En 2018, respirez par le museau !

En 2018, respirez par le museau :

⭐ pour prendre du recul sur les situations stressantes
⭐ pour relativiser
⭐ pour choisir vos propres projets (et pas ceux qu’il faut-que je dois)
⭐ pour avancer en mini-mini-missions (je progresse petit pas par petit pas et… j’avance !!!!)
⭐ pour laisser passer les évènements fâcheux
⭐ pour cultiver les émotions positives
⭐ pour résister à la colère et à l’abattement
⭐ pour être bienveillant(e)… tout d’abord envers vous-même
⭐ pour vous arrêter sur ce moment présent
⭐ pour apprécier chaque petit bonheur
⭐ pour décrocher votre étoile !!

Puisse cette année, les Happy Brainies, vous être douce, heureuse et sereine !

Bonnes fêtes, mes Happy Brainies !

Mes chères et chers Happy Brainies, je vous souhaite de belles fêtes de fin d’année !

 

Voici la liste au Père Noël que je fais pour vous :
⭐ du kiff à l’état pur pour mettre de la joie dans votre coeur
⭐ de la douceur pour vous ressourcer
⭐ du repos pour recharger vos batteries
⭐ des moments de partage avec celles et ceux que vous aimez
⭐ des échanges avec les personnes qui vous font du bien
⭐ des bonnes choses à déguster pour vous donner le sourire 
⭐ des éclats de rire parce que c’est bon pour le moral
⭐ des paillettes pour que ce soit la fête !
⭐ de l’amour à donner et à recevoir (avec votre petit chat, ça marche aussi !)
⭐ un réveillon de Noël qui vous fasse plaisir et qui soit bon pour vous (surtout qui soit bon pour vous… et je ne parle pas d’estomac)
⭐ un réveillon du Jour de l’An qui soit le réveillon de vos rêves (que ce soit en mode fiesta jusqu’au bout de la nuit ou en mode pyjama pour 8 heures de séries sur Netflix)

 

Je vous remercie d’être là, mes Happy Brainies !
Pour cette année passée ensemble… vous savoir à mes côtés est le plus beau cadeau que le Père Noël pouvait m’apporter.

 

Je vous retrouve le 8 janvier avec plein d’étoiles dans les yeux pour une belle année à construire ensemble ! 🚀🚀⭐

La différence entre penser et méditer

Cet article est une traduction libre d’un post
écrit
 par Andy Puddicombe sur le blog de HeadSpace.
Avec leur aimable autorisation.

C’est donc lui qui s’exprime dans le « JE » de cet article.

 

Ça me surprend toujours que “méditer “ et “penser” soient souvent employés de manière interchangeable, alors qu’en fait ils désignent deux choses totalement différentes. Il y a plusieurs façons d’aborder la question mais celle qui résonne le plus, je trouve, est l’approche Zen Japonaise du “Grand Esprit, Petit Esprit”.

Le “Petit Esprit” désigne l’esprit pensant – notre esprit intellectuel, l’aspect de notre esprit qui nous est peut-être le plus familier. C’est l’aspect de notre esprit que nous utilisons tout au long de la journée pour vivre notre vie, penser les situations, les décisions, les projets ; c’est un aspect essentiel, nécessaire, et souvent très utile. De la même manière, comme vous l’avez pu le remarquer, c’est un aspect potentiellement problématique : occupé, distrait, épuisant et même parfois excessif.

Le “Grand Esprit”, d’un autre côté, fait référence à la qualité de conscience – l’aspect de notre esprit qui nous permet d’être conscients de nos pensées au moment où elles arrivent. Vous avez peut-être remarqué que, alors que nous méditons, nous avons la capacité de voir nos pensées, non seulement quand nous nous les repassons, mais également au moment même où elles apparaissent. C’est la conscience – c’est le “Grand Esprit” – qui crée vraiment de l’espace, nous donnant l’impression d’être plus tranquilles.

Par nature, cet aspect de notre conscience est dépourvue d’opinion, de croyance ou de jugement ; il est simplement le témoin de l’esprit tel qu’il est dans l’instant, qu’il y ait plein de pensées, peu de pensées ou pas de pensées du tout. Et parce qu’il observe plutôt que de prendre part, il nous donne l’impression d’avoir fait un pas en arrière et d’avoir pris de la distance, changeant notre perception de l’esprit.

Retournons à notre propos principal : quand nous méditons, nous ne sommes pas engagés dans un processus de pensée. Cela ne veut pas dire que notre esprit est vide – les pensées apparaitront toujours – mais nous ne cherchons pas à nous engager dans nos pensées. Nous entraînons notre esprit à ne plus courir après chaque pensée que nous aimons, et à ne pas résister à chaque pensée que nous n’aimons pas. Au lieu de ça, nous apprenons à nous familiariser avec une qualité de conscience.

Bien-sûr, même pendant la méditation, l’esprit va parfois vagabonder et être distrait, mais aussi longtemps que nous restons assis avec l’intention d’être simplement le témoin de notre esprit tel qu’il est – en identifiant quand l’esprit a dérivé, en laissant partir cette pensée et en focalisant à nouveau notre attention sur le point de concentration initial – alors nous pouvons appeler ça “méditer”, et non “penser”.

Peut-être que le moyen le plus facile de répondre à cette question se trouve dans l’expérience directe. Comment vous sentez-vous après une journée entière consacrée au “Petit Esprit”, passée en mode “penser” ? Ou comment vous sentez-vous en se réveillant le matin, quand notre esprit pensant a été actif toute la nuit ? A l’inverse, comment vous sentez-vous quand vous ouvrez les yeux après une méditation ? Comment vous sentez-vous quand vous lâchez vos pensées et vous perdez dans la nature ? On ne saurait comparer ce que l’on ressent quand on pense et ce que l’on ressent quand on médite.

Pour rappel et pour être très clair, ce n’est que penser est mal, ou que le “Petit Esprit” a moins de valeur. C’est simplement que lorsque l’esprit n’est pas entraîné, nous avons tendance à nous perdre dans le “Petit Esprit” et oublier que le “Grand Esprit” est là, tout le temps avec nous. Et alors nous sommes perdus dans les pensées, confus, distraits ou submergés. Mais en pratiquant la méditation – en entraînant le “Grand Esprit” – nous nous reconnectons à une qualité de conscience, à un sentiment d’espace et de clarté et à une autre manière de voir les choses qui change fondamentalement notre expérience de la vie.

 

Andy Puddicombe est un spécialiste de la méditation et de la pleine conscience. Présentateur et écrivain accompli, il est la voix de tout HeadSpace. Quand il avait une vingtaine d’années, à mi-chemin de l’obtention d’un diplôme universitaire en Sciences du Sport, Andy prit la décision inattendue de partir en Himalaya et d’étudier la méditation. Ce fut le début d’un voyage de 10 ans qui l’amena partout dans le monde et dont le point culminant fit son ordination comme moine bouddhiste tibétain dans le nord de l’Inde. Son retour à une vie laïque ne fut pas moins extraordinaire. Après une courte formation au Moscow State Circus, il rentra à Londres où il décrocha son diplôme en Arts du Cirque auprès du Conservatoire de Danse et de Théâtre tout en dessinant les premiers plans de ce qui deviendrait plus tard HeadSpace.

 

Credit Photo : HeadSpace
Want to read the post in English? Let’s do it! What is the difference between thinking and meditating?

 

Gaël Chatelain a changé ma vie

Gaël Chatelain a changé ma vie. J’ai réalisé avec Bob, le pire manager ever-all-over-the-world, que je me racontais des histoires depuis des mois… et que j’allais finir par exploser en vol (dis donc… Boîte Crânienne, on l’a pas déjà vécu, cette scène ?!) ou m’étioler comme une fleur fanée (et à mon âge, c’est moche !).

 

            POUR LIRE L’ARTICLE

 

En juin dernier, j’assiste à la MasterClass “Mon boss est nul mais je le soigne” : EN SAVOIR UN PEU PLUS…

Et je m’arrête sur le même sujet qui a retenu mon attention à la lecture du livre : le SNOOZE !

Le SNOOZE, c’est cette petite touche sur un réveil (ou tout ce qui fait office de réveil) pour grignoter 5 ou 10 minutes de rab ensommeillé.

 

 

 

J’ai bien conscience que cette stratégie, qui crie à la face de mon réveil : “Noooon…. Pas déjà !!!! Pas maintenant !!!!”, est un leurre cognitif de repos supplémentaire. Notre cerveau, à l’écoute du réveil, émet tous les signaux de réveil du corps… et de l’esprit ! Se rendormir pour 5-10 minutes n’apporte que confusion chimique et zapping physiologique. Nous sommes sur une alternance ON-OFF qui ne prolonge pas le repos et ne recharge nullement nos batteries. Ce serait même tout le contraire ! Et c’est bien dommage de commencer la journée comme ça !

Donc… oui, j’ai conscience que “neuroscientifiquement parlant”, la snoozeuse que je suis, commet une énooooooorme erreur. Seulement voilà… moi, depuis quelques mois… j’ai trop la fatigue, le matin ! Et je peine à me lever quand mon Iphone fait retentir un son de cloches pour me sortir du lit.

J’écoute attentivement Gaël Chatelain… “MOTIVATION”… se lever dare-dare, sans snoozer, serait le signe d’une motivation accrue pour aller faire ce qu’on a faire en cette nouvelle journée. Attendez un moment, M’sieur Chatelain… si je snooze, c’est que je n’ai pas envie de ce qui m’attend, c’est que mon programme de la journée ne me stimule pas assez pour un réveil MERINOS ??!!

Heu… je ne suis pas d’accord, moi ! Je m’insurge ! Boîte Crânienne, c’est mon choix ! Et je construis mes journées comme je veux. Alors autant vous dire que je kiffe grave mes journées de travail et leur contenu ! D’ailleurs, parfois je ne suis d’accord avec certains des concepts que vous défendez alors… pourquoi pas celui-ci ?

… … … J’écoute la suite… hum… hum…. …

Attendez… Attendez… le bougre ! Mais c’est qu’il aurait raison, M’sieur Chatelain ! On snooze quand on n’a pas envie de se lever. On ne snooze pas parce qu’on est fatigué(e). WTF !!!!

Non, non ! Je ne me suis pas laissée retournée comme une crêpe par l’effet Master Class. C’est mal me connaître ! J’ai des convictions, moi, Môssieur ! Non… c’est le foot qui m’a convaincue…

Gaël Chatelain imagine un dialogue avec Bob qui aime le snooze et n’en démord pas. Il lui demande s’il aime le foot. Bien-sûr que Bob aime le foot : c’est son côté “Droit au but” qui explique qu’il ne prend pas le temps de dire bonjour ou de sourire, qu’il a l’empathie d’un caterpillar et une qualité d’écoute proche de celle d’une boîte de conserve. Alors… Bob… “imagine que tu sois invité à prendre un petit déjeuner avec l’équipe de France à Clairefontaine, tu aimerais ?” Bob, il adorerait ! Et pour le coup, il serait capable de se lever à 6H45 et de ne pas snoozer ! Pourquoi ? Parce que “c’est pour un truc que j’adore” !

Un truc que j’adore… Un truc que j’adore… Holy Shit !!!!

Certes, je suis fatiguée depuis des mois mais ce n’est pas l’unique raison du snooze quotidien. Je suis fatiguée de ce que je fais. Et ce que je fais ne me donne plus envie de me lever le matin. Je l’ai compris en m’imaginant devoir me lever pour prendre l’avion pour Bali, pour animer une conférence devant 500 personnes, pour passer la journée avec une amie, pour tourner des videos, pour partir en bateau avec le Cap’tain, passer la journée à Lisbonne avec mon chéri, pour écrire.

Un point commun : LE PLAISIR !!!! Des synonymes de kif absolu qui me poussent hors du lit (avec le sourire en plus ! Si, si !)

C’est moi qui choisis de quoi est faite Boîte Crânienne. C’est moi qui choisis mes missions et mes clients. Un burn-out m’a permis de me concentrer sur CE QUE JE NE VOULAIS PAS/PLUS FAIRE. Bob me permet de me concentrer sur CE QUI ME FAIT KIFFER !!!!

C’est quoi, un kif ? Dis-y, Florence Servan-Schreiber !
« Kif, [kif] n.m :
 instant, situation, interaction, événement, perception ou émotion provoquant une sensation d’agrément, d’aise, d’amour, d’amusement, de bien-être, de bienfait, de chance, de création, de bonheur, de conscience, de complicité, de charme, de contentement, de délectation, de gourmandise, de distraction, de sens, de connexion, d’euphorie, d’expression, de fantaisie, de félicité, de grâce, de gaîté, de joie, de jouissance, de récréation, de satisfaction, de volupté pour lequel on éprouve de gratitude. »

Je ne peux plus continuer en trainant les pieds le lundi matin, en attendant les vacances trop rares et en serrant les dents parfois. Comment en suis-je arrivée là ?? Je me suis perdue ! En ce début d’année 2017, j’ai perdu l’antenne du bonheur ! Ou plutôt celle du bien-être au travail pour rendre hommage au créateur de Bob.

Je suis rentrée de vacances estivales et de très longues semaines de diète digitale avec un mot d’ordre pour les mois à venir : PLAISIR !!!!

J’ai conservé des missions qui sont rigoureusement les mêmes que celles qu’elles étaient quelques mois plus tôt. Et pourtant… elles sont totalement différentes ! Parce que je les VRAIMENT choisies. Je porte un regard bienveillant sur leur contenu et prend plaisir à les accomplir.

J’ai éliminé ce qui “devait être fait parce que c’est bien pour le business”. Et c’est toujours très bénéfique pour le business mais ça me “gave velu”, comme on dit chez moi ! Et moi, quand ça me “gave velu”, je ne suis pas au top de ma performance.

Je me concentre sur 2 projets qui me font grave kiffer !!!!! Qui me donnent le sourire, qui me rendent créative et pertinente et… qui me font me lever le matin ! (2 projets ? 2 projets de quoi ? Dis donc, Boîte Crânienne, t’as intérêt à nous en dire plus vite-vite-vite ! Oh, le pauvre teasing… )

Alors…
Merci Bob pour cet éclairage footbalistique qui a changé ma vie professionnelle.
Merci Monsieur Chatelain ! Vous ne le savez pas mais vous m’avez remis sur les voies : celles du plaisir au travail.

Stop au travail ! Oui au plaisir !

Stop au travail ! TRAVAIL : rien que le mot me donne déjà envie de faire autre chose. En 2017, je propose d’arrêter de travailler. Et d’inventer un nouveau mot pour réviser ses cours, rédiger une thèse, travailler sur un dossier ou rédiger une présentation. Un mot qui rime avec « plaisir ».

 

« Il faut que je mette au travail », « J’ai du boulot à faire », « Allez,  je vais bosser »… Ça pique un peu, non ? Pourquoi le mot « travail » me tend immédiatement ?

Peut-être parce que qu’étymologiquement, « travail » veut dire : « appareil formé de trois pieux, utilisé pour ferrer ou soigner les animaux ou comme instrument de torture pour punir les esclaves ».
Aïe… je comprends mieux pourquoi ça pique un peu tout de même ! « Tripalium »… Un mot dont les sonorités évoquent très facilement la torture et la souffrance.
Le travail désigne l’effort physique ou intellectuel qui doit être accompli pour faire quelque chose ou obtenir un résultat recherché. Effort… encore une notion judéo-chrétienne qui nous incite à trimer, à suer à grosses gouttes, à besogner et à peiner pour avoir « la satisfaction du travail accompli ». Ainsi, le travail se définit comme étant toute activité dont le produit a été obtenu par un effort ou sous la contrainte. STOP !

Pourquoi STOP ?! Parce que notre cerveau aime les émotions positives, la dopamine, le plaisir… le kiff, quoi ! « Un certain niveau d’émotions négatives perturbe, voire empêche, l’apprentissage » (OCDE, « Comprendre le cerveau, naissance d’une science de l’apprentissage », 2007). « Contrairement aux émotions désagréables dont l’effet est de réduire le champ d’action en focalisant l’individu sur la source de ses émotions, les émotions agréables semblent au contraire avoir un effet d’élargissement de la pensée et du comportement. Leur influence apparaît favorable, tant ur le bien-être que sur la performance » (« Neuro Learning, Les neurosciences au service de la formation », Dr Nadia Medjad, Philippe Gil et Philippe Lacroix, Eyrolles).

Pensons plaisir !!!! Et penser plaisir a un effet inattendu sur la procrastination : si vous avez suivi les articles sur le sujet (ICIICI, ICI , ICI et ICI !), vous aurez compris l’importance des émotions négatives dans le fait de procrastiner, émotions négatives engendrées par une tâche à réaliser (ou par la seule pensée de la réalisation de cette tâche).  

 

Rappel de la dimension anxiogène  : quand on procrastine et qu’on se réfugie dans
une activité plaisante plutôt que de travailler sur notre mémoire ou un cours à réviser, cela signifie
que la rédaction du mémoire ou le cours à réviser est un facteur de stress pour nous.
Pour 2 raisons possibles : soit l’activité nous stresse (on n’aime pas écrire, on se dit qu’on est nul en maths…),
soit l’enjeu est important (le mémoire va conditionner le passage dans la classe supérieure,
le prochain partiel est décisif dans la note globale).
Pour en savoir plus, lisez : « La procrastination est une drogue »

Dans les deux cas, la tâche devient un facteur de stress qui provoque une sensation physique désagréable.
Ou plutôt la seule pensée de cette tâche engendre le mal-être psychologique et physiologique afférent au stress.
Notre cerveau a alors tendance à vouloir « évacuer » cette source de stress et l’inconfort ressenti en
se concentrant sur une activité plaisante et agréable : surfer sur le net, faire une petite partie,
trier sa boîte mails, consulter son mur Facebook…. cette autre activité va immédiatement faire
« taire » le ressenti désagréable et nous nourrir de sensations de plaisir et de satisfaction.

 

Certes, l’effet positif est de courte durée et le plaisir ressenti est à court terme. Mais… notre cerveau est ainsi fait…

Alors ne donnons pas à notre cerveau de raison de procrastiner  ! Trouvons ou créons du plaisir dans chaque tâche à réaliser ! 

3 SOLUTIONS :

  • « Choisissez un travail que vous aimez et vous n’aurez pas à travailler un seul jour de votre vie« , dixit Confucius. Il est vrai que c’est l’idéal vers lequel nous tendons quand nous changeons de travail ou montons notre propre projet. Il est des personnes autour de moi pour qui cette citation est une réalité : ils vivent leur rêve professionnel dans l’entreprise qu’il ont créée. Et les tâches qui sont moins plaisantes, voire rébarbatives, deviennent si acceptables qu’elles se font oublier. Si vous n’êtes pas dans cette situation, je pense qu’il est important de conserver cette citation à l’esprit. Comme un guide vers de nouveaux projets, vers un nouveau poste, vers une nouvelle mission. C’est une citation que j’aime rappeler aux étudiants en recherche de la filière qu’ils vont suivre : il est essentiel de s’orienter vers une formation qui soit source de motivation et qui donne envie. Comment passer des heures à étudier dans d’autres circonstances ? Possible, me diriez-vous… Peut-être même parce que vous-même l’avez expérimenté. Certes… mais à quel prix ?! Une ré-orientation tardive et une nouvelle vie professionnelle décidée dans le meilleur des cas. Un B-O dans les pires…

 

Heu… Boîte Crânienne… Un B-O, c’est quoi ?
♥ C’est une trilogie de B-O en fait : Burn-Out (syndrome d’épuisement professionnel),
Bore-Out (syndrome lié à l’ennui et au manque de travail) ou
Brown-Out (syndrome lié à la perte de sens au travail)
Et en parlant de trilogie et si ce sujet t’intéresse,
va faire un tour du côté de EfferveScience où Sandra Boré infuse une mine d’informations pour
les diffuser sur ce site.

 

  • Trouvez un aspect plaisant de la tâche à réaliser ou inventez-le !!!! Quel que soit votre métier ou quelles que soient les études que vous fassiez, il est toujours une tâche que vous n’aimez pas ou que vous aimez moins que les autres : une partie de votre job, une matière à étudier…. Trouvons du plaisir dans cette tâche : trouvons quelque chose qui nous plait et qui nous donne envie. Un exemple ? Ne serait-ce que la mise en page d’un document : centrons-nous sur le plaisir d’agencer les mots, de donner une identité graphique à  l’ensemble, de choisir des icônes ou des photos pour l’illustrer… Faisons-nous plaisir dans la réalisation de cette tâche. Demandons-nous avant de commencer : qu’est-ce qui me plait le plus ?

 

Quoi ?! Mais Boîte Crânienne, il n’y a absolument RIEN qui me plaise dans la rédaction
de ce mémoire ou dans la préparation du support de la prochaine réunion. R-I-E-N !

♥ OK ! Opération Rescue et utilisation de l’outil secret de tout bon coach ou psy qui se respecte…
le conditionnel ! Vous n’y croyez pas ?
Essayez… « S’il devait exister une partie de cette tâche synonyme de plaisir, ce serait quoi ? »

♥ Oh my godness… ça marche !

 

En cas de situation désespérée, j’utilise une solution Brain Hacking dont je vous avais déjà parlé comme solution anti-procrastination : « Changez de décor pour arrêter de procrastiner« . Pour mes pairs entrepreneurs, la comptabilité est une vraie plaie ! Parlez-leur de tâches administratives, de tableaux Excel à remplir ou de factures à rassembler et… c’est le drame !!! C’est tout ce qu’ils détestent. Leur argument est pertinent : ce n’est pas leur coeur de métier et ils n’ont aucune plus-value à exécuter ce genre de missions. Vrai ! Seulement voilà… Quand je serai grande, j’aurai un assistant pour s’occuper de tout ça. Aujourd’hui, moi et mes pairs, nous devons « nous y coller ». Et moi… j’adore !

 

♥ Quoi ?! Mais Boîte Crânienne, tu tapes dans les boîtes !
(Note pour toi, lecteur : « Tu tapes dans les boîtes » = Magnifique 
expression du pays des gônes pour désigner une perte totale de ses capacités mentales ou un comportement totalement aberrant)
♥ Absolument pas, mon Happy Brainy préféré ! Je kiffe le dernier vendredi après-midi de
chaque mois consacré à la comptabilité et aux tâches administratives… Pourquoi ?
Parce que je trompe mon cerveau en m’installant sur mon canapé pour le faire avec une série sur un iPad.
C’est mon après-midi « off » ou « sweet landing » pour atterrir en douceur vers le week-end.
Je coche deux cases en procédant de cette manière : je fais et finis ma compta ET je prends du plaisir
à suivre une série du coin de l’oeil ou de l’oreille.

♥ Pffff…. alors là… je dois dire que c’est du grand n’importe quoi ! Toi qui nous parles de concentration
et d’attention portées à l’instant présent… on ne peut pas dire que cette méthode soit l’exemple même
d’un engagement total de toutes tes capacités mentales dans une tâche. Donc tu perds du temps parce que
tu n’es totalement concentrée et tu ne profites pas vraiment de cet après-midi en mode « Jean-Michel OFF à moitié »
♥ Tu sais que j’t’aime, toi ? Comme ça me fait plaisir de voir que tu suis tout ce que je dis….
Et tu as entièrement raison. L’idéal serait de faire ma compta vendredi matin (qui serait terminée
en moins de temps qu’un après-midi entier) et de profiter pleinement et totalement d’une demi-journée
de repos. Ça, c’est l’idéal ! Dans ma vie-à-moi, je suis souvent très prise la dernière semaine de chaque mois
et ne peux dégager une demi-journée de détente. Alors, j’ai recours à cette technique de changement de décor
(Pour te rafraîchir la mémoire : C’EST ICI !) pour m’atteler enfin à ma compta.
Parce que je suis comme tout le monde, moi : je préfère écrire des posts, suivre un MOOC, monter une vidéo
plutôt que faire mon compte de caisse !

 

  • Il n’y a pas d’espoir pour remplir le point N°1 et le point N°2 ?? … Pensez « récompense » et « célébration » pour avoir accompli cette tâche ! Quand nous nous devons de réaliser une mission qui ne nous fait aucunement envie et dont la seule évocation nous fait soupirer, une seule solution : se récompenser de l’avoir accomplie ! Ca tombe bien : notre cerveau carbure au circuit de la récompense ! Et il y a un effet inattendu dans cette fabrique de dopamine : « Les travaux neuro scientifiques ont montré que les récompenses espérées et les récompenses obtenues engagent les mêmes circuits cérébraux. Autrement dit, s’attendre à un plaisir (ce qu’on peut rapprocher de la notion de désir) procure du plaisir avant même de l’expérimenter. Dans les deux cas, le système de la récompense s’active et libère de la dopamine. »

 

♥ Je t’arrête tout de suite, Happy Brainy ! Avant même que tu y penses…
NON ! N’y pense même pas ! Il est HORS DE QUESTION de rouler ton cerveau dans la farine !
Lui faire croire que, s’il engage toutes ses facultés cognitives dans l’apprentissage d’un cours que
tu détestes ou dans la rédaction d’un rapport financier que tu hais, tu le récompenseras…
pour ne pas le récompenser « dans la vraie vie »… C’EST NON !  Notre cerveau apprend et apprend vite…
Si cette stratégie de « mistifrisage de cerveau » peut fonctionner une fois,
elle ne fonctionnera pas deux fois !

 

Les Happy Brainies, à la semaine prochaine ! J’ai du trav… j’ai des choses à faire et du plaisir qui m’attend ! C’est d’ailleurs mon unique résolution pour 2017 : avoir du plaisir dans tout ce que je fais et que j’entreprends  !

Entraîner l’Esprit Singe pour méditer

Méditer, c’est entraîner l’Esprit Singe. Dompter la part de notre esprit qui saute d’idée en idée, qui ne tient pas en place, qui s’accroche à une pensée comme un singe s’agrippe à une branche et qui est toujours en mouvement. Comment faire pour que ce Singe devienne sage et attentif ?

 

Quand on débute la méditation, on imagine parfois qu’il est question de faire le vide, de ne penser à rien et de ne rien ressentir. Pour Christophe André, la pleine conscience est la qualité de conscience qui émerge lorsqu’on tourne intentionnellement son esprit vers le moment présent. C’est l’attention portée à l’expérience vécue et éprouvée :
– sans filtre (on accepte ce qui vient)
– sans jugement (on ne décide pas si c’est bien ou mal, désirable ou non)
– sans attente (on ne cherche pas quelque chose de précis).

Nous avançons ainsi dans notre compréhension de la méditation : méditer, c’est donc être présent à ce qui est ici et maintenant.

Etre présent à ici et maintenant… être totalement engagé dans le moment présent… Ok… mais, moi, je suis assaillie par des pensées (la liste des courses au Monoprix, le prochain post à écrire, un mail à écrire…) ! C’est normal ? Et surtout, je fais quoi, moi, pour méditer ?

Mingyur Rinpoche, un maître et moine bouddhiste parle du Monkey Mind : l’Esprit Singe qui nous distrait en nous alimentant de pensées intruses et de sensations parasites.

Que faut-il faire ? Museler notre Esprit Singe ? Le combattre ? L’oublier ? Lui donner des bananes ?

Mingyur Rinpoche nous donne des clés dans cette vidéo :  avec humour et légèreté, il démystifie la méditation et nous explique comment apprivoiser l’Esprit Singe pour méditer n’importe où et n’importe quand. Même pour le temps d’une respiration !

La recette pour entrainer l’Esprit Singe à devenir calme et attentif :  l’occuper lui donnant une tâche à faire.
Monkey Mind Mission = être attentif à la respiration.

J’aime l’approche simple et rassurante de Mingyur Rinpoche :
– nous pouvons méditer quelques secondes, quelques minutes… le temps d’une respiration ou de deux respirations…
– nous pouvons méditer n’importe où : en réunion, le temps d’un café ou d’un thé..
– il est normal que des pensées arrivent en toile de fond : nous ne devons pas nous en soucier et rester concentrés sur notre souffle.

Je vous propose de regarder et d’écouter Mingyur Rinpoche dans cette courte vidéo. Je ne l’avais pas trouvée avec les sous-titres en français : je les ai ajoutés pour vous, les Happy Brainies !

Comme par magie, le Singe s’assagit pour devenir calme et attentif… Calme et attentif comme une Grenouille ! Et vous pouvez alors méditer n’importe où et n’importe quand !

Et les grenouilles,  c’est PAR ICI !

 

Donnons une chance à nos enfants…

… de devenir de meilleurs adultes que nous. Pas meilleurs en maths, en sport ou en Miles Air France. Meilleurs que nous en authenticité, en relation humaine et en bonheur. 

Je n’aime pas le terme mais il a le mérite d’être compris par tous : « développement personnel ». Sous ce terme, se cachent des trésors pour faire de nous des adultes responsables, authentiques, épanouis et heureux. Et moi, je me pose toujours cette question : pourquoi le développement personnel est-il uniquement destiné aux adultes ? Et ce, au travers de formations que notre entreprise nous paie ou que nous finançons par nous-mêmes, un peu sous le manteau, parce qu’il s’agit de ces fameuses sciences molles.

C’est comme ça que…. C’est comme ça qu’à 30 ans, nous découvrons comment développer notre confiance en nous et changeons notre manière de voir notre avenir professionnel. C’est comme ça qu’à 32 ans, nous découvrons l’écoute active et que nos relations avec les autres en sont transformées. C’est comme ça qu’à 35 ans, nous suivons une formation de Communication Non Violente et que nous révolutionnons nos rapports personnels et professionnels. C’est comme ça qu’à 39 ans, nous assistons à une conférence sur la méditation et que sa pratique fait reculer le burn-out qui nous guettait.  C’est comme ça qu’à 41 ans, nous continuons à lutter contre le stress qui nous ronge et comprenons enfin ce qui se joue pour nous et comment gagner en bien-être. C’est comme ça qu’à 43 ans, nous disons, pour la première fois, NON à une amie sans nous sentir coupable. C’est comme qu’à 45 ans, nous prenons soin de la seule personne dont nous ne nous étions jamais occupé : NOUS. C’est comme ça qu’à 46 ans, nous découvrons comment fonctionne notre attention et travaillons aujourd’hui totalement différemment. C’est comme ça qu’à 48 ans, nous posons nos limites face à l’autre tout en le prenant en compte. C’est comme ça qu’à 50 ans, nous comprenons enfin que les émotions sont des outils précieux de communication et pas des ennemis à combattre.

Et vous, les adultes ! Oui, vous !!! Ces mots évoquent-ils quelque chose pour vous ? Vous rappellent-ils un de ces moments où vous avez grandi d’un seul coup ? Un de ces moments où vous vous êtes dit « Mais oui… C’est ça… » avec un sourire presqu’étonné et en secouant la tête.

Savez-vous combien d’enfants ratent leurs études parce qu’ils ne se sentent pas à la hauteur ? Savez-vous combien d’ados sont au bord du burn-out parce qu’ils s’épuisent à travailler trop et mal ? Savez-vous combien de jeunes adultes sombrent dans une dépression lors de leur première prise de poste parce qu’ils découvrent qu’ils détestent ce métier ? Savez-vous combien d’ados sont en colère contre les autres dont ils se sentent toujours agressés ? Savez-vous combien d’enfants n’osent pas lever la main en classe alors qu’ils connaissent la réponse ? Savez-vous combien d’enfants ont appris que les émotions sont pour les faibles et qu’il faut jamais les montrer ?

Moi, je ne sais pas.

Je sais seulement que mon métier m’a permis d’accompagner des adultes qui ne se sentaient pas à la hauteur, des adultes qui ne savaient pas travailler efficacement et se tuaient en heures de labeur, des adultes qui n’avaient jamais osé dire qu’ils n’aimaient pas les études qu’ils faisaient et qui rêvaient en silence de faire un autre métier, des adultes qui ne savaient pas faire autrement qu’être agressifs avec les autres parce qu’ils avaient l’impression que les autres les attaquaient tout le temps, des adultes inventifs et fascinants que le manque de confiance en eux étouffait, des adultes « handicapés de la relation humaine » souffrant d’une profonde solitude alors qu’ils sont entourés de famille, d’amis et de collègues…

Alors moi, avec mes petits bras musclés et mon cerveau en ébullition, j’ai un rêve : donner une chance à nos enfants de devenir de meilleurs adultes que nous. Meilleurs en relations humaines, meilleurs en sérénité, meilleurs en bonheur. Et meilleurs en temps gagné !

J’ai envie de faire économiser aux enfants et aux ados du temps, de l’énergie et de la souffrance parfois.

Je ne détiens pas la vérité ou une recette miracle. J’ai envie de proposer des outils concrets pour muscler sa confiance en soi, pour penser par soi-même, pour être autonome dans sa manière de réfléchir, pour utiliser son cerveau au mieux, pour avoir des relations authentiques et saines avec les autres, pour développer sa bienveillance envers soi et envers les autres…

Comment faire que ce rêve prenne forme ? 

Certes, chez Boîte Crânienne, il y a des boîtes à outils présentés lors de conférences, d’ateliers ou d’accompagnements individuels. Les « conférences à la maison » présentent une boîte à outils aux parents et à leurs enfants, généralement des ados (collège, lycée). Les ateliers de travail en petits groupes visent les mêmes adolescents. Les accompagnements individuels sont destinés à la fois aux ados et aux jeunes adultes (études supérieures ou début de vie professionnelle). Et ma plus belle récompense est d’avoir donné envie à un de ces jeunes de tester un outil que je lui propose. Pas parce que je lui ai dit. Pas parce que c’est comme ça qu’il faut faire. Oh non !!!! Parce que sa curiosité a été aiguisée et qu’il a eu envie d’expérimenter quelque chose de nouveau.

J’ai envie d’aller un peu plus loin… To infinity and beyond !!!!!! 

Je vous parlais de mon projet secret…. Le voilà !

Un ensemble de livres pour enfants dont le but est d’expérimenter et de comprendre des concepts de l’intelligence émotionnelle au travers d’histoires dont ils sont les héros.

Je travaille sur le premier livre et vous en dévoile le contenu dans un prochain post 😊

Vous n’êtes pas convaincus ? Lisez : « Nous sommes des icebergs prisonniers de la Reine des Neiges ». La situation dont je parle dans ce post est une situation que je rencontre très souvent dans les accompagnements professionnels. Et elle me fait toujours le même effet : elle m’étonne et m’attriste. Elle m’étonne parce que j’ai toujours du mal à comprendre (et à me faire à cette idée de) la détresse relationnelle dans laquelle beaucoup de nous sommes. Elle m’attriste parce qu’elle cause tellement de malentendus, de relations biaisées et de souffrance.

Ce n’est pas moi qui le dis ! C’est l’adulte que nous sommes devenus au prix de tant de temps, tant de difficultés traversées et tant d’efforts déployés. C’est l’adulte qui dit : « Hé ! Ca ne vous dirait pas qu’on donne une chance à nos enfants d’aller un peu plus vite et un peu plus loin ? De devenir meilleurs que nous en authenticité, en relation humaine et en bonheur ? »

 

Crédit : superbe illustration imaginée et réalisée par Andry Rajoelina