu plus loin ? De devenir meilleurs que nous en authenticité, en relation humaine et en bonheur ? »

Ainsi est né mon projet secret !

Une série de livres dont le but est d’expérimenter et développer son intelligence relationnelle au travers d’histoires dont chaque enfant est le héros. 

Parmi les mémoires que j’ai dû écrire dans mes études, il est celui du premier cycle de la formation en Gestalt-Thérapie : il consistait à expliquer ce que nous avions compris de la théorie gestaltiste. J’ai choisi d’imager chaque concept de cette théorie par un élément concret (nuage, vent, feu…) au travers d’histoires courtes qui mettaient en scène un petit garçon nommé Ebonir.  I give youuuuu the « Abécédaire de Gestalt-Thérapie pour les tout-petits ».

J’ai essayé que chaque histoire de cet « Abécédaire de Gestalt-Thérapie pour les tout-petits » puisse être lue à 2 niveaux : comme un simple récit et comme une allégorie. J’ai toujours aimé expliquer les idées et les concepts par des métaphores et des histoires.  C’est une dimension que j’essaie de mettre dans tout ce que je propose : ateliers, conférences ou coaching, quel que soit l’âge des participants. Adolescents, jeunes adultes ou adultes : faire appel à l’imagination et à la créativité est un outil puissant de l’apprentissage. Et en plus, c’est fun et ludique !

Ma frustration dans l’écriture de ce mémoire : ne pas avoir eu de dessins pour illustrer chaque histoire… Alors… pas question d’être frustrée à nouveau dans mon projet d’écriture de livres pour enfants !!!! JE VEUX DES DESSINS !!!!  Qui n’illustreront pas seulement mes propos. Qui raconteront aussi une histoire !

Et notamment la toute première histoire de cette série consacrée à l’intelligence relationnelle :« L’incroyable histoire de la glace à la pistache ». Focus sur l’empathie cognitive pour débuter le voyage dans l’intelligence relationnelle !

Chacun de nous a un univers spécifique qui lui fait voir le monde d’une certaine façon.  Personne n’a raison et personne n’a tort. « L’incroyable histoire de la glace à la pistache » permet de comprendre l’autre sans pour autant adopter son point de vue sans réfléchir, sans pour autant rejeter ce point de vue différent et sans pour autant considérer son propre point de vue comme le seul valable. Le tout expliqué autour de glaces à la pistache et à la vanille, de Louise et de Martin, d’extra-terrestres et de lunettes spéciales.

Un livre à lire seul (quand on est sait lire !) ou à lire avec ses parents. Un livre avec des questions pour trouver soi-même les réponses les plus « intelligentes », c’est-à-dire les plus adaptées à la situation. Un livre qui permet aux enfants de « réfléchir » à leurs réactions et de décider de la réponse qu’ils veulent donner.

Ce livre sera accompagné d’un fascicule pour les parents (ou grand-parents ou oncle/tante ou nounou ou grand frère/grande soeur….) pour passer de l’autre côté du miroir : au delà de l’histoire racontée, des questions posées à l’enfant pour lui faire prendre conscience de son mode de pensée et des éclairages pour développer son empathie cognitive, ce fascicule explique le dispositif pédagogique et propose des pistes pour aller un peu plus loin avec l’enfant (Quelles situations personnelles pouvez-vous évoquer ? Quelle analogie pouvez-vous faire ?…….)

Alors… si vous aussi, vous avez envie de faire économiser du temps, de l’énergie (et de la souffrance parfois !) à vos enfants… faites-le moi savoir !

Je suis le maître du monde…. dans ma salle de bain !

Si vous voulez savoir comment, en une seule nuit, on peut passer de « maître en soutenance de mémoire » à « lapin dans les phares muet et paralysé »… lisez ce qui suit et découvrez 3 indices pour rester un Super Cerveau !

Demain, je présente mon mémoire devant un jury de 10 personnes. Aujourd’hui, je répète ma présentation dans ma salle de bain. Oui, si vous me suivez, la salle de bain est un lieu particulier pour moi… 😊 Sans vouloir me vanter, je suis plutôt bonne : le plan est structuré, j’ai une introduction qui déchire, je fais même deux ou trois brins d’humour… En quelques mots, je suis le maître du monde et écarte les bras version « Leonardo di Caprio à la proue d’un bateau » et entendrais presque Céline Dion hurler que mon coeur continue de battre.

Demain, c’est aujourd’hui.

Et aujourd’hui, dans cette salle que je ne connais pas, face à ces gens que je n’ai jamais vus, sans note sous les yeux parce que c’est la consigne, je ne me souviens plus de rien et ne trouve plus mon souffle. Mon coeur s’est tellement emballé que j’entends ses battements forts. J’ai l’impression d’être un lapin dans les phares de ces 20 yeux qui sont braqués sur moi. Je sors de la salle : je suis déçue, triste et en colère. Et d’autant plus qu’hier, dans ma salle de bain, j’étais le maître du monde et présentais mon mémoire avec prestance, brio et panache. WTF !!!! Que s’est-t-il passé ??

2 EXPLICATIONS et 3 INDICES pour conserver notre costume de Suuuuper Cerveau !!

EXPLICATION N°1
Jouez au jeu des différences

Quelle est la différence flagrante entre ma salle de bain (ou mon salon ou ma chambre) et une salle d’examen (ou un bureau de maître de conférences ou une salle de réunion)… tic… tac… tic… tac… La réponse est : le nombre de coeurs qui battent dans la salle ! Quand je répète mes cours ou ma présentation, je suis seul(e). Et quand je soutiens un mémoire ou passe un examen, je le fais devant un autre être humain !!! Voire plusieurs !!!

Je vous ai déjà parlé de moi ? A part le post sur Pokemon Go et ma double vie de Maîtresse K ?

Ma conviction est celle de l’inscription indissociable d’un individu dans son environnement qu’il soit social, professionnel, amical ou familial. Nous sommes des êtres de rapports, de liens, de relations. Une manière de m’intéresser aux rapports entre les hommes a été de me pencher sur des règles qui gouvernent ces rapports : j’ai suivi une formation en droit. Puis, j’ai voulu comprendre le fonctionnement psychique et les comportements en étudiant la psychologie. Au carrefour de ces deux disciplines est la criminologie : l’étude du phénomène criminel. Je suis devenue profiler psychologique. Ou plutôt profiler relationnel. Parce qu’il est toujours question de relation à l’autre et à son environnement. Prenez un criminel et placez le dans une grotte, sans aucun contact avec d’autres hommes…. il n’y a pas de crime, pas de victime et il n’y a pas de criminel.

Et c’est là, le secret : nous sommes des êtres de relation, des êtres de lien, des êtres de contact. Et nous oublions parfois cette dimension relationnelle dans nos activités d’étudiants ou de professionnels. Ça se confirme parfois : « L’enfer, c’est les autres » ! 😱 C’est vrai en constatant que c’est face à cet autre/ces autres que nous perdons nos moyens, ressentons les effets du stress et sommes clairement moins bons qu’à « l’abri de notre chambre verte »

L’indice N°1 : tirer parti de cet apparent désavantage en faisant un avantage de la présence de l’autre. C’est en nous mettant en lien avec un examinateur, en contact avec le jury ou en relation avec un public que nous allons gagner en confort.

En nous souvenant que nous sommes des icebergs qui se rencontrent sous la surface de l’eau, nous pouvons nous mettre en lien avec l’autre sur un terrain universel : l’émotion ! Quand on sait se servir de ses émotions pour rendre son discours le plus personnel possible, on touche l’autre directement au coeur. Avec deux conséquences positives : on gagne en confort (on est moins stressé) et on embarque nos profs ou nos auditeurs dans notre présentation.

EXPLICATION N°2
Comment le lieu de répétition peut être un trou… de mémoire !

Quand on révise un cours, on a tendance à le réviser dans sa chambre, dans le salon ou dans sa salle de bain (oui… vous commencez à me connaître). Réviser un cours, préparer  une soutenance de mémoire ou d’une proposition commerciale, peaufiner la présentation d’un rapport de stage ou du rapport financier de l’année : même combat !!! Nous faisons travailler nos neurones : nous faisons appel à notre mémoire de travail pour organiser les informations, organiser des stratégies, nous rappeler de détails et tâchons de stocker des données dans notre mémoire à long terme. Pour mémoriser, nous répétons. Et très souvent dans un seul et même lieu.

Ce lieu devient alors un point de référence pour les mécanismes mnésiques à l’oeuvre : sans nous en apercevoir, la fenêtre est un repère qui appelle le premier chapitre ou le premier slide, la poignée de la porte ouvre la conclusion… Notre cerveau va construire de petites ancres invisibles dans notre environnement pour « accrocher » une idée, un concept, un titre. Un peu à la manière d’un palais mnésique, notre processus d’apprentissage et de mémorisation va s’attacher à des points fixes de l’environnement. Sortis de cet environnement, nous sommes dépourvus de ces repères et perdent le fil de notre restitution. Dans une salle d’examen ou dans un bureau autre que le nôtre, notre cerveau ne retrouve plus les ancres plantées précédemment dans le décor.

Et là, vous pourriez me dire… Dis donc, Boîte Crânienne, j’ai suivi un atelier avec toi sur la mémoire et tu nous as vanté les mérites du palais mnésique. D’ailleurs, j’ai testé et ça marche carrément bien ! Alors… pourquoi ça devient un problème dans le cas présent ? Hein ? Pourquoi ??

Parce que la technique de mémorisation n’est justement pas celle du palais mnésique. Le stockage des données a été réalisé sans avoir conscience des liens faits entre la fenêtre et le premier chapitre, la poignée de la porte et la conclusion. Nous avons appris sans avoir conscience que notre cerveau s’appuyait/s’ancrait sur des éléments physiques pour mémoriser. Et ça… c’est une des causes de notre perte !

L’indice N°2 : avoir un lieu de prédilection et des tas de lieux d’expérimentations (c’est-à-dire ne pas avoir de lieu particulier pour répéter une présentation ou réviser un cours)

Notre lieu de répétition a une autre dimension d’ancrage : un ancrage mental et émotionnel. Dans notre salon ou notre salle de bain, nous sommes détendus-détendus-détendus (comme dirait Gridou, une de mes étudiantes) !

En tous cas, nous devrions l’être parce que ICI et MAINTENANT, dans notre salle de bain ou notre salon, il n’y a aucun enjeu. Allez, hop ! Une petite piqure de rappel qu’un cerveau stressé est un cerveau qui vit dans le passé (« J’ai assez travaillé le sujet ? »… « Si j’avais su, j’aurais validé le plan plus tôt »… « Si c’était à refaire, je réviserais avec mon binôme…. ») ou se projette dans le futur (« Je vais mourir de peur devant les 10 jurés »…. « Et si je perds tous mes moyens »… « Et si je rate ma prestation ? »…) : bref, un cerveau stressé est un cerveau qui souffre de jetlag !

Donc… normalement, nous sommes détendus dans ce lieu de répétition et notre cerveau peut alors déployer ses ailes de Super Cerveau : créatif, pertinent, connaissant plein de choses, se souvenant de plein d’autres choses et faisant de liens entre elles. L’endroit où nous révisons ou répétons devient un cocon rassurant et apaisant. Sortis de cet environnement, nous perdons la sensation associée et bien souvent nos moyens ! Bref, nous prenons de plein fouet la situation présente comme un facteur de stress important :  et ici, l’enjeu est important. On ne joue pas sa vie mais tout de même : il s’agit d’une soutenance de mémoire, d’un examen de fin d’année ou d’une présentation de dossier. On doit bien l’avouer, on est un peu stressé. Et être enfermé dans un endroit moins agréable que notre-chez-nous, voire dans un lieu totalement inconnu, nous rend les choses encore plus compliquées !

 L’indice N°3 : emporter sa chambre ou sa salle de bain pour passer un examen ou soutenir un mémoire. Vous avez bien lu : emporter ce lieu sécuritaire et sécurisant avec soi. Et hop ! Bon… Peut-être pas TOUTE la chambre ou la salle de bain, mais un objet qui la symbolise. 

Envie d’en savoir plus pour rester un Super Cerveau ? Continuez à suivre Boîte Crânienne avoir d’autres indices…

 

Illustration de Greg Guillemin / “Secret life of heroes”

Nous sommes des icebergs prisonniers de la Reine des Neiges

iceberg-ii

Nous sommes des icebergs : 10% dans la tête et 90% dans le corps et le coeur. Quand nous nous rencontrons, quelle est la partie de nous qui entre en contact la première ? Regardez la photo… BAM ! Dans nos 90% ! En plein  dans l’émotionnel ! Et si en plus, la Reine des Neiges vient souffler son vent paralysant… On est bien seul au milieu d’un océan d’émotions qu’on ne comprend pas, qu’on ne maîtrise pas et dont on ne sait quoi faire face à l’autre…

 

Nous sommes des êtres émotionnels : quand nous entrons en contact avec un autre, nos émotions sont les premiers indices de cette rencontre. Et ce sont ceux qui restent le plus dans notre mémoire.

Faisons un test : Vous souvenez-vous du premier cours de maths de cette année ? Vous souvenez-vous de la dernière réunion avec votre big boss venu des US ? Ou vous souvenez-vous de moi si vous m’avez vue en conférence ? Il y a peu de chance que vous vous souveniez de premiers mots prononcés ou des phrases d’introduction. En revanche, vous gardez en mémoire votre impression : c’était sympa, elle ne m’a pas plue, c’était drôle, je l’ai adorée tout de suite… Ce que vous avez ressenti est gravé dans votre mémoire. L’impact émotionnel de la situation et de la rencontre avec un autre est ce que nous expérimentons en premier : avant de penser, nous ressentons. Et cet impact est  tellement prégnant qu’il reste dans notre grenier à souvenirs.

Quand nous sommes en relation avec un autre, ce sont également nos émotions qui nous permettent de le comprendre, de nous ajuster à lui tout en prenant en compte ce qui nous anime. Il est question ici d’intelligence émotionnelle. Moi, je préfère le terme d’intelligence relationnelle : nos émotions naissent de contacts avec notre environnement et influencent nos relations avec cet environnement.

Je vais partager avec vous une expérience que j’ai vécue lors d’un accompagnement d’équipe pour illustrer les différentes dimensions de l’intelligence émotionnelle et l’importance de mettre en mots pour construire une relation authentique et responsable. Les prénoms ont été changé et le contexte également.

J’assiste à la scène suivante : une femme (que nous appelerons Mathilde), rentrant d’un long congé, dit à ses collègues combien il est difficile pour elle de reprendre ses marques et de se trouver sa place au sein de son équipe. Un de ses collègues (que nous nommerons Romain) lui répond qu’elle ferait bien de lever un peu le pied et qu’elle en fait vraiment trop ; et ce, avec un débit très rapide, une voix sèche et un regard froid. Un ton que l’on pourrait qualifier d’agressif. Et c’est bien de cette manière que Mathilde a vécu les propos de Romain : elle s’est sentie agressée, a interprété ses phrases comme un reproche et ne se sent pas très bien. Elle tâche de faire bonne figure au sein de son équipe en souriant malgré le malaise qu’elle ressent et laisse échapper un « OK » de convenance.

J’observe cette scène et me concentre sur Mathilde et Romain : le malaise conjoint qu’ils semblent ressentir, une espèce de gène pudique qui les empêche de dire quelque chose sur ce qui s’est passé.

Et justement… qu’est-ce qui s’est passé ?!

Mettez vous à la place de Mathilde : vous ne pouvez qu’IMAGINER que Romain vous reproche une certaine forme de zèle. Comme un enquêteur, vous avez des indices à disposition : un débit très rapide, une voix sèche et un regard froid. Des indices qui vous font dire : « Hum… pas très sympa… voire un peu agressif… »

Etape 1 de l’intelligence relationnelle : savoir détecter ses propres émotions et comprendre ce que l’on ressent

Voyage dans le cerveau de Mathilde : « Mais au fait… Romain a entendu ce que j’ai dit avant à propos de mes difficultés de retour au travail ?… carrément pas sympa du tout ! Et quand c’est pas sympa du tout, qu’est-ce que je ressens ?! Là maintenant tout de suite ? Je suis triste et en colère. »

Détecter ce qui nous anime suppose que l’on accepte ce que l’on est en train de vivre : « Oui… c’est vrai… ce que vient de me dire Romain m’a blessée… ça me rend triste de ne pas avoir été entendue quand je demande de l’aide à mes collègues… je me suis ouverte à eux et me suis dévoilée et voilà ce que je récolte en retour ! Une attaque en bonne et due forme… Ca me met en colère… Rrrrggghhhhhh ! »

Parfois la Reine des Neiges souffle son vent paralysant et nous ne savons même pas ce que nous ressentons… Nous sommes dans un brouillard émotionnel : à peine sommes-nous capables de savoir si ce que nous ressentons est agréable ou désagréable. Et oui, parfois, c’est déjà beaucoup de savoir si c’est HUM…. ou YEURK… ! La Reine de Neiges tétanise notre radar à émotions. Et quelquefois, elle nous lance un sort qui aiguille toutes les émotions ressenties vers une seule expression : le rire ou les larmes (La Reine des Neiges est assez binaire somme toute). Et là… Holala ! Ca devient carrément compliqué de comprendre que nous avons un aiguillage émotionnel qui a été envouté : nous avons l’impression d’être triste en pleurant à chaudes larmes alors que nous sommes profondément en colère.

Prenons l’exemple de Mathilde qui sent et sait : elle est en colère et triste de l’intervention de Romain. Pas de Reine de Neiges en vue ! Une vision claire et dégagée du ressenti de Mathilde (elle « sent ») et de la compréhension de ce ressenti (elle « sait » nommer ce qu’elle ressent _colère et tristesse_ et « sait » le relier à un évènement).

Etape 2 de l’intelligence relationnelle : maîtriser ses émotions et contrôler ses impulsions

Face à cette colère et à cette tristesse que nous ressentons, nous pouvons nous mettre dans tous nos états !!!! Encore une intervention de la Reine des Neiges qui nous pousse à réagir : céder directement à nos impulsions !!!!!! Version censurée par Disney, ça donne : je me roule par terre en pleurant et en hurlant puis je me jette sur Romain pour lui arracher les yeux. Version plus soft : je me mets à pleurer et envoie à Romain une phrase agressive en mode « revers- jeu-set-et-match ».

Comment maîtriser ce flot émotionnel qui monte ? Comment passer de la réaction à la réponse ? Je vous confie un secret qui est le plus précieux de l’intelligence émotionnelle… Le secret pour ne pas se laisser envahir par ses émotions est… de les accueillir.

 

Quoi ?! Dis donc, Boîte Crânienne, tu ne raconterais pas un peu n’importe quoi ??!!
Je peux maîtriser une émotion parce qu’elle est accueillie ?? Heu… tu m’expliques ??
Parce que, pour moi, c’est justement en la mettant de côté que j’aurais une chance de la maîtriser.

 

Ce mouvement peut paraître paradoxal : accueillir une émotion est le secret pour qu’elle ne nous envahisse pas. Et pourtant… c’est parce qu’on accepte quelque chose, qu’on peut agir sur cette chose. C’est parce que nous acceptons et accueillons nos émotions que nous pouvons en réguler l’expression et maîtriser les impulsions qu’elles engendrent.

Ce n’est pas (que) le doute qui nous permet de maîtriser nos émotions : le doute de savoir si Romain voulait vraiment nous blesser ou pas. C’est notre intelligence émotionnelle qui nous permet de maîtriser nos émotions. Maîtriser la colère et la tristesse que l’on ressent. Ne pas fondre en larmes ou déverser un flot d’insultes sur Romain.

Maîtriser ses émotions ne veut pas dire les garder pour soi non plus et les museler bien fermement. L’écueil de cette situation est de rester dans le silence et de ne rien faire de ce que l’on ressent : ne pas adresser la tristesse et la colère que l’on ressent.

Etape 3 de l’intelligence relationnelle : adresser ce que l’on ressent à l’autre pour qu’il prenne conscience des conséquences de son comportement / ses propos

Troisième intervention possible de la Reine des Neiges qui nous enferme dans une grotte de solitude, façon Yeti. Nous ressentons clairement une émotion que nous pouvons identifier. Mais… C’est là que ça coince : les mots restent coincés dans notre tête ou dans notre gorge. Nous ne pouvons pas ou nous ne voulons pas dire quelque chose de ce que nous ressentons à la personne qui est en face de nous et dont le comportement ou le propos ont provoqué notre état émotionnel. Volontairement… ou pas… hum….sciemment ou non… et ça, nous l’oublions parfois tellement nous sommes prisonniers de ce que nous ressentons. Dans notre grotte émotionnelle, nous entendons une voix siffler : « Il l’a fait exprès… il voulait te faire mal… comment pourrait-il en être autrement ?… il n’est pas stupide ! » Si nous sortions un peu la tête de notre grotte, on pourrait entendre une autre voix qui nous dirait : « Tu en es sûre, Mathilde ? Tu en es vraiment sûre ? Ça voudrait peut-être le coup de vérifier, non ?! »

Faire part de ses émotions a pour objectif de faire prendre conscience à l’autre des conséquences de ses mots ou de son comportement. Et accessoirement valider nos hypothèses (« Il voulait me faire de la peine » par exemple). Faire part de ses émotions suppose d’être conscient de ce que l’on ressent et d’être en mesure d’identifier ce ressenti. Faire part de ses émotions a UN OBJECTIF ! L’objectif = faire prendre conscience à l’autre de l’impact de son action et pouvoir échanger sur cette situation. Il n’est pas question de dire pour dire… On n’est pas chez le psy !

J’invite donc Mathilde à faire de sa colère et de sa tristesse à Romain. Sans l’accuser de quoique que soit, sans poser de jugement sur ses paroles, sans lui prêter des intentions que l’on ne peut qu’imaginer (« Il n’est vraiment pas sympa, ce Romain… il est même méchant et il profite de ma situation de faiblesse pour m’envoyer un reproche dans la figure… PAF ! Merci bien… »).

Nous travaillons sur une manière de dire : la Communication Non Violente. Un prochain post sera consacré à la Communication Non Violente, à Marshall Rosenberg et à Thomas d’Assembourg. Un peu de patience, les happy brainies !

Mathilde répète à Romain ce qu’il lui a dit (« Tu en fais trop et tu ferais bien de lever le pied »), lui fait part de ce qu’elle a observé (un débit très rapide, une voix sèche et un regard froid), lui dit ce qu’elle a ressenti à ce moment-là (« je me suis sentie agressée, dévalorisée et ça m’a rendu triste. Et en colère aussi ».

Grand silence dans l’équipe. Chut… Un ange passe… Celui de l’intelligence émotionnelle….

Etape 4 de l’intelligence relationnelle : être attentif à ce que l’on observe et comprendre les émotions de l’autre

Romain a les yeux écarquillés et secoue la tête. Il commence à respirer fortement. On peut faire l’hypothèse que c’est lui maintenant qui est en colère !

Invitons Mathilde à observer ce qui se passe pour qu’elle ne soit pas aveuglée par les mains glacées de la Reine des Neiges. Un des dangers de la banquise est que la Reine des Neiges nous rende aveugle à ce qui est train de se jouer : nous ne pouvons pas observer ce que nos propres mots ont pu générer chez l’autre, nous sommes à nouveau dans notre grotte émotionnelle en mode « J’ai dit ce que j’avais à dire. Et si il ne comprend pas, c’est son problème ! Moi, je n’y suis pour rien ! »

Mathilde a échappé aux mains glacées de la Reine des neiges et observe… elle perçoit aussi des signes extérieurs qui semblent être ceux de la colère : visage fermé, respiration rapide, mâchoires serrées et silence total.

C’est difficile pour Romain de partager ce qu’il ressent. Il est en effet très en colère. Pourquoi ??!! Parce que Mathilde a tout compris de travers !!!!!! Il s’inquiète pour elle : elle en fait trop. Il a envie de lui donner un conseil : « Lève le pied » ! Il veut faire profiter de son expérience à Mathilde : lui-même est passé par là et a frôlé le burn-out. Il est doublement en colère : 1- contre Mathilde parce qu’elle n’a rien compris 2-un peu contre lui-même aussi : s’il est honnête avec lui-même, il se rend compte que sa manière de dire les choses pouvait prêter à confusion et être mal interprétée.

QUOI ????? WTF !!!! Mais dis donc, Boîte Crânienne… je suis en train de me rendre compte qu’un malentendu peut vite dégénérer !!!! Et que Mathilde et Romain auraient pu être vraiment fâchés l’un contre l’autre. Que la situation aurait pu s’envenimer et perdurer. Tout ça pour un malentendu !!! A à cette vilaine Reine des Neiges !!! 

Etape 5 de l’intelligence relationnelle : s’ajuster à l’autre 

Mathilde déploie ses antennes émotionnelles et ses ailes d’empathie pour capter la situation et apprécier ce qui est en train d’animer Romain. Elle lui demande, avec une voix douce, s’il a compris ce qu’elle lui a dit. Romain secoue la tête pour dire OUI. Elle dit à Romain que son silence l’inquiète et qu’elle a peur de l’avoir froissé et de ne pas avoir été comprise. Elle se penche vers lui en le fixant d’un regard doux pour l’inviter à parler.

Faire part de ses émotions a aussi pour objectif de transformer une situation figée en un lien fluide et fertile entre deux personnes, de créer un échange et de construire une relation authentique et responsable. 

La Reine des Neiges est tapie dans un coin de la pièce et gèle le dialogue qui pourrait s’instaurer entre Mathilde et Romain. Un dialogue qui leur permettrait de se comprendre. Se comprendre ne veut pas dire être d’accord ! Se comprendre veut dire comprendre le point de vue de l’autre et lui donner tous les moyens de lui faire comprendre le nôtre.

Cet échange a eu lieu dans la cadre d’un travail en équipe et ma présence a permis de « détricoter » ce qui était en train de se jouer. De mettre des mots sur les intentions de Romain et sur le ressenti de Mathilde, de nouer un dialogue entre eux deux, de leur permettre d’expérimenter une autre manière de communiquer.

Etre en relation avec notre environnement revient à communiquer.  

Communiquer par les mots que nous choisissons, par notre manière de les dire, par notre posture… Travailler notre intelligence émotionnelle revient à mettre des mots sur ce que l’on ressent, mettre en mots cette émotion, choisir des mots pour adresser un message à autrui, entendre ses mots, savoir comprendre ces mots qui me sont étrangers… Mettre en mots la relation qui m’unit à l’autre. Mettre en mots comme on met en musique : choisir ses mots, choisir la manière de les dire, choisir le moment de les dire et choisir à qui les dire.

J’ai beaucoup travaillé avec des adultes sur le sujet : pour manager, pour travailler avec les membres de son équipe, pour s’adresser à un client, pour parler à sa hiérarchie…   Au delà des relations professionnelles, l’intelligence émotionnelle est un sésame pour les relations personnelles. L’intelligence relationnelle est un sésame précieux pour les relations humaines, quel qu’en soit le cadre.

Pourquoi attendre d’avoir 30 ou 40 ans pour travailler son intelligence relationnelle en suivant une formation sur le sujet ? Pourquoi attendre ??? Pourquoi ne pas développer cette intelligence chez les enfants et les ados ? Pourquoi ne pas les doter le plus tôt possible de ces outils relationnels pour qu’ils excellent dans l’art du contact humain et qu’ils soient épanouis dans des relations saines et authentiques ? Ce sujet me tient très à coeur et je vous en parlerai avant la fin de l’année. Une occasion de vous dévoiler mon projet secret 🙊

Mais pour l’heure… Pensez à Mathilde et à Romain… Ça vous rappelle une situation que vous avez pu vivre ? Ou que vous vivez de manière répétée ? La Reine des Neiges se mêle-t-elle de la situation parfois ?

Alors…. Libéréééés !!!! Délivrééééééés !!!!!!!! En activant l’intelligence relationnelle : le secret le moins connu mais le plus partagé dans le monde !