EN 2019, PRENEZ SOIN DE VOTRE CERVEAU

Boîte Crânienne vous propose 7 règles d’or pour prendre soin de votre cerveau :

#1 BOUGER
#2 RESPIRER
#3 BIEN S’ALIMENTER
#4 ÊTRE EN RELATION
#5 APPRENDRE
#6 DORMIR
#7 POSITIVER 


Comment faire concrètement ? 

Vous me connaissez, les Happy Brainies !

Boîte Crânienne vous guide pour chacune de ces 7 invitations :

#1 BOUGER : 10 FAÇONS DE BOUGER AU BUREAU
#2 RESPIRER : POURQUOI TOUT LE MONDE NOUS DIT « DE PRENDRE UNE PROFONDE RESPIRATION » ?
#3 BIEN S’ALIMENTER : ET SI LE POKE BOWL ÉTAIT LE PLAT IDÉAL POUR LE CERVEAU ?


Belles vacances pour votre corps… et votre cerveau !!!!

Je vous souhaite de belles vacances, chers Happy Brainies ! Que vous partiez, que vous restiez, que vous soyez en vacances ou que vous soyez en activité.

Quoi ?! Mais qu’est-ce que tu racontes, Boîte Crânienne ?!
Tu nous souhaites de belles vacances qu’on soit en vacances ou pas ??! Tu es un peu fatiguée, non ??
Les vacances semblent tomber à pic pour toi !

Je sais bien ce que j’ai écrit ! Le mois d’août a des airs de vacances : il est propice à une sorte de ralentissement, il donne envie de travailler autrement, de prendre le temps et de boire des cafés frappés en terrasse ! Alors, je vous souhaite de profiter de ce temps hors du temps actif. De prendre le temps pour tout ce qui n’est jamais une priorité pendant les autres mois de l’année alors que c’est important pour vous. Que ce soit de flâner, de ranger, de préparer un projet, de se reposer, de lire, de peaufiner son objectif, de siroter un verre, de boucler l’écriture d’un livre, de regarder un film, de ne rien faire !

Haaa… c’est plus clair ! C’est exactement ce que je vais faire :
ranger mes placards, regarder l’intégrale de Games of Throne et retrouver des amis
pour des pique-nique tous les vendredis soirs.

Joli programme ! Alors… à toi et à vous tous, je vous souhaite un bel été : puisse-t-il vous apporter ce que vous n’avez jamais le temps de faire mais qui est important pour vous. Offrez-vous des moments qui vous rendent heureux ! C’est ce que je vais faire jusqu’au 3 septembre !

Quoi ???… en septembre ???

Et oui ! Parce que ces derniers mois ont été très remplis pour moi et que j’ai besoin de ces moments hors du temps et loin de tout. Notamment de Facebook, de LinkedIn, de ma boîte mail et de Boîte Crânienne tout simplement !

Peut-être que tu as beaucoup bossé ces derniers mois mais
autant dire que tu nous as un peu oubliés, nous, tes Happy Brainies !
On en parle des articles censés être hebdomadaires ?
Tu nous as d’ailleurs un peu fait le coup l’année dernière à la même période… 

Tu as raison… je m’étais mise OFF-OOO-AFK pendant l’été. Comme cette année ! Et avant ça, j’avais levé le pied et délaissé articles et publications. Comme cette année ! Je ne suis pas contente de cette situation mais je suis fière de moi.

Fière de toi ?? 

La GI que j’étais dans une vie antérieure aurait bien-sûr pu garder le rythme de publication des articles, poster plus souvent sur les réseaux sociaux, mis à jour ce site pour qui ne reflète plus ce que Boîte Crânienne propose… mais je suis à la lettre les 7 clés pour une vie heureuse ! Et je prends soin de mon unique outil de travail : moi !

Pas faux ! Surtout quand on a lu
ce qui t’a fait basculée du côté obscur du burn-out et les effets bien cognés de la chose !
Le site attendra et les articles aussi ! 

Il est important d’incarner ce que l’on prône ! Surtout dans mon coeur de métier. Tu sais ce que je vais faire pendant mes vacances d’ailleurs ?

Dis-y ! 

Je vais découvrir une nouvelle culture et un nouveau pays, je vais faire du yoga et méditer puis partager des moments avec des gens que j’aime. Tout ce qui est bon pour un être humain : de nouvelles expériences, des apprentissages, des relations, de l’activité physique et du bonheur ! Je vais donc prendre soin de mon corps et de mon cerveau !
Et vous, chers Happy Brainies, qu’allez-vous faire pour votre corps et votre cerveau ?

Après un burn-out : mes 7 clés pour une vie heureuse

Le burn-out touche AUSSI les entrepreneurs. Moi, j’en ai fermé ma première boîte. Comme dans toute expérience, j’ai voulu en tirer des leçons et apprendre de mes erreurs. Notamment parce j’ai récidivé : j’ai créé une nouvelle boîte ! PARTIE 3 : QUELS APPRENTISSAGES  ?

 

Si vous regardez le nom de domaine « mafuckinentreprise« , vous constaterez qu’il est déjà pris. Ce nom de domaine m’appartient. Pourquoi ? Parce que je pourrais écrire un blog sur TOUT CE QU’IL NE FAUT PAS FAIRE quand on monte une boîte. Je pense que j’ai à peu près tout cocher lorsque j’ai créé Mikado & Co. Que j’ai fermé après 18 mois d’existence au moment même où arrivaient ce que j’attendais depuis sa création : les appels entrants (Vous avez trouvé mon offre de team building sur internet ?? Comme ça ? Sans me connaître ? Whaaaaa !!!!!!), les propositions de partenariats (J’attendais ça depuis des mois : co-créer des offres d’accompagnement avec d’autres cabinets) et des demandes de clients pour de nouvelles missions (Hum… Ça vous a plu ? Vous en demandez encore ??). J’ai fermé Mikado & Co en septembre 2013. Raison : burn-out.

Un échec professionnel, certes. Mais quelle leçon… tant professionnelle que personnelle. Pas au sens punitif du terme. Au sens « apprentissage » : j’ai tellement appris sur moi, sur mes limites, sur ce qui était important pour moi et sur ce qu’il était bon de mettre en place pour une deuxième aventure entrepreunariale. Début 2016, je récidivais en créant Boîte Crânienne.

 

C’EST PARTI POUR LES 7 APPRENTISSAGES (ou les clés pour une vie d’entrepreneuse heureuse) !

 

APPRENTISSAGE 1 : JE SUIS AGILE

Fini, la jolie boutique où tout est prêt, complet et parfait ! Je me suis rappelé ma-vie-d’avant : la gestion de projets. Et qu’est-ce qui est en vogue dans la gestion de projets au XXIème siècle ? La méthode agile ! Alors… il va falloir s’assouplir, bondir de clients en clients, sauter de missions en missions, rebondir d’un projet sur un autre. Haro sur le perfectionnisme ! Je décide d’avancer petit à petit. Et surtout en relation avec mes clients.

Je débute Boîte Crânienne avec des « conférences à la maison » : des présentations de 2 heures devant des élèves et leurs parents. J’ai en tête des ateliers en petits groupes mais je reste humble et à l’écoute : oui, ça serait pertinent pour les élèves de travailler en plus petits groupes MAIS je suis en prise avec leurs parents pour comprendre leurs besoins et leurs attentes. Une des valeurs de la méthode Agile : « collaboration avec le client » !  ET le satisfaire en priorité. Alors je m’adapte et réfléchis à apporter une solution au regard de mes compétences et de mes acquis. Ma limite ? Celle de ne pas savoir : j’oriente vers un(e) pair qui maîtrise cette question (TDAH, graphothérapie…).

Non seulement je construis mes offres en prise direct avec les clients que je rencontre, mais ces offres prennent vie comme des poupées gigognes : elles évoluent, elles se transforment, elles répondent aux stimuli de mes clients. Un des principes de la méthode Agile ! Livrer le plus souvent possible des versions opérationnelles.

Ma première participation au forum de ELLE Active me donne une autre opportunité en avril 2016, les interventions en entreprise s’enchaînent, une mission d’accompagnement de toutes les équipes éducatives d’un Foyer d’Accueil Médicalisé s’offre à moi… sous le regard bienveillant de mon mentor et maître (j’adore écrire ce mot !) : le Docteur Nadia Medjad. C’est auprès de cette spécialiste des neurosciences appliquées à l’apprentissage que j’ai eu la chance de me former. Nadia veille sur moi et me met le pied à l’étrier de bien des missions… ma fée bleue ! (vous verrez : j’ai 2 fées sur mon berceau professionnel !)

Je construis Boîte Crânienne comme une start-up qui se respecte : petit à petit ! Et non pas comme une boutique à l’ancienne avec tous les rayons achalandés et un agencement presqu’immuable. Je ne m’épuise plus à construire en masse et à produire sans cesse : une méthode énergivore, chronophage, peu productive et déprimante (tout ça pour… ça ???? WTF !!!)

Aujourd’hui, je gagne en énergie et surtout en efficacité. Boite Crânienne avait une cible très étudiante à sa création (« pour réussir des études heureuses »). Puis j’ai repris les missions en entreprise avec ce nouveau positionnement et ces nouvelles connaissances (« pour une vie professionnelle ou étudiante heureuse »). Aujourd’hui, je souhaite axer mon activité sur l’entreprise principalement. Mon objectif en avril 2018 : modifier le site en conséquence, mettre en avant la conférence-spectacle, cibler plus directement et plus lisiblement les entreprises. Parce que… oui… quand on regarde ce site ou mon profil LinkedIn, si vous ne me connaissez pas ou si vous n’avez jamais travaillé avec moi, vous NE SAVEZ PAS que j’interviens essentiellement en entreprise. Alors je vais modifier ma présentation avec agilité et adaptabilité !

 

APPRENTISSAGE 2 : JE NE SUIS PLUS SEULE

Ne t’emballe pas, Happy Brainy ! Je suis un ours solitaire. Je ne suis pas devenue une aficionada des soirées réseaux ou autres rassemblements interactifs. Je suis cependant plus en contact avec mes pairs. Et pas seulement ! Je travaille aussi avec d’autres indépendant(e)s qui ne font pas le même métier : webmaster, graphiste… Parce que ça me permet de ne pas être seule tout le temps !  Travailler en contact avec d’autres indépendants me donne l’occasion d’échanger sur ce statut d’indépendant, d’échanger quelques mots sur le café que l’on savoure ou le week-end à Copenhague, d’échanger aussi sur un projet qu’on est en train de faire. Ce dernier point est extrêmement précieux : avoir un regard extérieur sur une mission qu’on est en train de réaliser. Avoir une respiration d’un tiers pour avoir un autre point de vue (au sens littéral comme au figuré), pour créer un espace de parole et d’échange. Ne plus être seule. Être entourée.

Je me suis inscrite à une formation d’infopreneur, formation que je n’ai pas suivie mais qui m’a permise de rencontrer ma fée verte : Sandra Boré de EfferveScience. Je l’ai suivie dans des évènements, elle qui est si active dans ce genre d’interactions ! Grâce à elle, j’ai fait la connaissance d’Alexandra Vassilacos, ancienne chasseuse de tête qui vous accompagne aujourd’hui pour décrocher le job idéal,  Sébastien Lim avec qui Alexandra s’est associée dans Co-Wanted 2.0, Marina Bourgeois, Catherine Borie, Selma Païva auteure de « Internet est une table pour deux »….Fidèle à la méthode Agile, je privilégie individus et interactions !

Idem pour mes clients : je vais au contact comme y disent au rugby ! Je privilégie le plus possible les conversations en face à face. Je suis devenue adepte des petits-déjeuners business ! Petits déjeuners que je partage avec discernement et attention : je choisis qui et quand (je développe les QUI et QUAND un peu plus loin). Je ne cède pas à une frénésie de relations sociales et professionnelles : ce que j’avais beaucoup pratiqué avec Mikado & Co. Mon agenda était alors empli de petits-déjeuners, de déjeuners et de cafés à partager avec des pairs, des clients, des potentiels futurs clients, des professionnels d’une profession (on ne sait jamais… le business, ça tient à peu de choses !), des anciens collègues… Bref, un temps passé à beaucoup échanger pour un résultat épuisant et peu fertile. Je me concentre donc sur l’essentiel : QUI et QUAND.

Je retrouve avec un vrai plaisir la table de ma cuisine ! Parce qu’elle et moi ne sommes pas toujours collées l’un à l’autre, nos retrouvailles sont une fête ! Je chéris les après-midis où je travaille seule sur cette amie de bois à 4 pattes. Quand je « sens » qu’il est temps de renouer avec mes congénères, je descends travailler dans le café en bas de chez moi. J’ai découvert depuis peu les espaces de co-working et notamment le génial AntiCafé (il y en a même à Lyon, mes chers gônes !). Je ne prendrai pas le métro pour m’y rendre mais j’apprécie d’y finir une journée commencée par un cours donné à 9H  à La Défense ou d’y travailler entre 2 rendez-vous donnés dans le quartier du Louvre.

 

APPRENTISSAGE 3 : JE SUIS À L’ÉCOUTE DES SIGNES

Dès que je frôle la surchauffe, je NE PEUX PLUS l’ignorer. Pourquoi ? Parce des signes me sont envoyés. Oui, oui, Happy Brainy ! Pas des signes de l’au-delà ! Des signes de moi à moi. Dès que je charge trop la mule professionnelle, je suis alertée par 2 sortes de signes : des signes physiques et des signes émotionnels.

Signes physiques : tachycardie de foliiiiie !!!! Moi, je ne suis pas du tout, mais alors pas du tout, hypocondriaque. Cependant, la première fois où j’ai ressenti ce symptôme, la manifestation était tellement violente que j’ai appelé mon amie Nadia (le Dr Nadia Medjad) pour savoir si je devais appeler les pompiers ! Si ce n’est pas grave, c’est impressionnant : imaginez qu’on vous étrangle et que votre coeur rate un battement de temps en temps. Yummy ! Cette petite sensation qu’un main invisible vous serre-le-kiki et que votre coeur essaie de protester ! Impressionnant… et très utile ! J’ai attaqué 2017 avec un programme raisonnable et tout à fait réalisable dans des conditions optimales de bien-être. Et en février… tout s’est emballé ! Mon amie Li-Cam et moi avons décidé de créer lab21, un laboratoire de bonheur sous forme de mini-formations en ligne : lancement du site et du e-shop en moins de 3 mois. J’ai eu l’opportunité et la chance de devenir la coach de la piscine de la Web@cadémie : 3 jours très remplis par semaine pendant 3 semaines. Et j’ai enchaîné les évènements : ateliers de consoeurs, conférences de confrères, soirées networking (oui… je n’avais pas encore trouvé mon rythme de croisière de l’ours solitaire qui va dans le monde !). Je découvre la puissance de FaceBook et de LinkedIn : je publie, je relaye, je partage…  (pour lab21, je publie un post par jour pendant un mois). Sur ces entrefaites professionnelles, v’là t’y pas que des réjouissances amicales se sont greffées : dîners, spectacles… Hum… un peu trop, non ?? Je te le confirme, Happy Brainy. Carrément trop ! En plus de mon coeur qui rate un battement sur 10, je développe un autre symptôme. Plus latent, plus lancinant (dis donc… mais ça ne me rappellerait pas quelque chose ??!!) dont les examens se révèlent négatifs (heu… je veux bien, moi… mais ça existe pour-de-vrai ! On fat quoi alors ? On fait… rien ??).

Signes émotionnels : si les signes physiques sont nouveaux pour moi (un coeur n’est pas un métronome !), je reconnais les signes émotionnels que je connais. Quand je suis triste, c’est que ça craint velu ! Et qu’il faut opérer un changement : ralentir, supprimer une activité, changer mon programme.

Je prends alors un engagement envers moi-même : contrairement à la période « burn-out », j’ai bien conscience d’avoir un peu dépassé les limites (ou bien chargé la mule). Je m’engage à faire un break TO-TAL cet été. Et en août 2017, je fais effectivement un break total : loin, sans FaceBook, sans LinkedIn, sans mail. Je supprime même les applications de mon téléphone pour éviter la tentation (et délivre-nous-du-mal) et respecter mon temps OFF-OOO-AFK (Off, Out Of Order, Away From Keyboad) : LIRE L’ARTICLE.

Alors… vous me direz… elle est bien gentille, Boîte Crânienne ! Quand on est au bout du rouleau, on est bien contente de savoir qu’on va être en vacances dans 2 mois ??!! Et bien carrément, en fait ! Parce que ça m’a permise de tenir la distance à 2 titres :
1- je savais que cette période avait eu un début et allait AVOIR UNE FIN !
2- je savais que cette période m’avait appris la règle N°4

 

APPRENTISSAGE 4 : JE RESPECTE MES (NOUVELLES) LIMITES

Les 6 premiers mois de 2017 m’ont appris que mes limites n’étaient plus les mêmes qu’avant. Quand on a fait un burn-out, il est une réalité immuable : nos limites sont différentes. Le seuil de tolérance (à la pression, à la charge de travail, à l’enchainement des missions…) est plus bas : notre résistance au stress est amoindrie. Et puis c’est tout !

Les 6 premiers mois de 2017 ne ressemblaient en rien à ma vie d’avant pourtant ! Avec Mikado & Co, j’en faisais bien plus ! Et bien justement… ÇA, C’ÉTAIT AVANT ! Ce premier semestre m’apprend à travailler différemment. Beaucoup de personnes qui ont fait un burn-out parlent de la difficulté d’accepter ce nouvel état de fait : la fatigue qui arrive plus vite, les manifestations du stress qui sont plus imminentes… La difficulté d’accepter. Accepter qu’on est différent. ET c’est plutôt une bonne nouvelle si on y réfléchit logiquement ! C’est notre manière de fonctionner d’avant qui nous a amené(e)s au burn-out. ET si, comme moi, on est un peu dur du neurone (et de la feuille !), notre corps se charge vite de nous rappeler cet état de causalité.

Alors, j’ai pris de nouvelles habitudes. Je me suis adaptée. J’ai effectué des ajustements créateurs en Gestaltiste que je suis !  Je me concentre donc sur l’essentiel : QUAND. Je ne mets jamais plusieurs missions importantes dans une même semaine (dans la mesure du possible de mes clients). Je garde une journée par semaine pour travailler sur la table de ma cuisine. Je dispose de mon emploi du temps pour me donner le plus de confort et de plaisir possible. Revenons sur « dans la mesure du possible de mes clients » : parfois, si c’est un allégement du calendrier est impossible pour mon client, je vais proposer une alternative (un programme un peu différent qui économise mon temps et mon énergie). Et si je décide (et non : « je dois » !) honorer plusieurs missions importantes dans un délai rapproché,  je prévois un jour OFF ensuite pour me récompenser et récupérer.

Pour la G.I. que j’étais dans une vie antérieure, ça pique un peu… mais c’est comme ça. Et ça, c’est à accepter (ÇA, c’est la nouvelle situation ! Pas le clown qui fait grave flipper ! Ok… je sors…).

 

APPRENTISSAGE  5 : JE DÉPLOIE MES ANTENNES 

Vaderetro, les personnes toxiques ! Parce dans le secteur du développement personnel et de l’accompagnement (coaching et formation), ça existe ! Moi, naïvement, je pensais que les professionnels de cette profession incarnaient les valeurs qu’ils prônaient dans l’exercice de leurs fonctions : l’écoute, l’ouverture d’esprit, le jugement suspendu, la bienveillance, le respect… QUE NENI !!!!! Au début, j’étais très étonnée de ce constat… Puis, je me suis dit que les relations hiérarchiques pervertissaient peut-être la qualité relationnelle et reproduisaient une maltraitance que ces professionnels avaient appris ou subi dans leur vie d’avant (la plupart des consultants, coachs et autres mentors viennent souvent du monde du salariat).

J’ai rencontré Patriiiiiiiick ! Un homme extra-ordinaire pour qui j’ai travaillé ! Un professionnel remarquable, d’une grande intelligence et d’une pertinence pétillante. Et surtout un homme qui incarnait pleinement les fameuses valeurs de ce métier : l’écoute, l’ouverture d’esprit, le jugement suspendu, la bienveillance, le respect… Whaaaaa….. Ça existe ! Et bien autour de moi, je ne veux que des personnes « bien cablées ». Dans mon entourage professionnel, je veille à avoir des personnes qui sont BONNES pour moi. Des relations qui sont BONNES pour moi.

J’ai développé mes antennes : je SAIS tout de suite si la relation sera nourrissante et bienfaisante pour moi. Je sais. Pas « je sens ». C’est une espèce de connaissance immédiate et holistique de la situation. Aurais-je développé mon Innsaei, ce concept islandais qui décrit notre monde intérieur d’où naissent entre autres l’empathie et l’intuition ? Tu veux en savoir plus Happy Brainy ? Je t’invite à regarder ce documentaire dans lequel d’éminents penseurs et spiritualistes débattent du concept islandais de l' »innsæi »: ICI.

 

Note pour plus tard 
C’est tout le paradoxe de l’importance accordée à ces valeurs finalement :
quand on recherche l’écoute, l’ouverture d’esprit, le jugement suspendu, la bienveillance, le respect…
on en devient exigeant, élitiste et parfois intolérant… 

 

APPRENTISSAGE 6 : C’EST MOI QUI CHOISIS 

Je me concentre donc sur l’essentiel : QUI.  Je choisis avec une extrême attention les personnes avec qui je travaille et pour qui je travaille. Je choisis mes partenaires et mes clients. Alors… oui… je lis dans ta tête, Happy Brainy, ça fait du tri ! Et une fois de plus, tu as raison ! Ça fait moins d’associations et moins de clients et moins de missions.

Ma réponse en 2 bandes :

1- Je crois en la physique depuis ma terminale C (LA terminale scientifique du siècle dernier !) : les mêmes causes produisent les mêmes effets. Travailler pour/avec des personnes toxiques (ou des personnes avec qui la relation est toxique) est un inconfort et une tension qui amènent peu à peu à un climat délétère et propice à un burn-out. Je t’entends, Happy Brainy ! « Propice au burn-out »… et non « un climat entrainant forcément un burn-out ». Et tu auras raison (encore une fois), Happy Brainy ! Des relations délétères sont un facteur potentiel du burn-out. Sans aller jusqu’au burn-out, ce genre de relations n’est pas le terreau du bien-être et du plaisir. Et moi, je veux du kif !!!!!

Je me fous de collaborer avec celui ou celle qui pourra m’apporter de la notoriété, je me fous de travailler pour un client qui m’ouvrira des portes. Si c’est le cas, c’est un cadeau-bonus. Je ne le ferai pas à tout prix. Et surtout pas au prix du plaisir et du confort que je recherche dans mon travail.

2- Moins de clients, d’associations et moins de missions = moins d’argent ! Je gagne moins mais je gagne en qualité de vie. Tu sais quoi, Happy Brainy ? Quand tu vis pendant un an sur ton PEL, tu revois tes priorités ! Et finalement, je me suis concentrée sur l’essentiel. Pas l’essentiel vital parce que j’ai la chance d’avoir de quoi me loger et me nourrir. L’essentiel heureux : ce qui est important pour moi. Et encore une fois, de cette manière, je mets le bonheur au centre de ma vie professionnelle.

Le plaisir est au centre de mon activité : il est toujours présent. Même quand une mission ne me fait pas kiffer, je trouve quelque chose en elle qui sera/pourra être source de plaisir.  Cette année, j’ai crée une conférence-spectacle avec un comédien : ce projet me fait vibrer ! C’est LE projet qui est au coeur de cette année. Parce que c’est celui qui me procure le plus de plaisir, de bien-être et de bonheur : dans sa création et dans son animation.

 

APPRENTISSAGE 7 : J’ÉQUILIBRE PERSO-PRO

Je suis plus attentive à respecter les temps « persos » : les week-ends et les soirées. Je n’ai aucun mal à ne pas travailler en vacances et en mini-breaks (des week-ends en dehors de Paris). Ma difficulté : les week-ends et les soirées au cours desquels il ne se passe rien d’extra-ordinaire ! D’où ma grande vigilance ! Il peut m’arriver de travailler le week-end pour 2 raisons : soit parce que je suis partie en mini-break la semaine précédente (et je rattrape ce qui était un week-end anticipé), soit parce que j’ai envie de passer 3 heures sur un projet qui m’éclate (et pas parce qu’il faut ou parce que je veux m’avancer). Un projet qui m’éclate comme m’éclaterait de faire des pompons (oui, c’est mon truc !). 2 conditions : seulement pour 3 heures et lors de week-ends super cocooning (où j’ai une super dose des 3R : se Reposer-se Ressourcer-se Réjouir).

Je suis attentive à garder des plages de repos et lutte avec ce fuc%*ng sentiment de culpabilité quand je finis par faire une sieste après avoir piqué du museau pendant 30 minutes sur mon ordi. C’est ça aussi, les nouvelles limites ! La nouveauté vient avec l’aménagement des plages de repos : aujourd’hui, je suis fatiguée. Et si je veux profiter pleinement du kif absolu qu’est pour moi l’animation d’une conférence, je dois être en forme donc re-po-sée. C’est l’entrainement que je dois suivre : me reposer avant ! Pour l’ancienne G.I. (dans une vie antérieure !) que je suis, ça pique un peu. Mais c’est comme ça. C’est une réalité que je dois accepter et avec laquelle je dois composer. Pour mon bien-être et…  ma performance ! Parce qu’animer une conférence en étant fatiguée, c’est cramer beaucoup de ressources pour un plaisir très moyen et une performance diminuée.

Enfin, je me récompense : à chaque mission qui m’a coûté un peu plus que les autres (en temps, en énergie…), je me récompense. Par un café en terrasse avec un magazine, par mon déjeuner préféré, par un verre partagé avec un ami, par une promenade avec mon amoureux. Je me récompense et me félicite. Quand une mission ne me fait pas kiffer, je trouve quelque chose en elle qui sera source de plaisir : ne serait-ce que par cette récompense que je m’accorde.

 

Ces 7 clés sont précieuses pour moi. J’en ajuste les applications à intervalles réguliers : je modifie mon comportement, je change mes habitudes, je m’adapte. Ces 7 apprentissages sont le gardien de la bonne santé : la mienne et celle de mon entreprise. Lors de mon témoignage pour  Oser Rêver Sa Carrière en février 2018, une toute petite phrase en apparence sans importance a été prononcée par une des participante : Cécile Tardy. Si toi aussi Happy Brainy, tu culpabilises parfois en travaillant moins, en faisant une sieste, en allant au yoga, en déjeuner looooooonguement avec un ami, en allant te faire masser, en décalant une mission…. garde la phrase de Cécile en tête : « Je suis mon outil de travail et mon unique ressource ». PRENDRE SOIN DE SOI, C’EST PRENDRE SOIN DE SA BOÎTE.

 

À LIRE :
PARTIE 1 : LES 7 FACTEURS
PARTIE 2 : LES 7 CONSÉQUENCES

Les conséquences du burn-out d’une entrepreneuse

Comment ça se passe quand on est entrepreneur et qu’on est sujet au burn-out ? Je peux seulement et simplement témoigner de ma propre expérience. Moi, Ka di F., 48 ans, entrepreneuse, burnoutée. Après les causes, passons aux effets…  PARTIE 2 : LES CONSÉQUENCES 

 

Vous avez envie de savoir comment on peut en arriver là ? Comment on en arrive à fermer sa boîte après 2 ans et demi d’existence  ? Au moment même où arrivent ce que l’on attend depuis sa création : les appels entrants , les propositions de partenariats et les demandes de clients pour de nouvelles missions ? Raison : burn-out. ET plus précisément 7 facteurs qui m’ont conduite au burn-out : A LIRE ICI.

 

 CONCRÈTEMENT… COMMENT ÇA SE PASSE ??  C’EST PARTI POUR LES 7 CONSÉQUENCES d’un burn-out !

 

CONSÉQUENCE 1 : JE SUIS UN LAPIN DANS LES PHARES

Souvenez-vous…  j’aime les challenges et les défis et ça tombe plutôt bien : monter sa boîte dans un domaine totalement nouveau est une source intarissable de challenges ! Mais point trop n’en faut ! Depuis la création de Mikado & Co, je suis toujours en zone de turbulences. Une zone très énergivore : il convient de puiser sans cesse dans ses ressources pour faire face à des contraintes très exigeantes de son environnement. Et j’en crame de l’énergie et des neurones  ! Je suis en situation de stress permanent et mon mode de réaction est celui « lapin dans les phares ».

Vous suivez Boîte Crânienne ? Alors vous connaissez FFF ? FFF comme
les 3 modes de réaction à un facteur de stress :

– FIGHT : vous êtes dans une dynamique de combat et vous réagissez de
manière agressive face au facteur de stress ou à l’agresseur. En l’espèce, vous seriez  donc du genre
à hurler contre votre interlocuteur pour décharger votre colère, voire à tenir des propos véhéments
et faire preuve d’une certaine violence (verbale ou… physique ??!). Vous pouvez même ne pas vous reconnaître
dans cet épisode de Hulk : normal, vous avez peur et vous luttez pour votre survie !
Vous êtes de la famille de 
Monsieur Hulk !
– FREEZE : vous êtes en mode « lapin-dans-les-phares », paralysé/e face à l’agresseur.
En l’espèce, vous n’arrivez plus à réfléchir : cette impression de neurones gelés vous prive de votre capacité
de poser des questions sur l’acte ou même de comprendre ce que l’on vous explique. Vous regardez
votre interlocuteur sans pouvoir répondre : vous êtes muré(e) dans une camisole de silence.
Vous êtes de la famille de Monsieur Rabbit.

– FLEE : vous vous dites que votre seule chance de vous en sortir, c’est la fuite ! En l’espèce, vous vous
entendez dire à votre interlocuteur : « Heu… on va remettre ça à plus tard… oh désolé/e, j’ai complètement
oublié, il faut que j’y aille.. un rendez-vous important que j’ai complètement oublié ! ». Si vous ne pouvez pas
vous enfuir physiquement et devez participer à cette conservation que vous ne voulez pas avoir, vous allez
vous échapper intérieurement et faire le vide dans votre tête. « M’en fous… je ne suis pas là ! ». Vous êtes absent(e)…
Vu de l’extérieur, on pourrait vous confondre avec Monsieur Rabbit : vous n’êtes plus dans l’échange et
avez coupé 
l’interaction. Le processus est cependant différent :
vous faites partie de la Famille des Anémones

Moi, je n’ai plus de cerveau ! Au bout de 18 mois, j’accuse le coup de cette marche forcée et d’un mode de fonctionnement en flux tendu. Je n’arrive plus à réfléchir et à avoir des idées innovantes, originales et pertinentes. Je regarde les documents que j’ai écrits quelques mois plus tôt avec une espèce d’admiration étonnée : « Whaaa… mais comment ça claque ! Heu… c’est moi qui ai écrit ça ??? ». Peut-être connaissez-vous cette sensation ? Celle de se sentir incapable de mener à bien des tâches habituelles. Même les activités simples et faciles me semblaient insurmontables. Alors vous imaginez bien qu’imaginer un fil conducteur original ou un parti pris novateur… pfff… Forget about it!

 

CONSÉQUENCE 2 : J’AI TROP LA FATIGUE… 

Je dépense beaucoup d’énergie pour honorer les missions. Le tout dans un état de sidération en mode « lapin dans les phares ». Quelle énergie dépensée… Alors RE-POS ! Le week-end, il faut dormir un peu plus, faire des ch’tites siestes, se changer les idées en faisant des activités sympas, voir ses amis pour se changer les idées…. Heu… d’accord… mais moi, j’ai trop la fatigue ! Et même si je dors, si je prends un vrai week-end, si je fais un mini-break… je suis toujours aussi fatiguée ! Je n’arrête pas de penser et de répéter « Je me coucherais par terre, là, maintenant, tout de suite ! »

Happy Brainy, pour ne pas confondre « épuisement » et « burn-out », je t’invite à visionner la vidéo explicative de Sandra Boré : avec des oeufs, un pile et un sens pédagogique simplisme, Sandra va t’éclairer sur la différence : C’EST ICI !

 

CONSÉQUENCE 3 : J’AI LA TRISTESSE…

Schématiquement, un Hulk sera sujet à la colère, une Anémone à la peur et un Lapin dans les phares… à la tristesse !

Tout me saoule, tout me fatigue et plus rien ne me fait kiffer ! Je suis fatiguée et triste. J’ai la tristesse… et parfois la larme facile (ceux et celles qui me connaissent savent que ça ne me ressemble pas pourtant… dites donc… mais ça ne serait pas un signe, ça ?? Un signe de quoi ? Je ne sais pas. Mais un signe que « ça ne va pas du tout ! »).

« Heu… t’es sûre que t’as fait une dépression ? » On a tendance à confondre « dépression » et « burn-out ». Et c’est bien normal ! Ce sont des cousins proches. Sans entrer dans une analyse différentielle, disons que « burn-out » rime avec « travail ». Travail au sens général du terme : le travail d’un salarié ou d’un entrepreneur en tant qu’actif, le travail d’un étudiant en tant qu’étudiant, le travail d’une mère en tant que mère. Selon le Dr Dominique Servant, psychiatre et psychothérapeute : « Pour le burn-out, il y a un lien avec le travail. La dépression, elle, survient parfois sans aucune cause ou avec d’autres facteurs, d’autres événements de vie. Mais le burn-out peut mener à des états dépressifs. » Catherine Vasey, psychologue et auteure de « Burn-out : le détecter et le prévenir » précise : « C’est une usure à petit feu qui trouve sa source dans le cadre professionnel. »

« Un burn-out non pris en charge, qui s’installe dans la durée, peut évoluer vers un « état dépressif ». Notamment parce que le cortisol accumulé va détourner une partie des précurseurs des neurotransmetteurs du bien-être, entraînant des symptômes dépressifs, mais aussi parce que le burn-out en entamant profondément l’estime de soi et les différents domaines de vie peut effectivement déboucher sur une dépression. », extrait d’un article de Sandra Boré sur la mécanique du burn-out à l’occasion d’un documentaire du même nom diffusé en février 2018 sur France 5 : L’ARTICLE.

En attendant un article de Sandra Boré consacré à cette différence (Oui, Sandra, ceci est un appel, une demande, une requête !) , je vous propose de lire les 7 différences proposées par Samuel Dock, psychologue clinicien : C’EST ICI !

 

CONSÉQUENCE 4 : J’AI LE CORPS QUI LÂCHE !

Je connais des personnes qui, un matin, n’ont pas réussi à se lever de leur lit. D’autres dont le coeur ou le cerveau a lâché. Comme ça. Sans prévenir. Un burn-out, c’est violent. Notamment pour le corps. Et selon moi, d’autant plus si on des ressources mentales importantes.

Je m’explique : quand on en a sous le pied, on peut charger la mule et on ne bougera pas une oreille ! Cette dynamique est pernicieuse : plus nos ressources sont importantes et plus loin sont nos limites, plus la période d’oxydation de notre pile interne va se prolonger. Et vous comprendrez aisément que les effets sont d’autant plus délétères que la durée de résistance à un environnement toxique est longue.

Et puis un jour… c’est le corps qui lâche ! J’ai eu beaucoup de chance : je ne sais pas si on peut dire qu’il y a des petits et des gros burn-out mais je sais j’ai eu de la chance que les manifestations du burn-out que je vivais n’ont pas été dévastatrices et d’une extrême violence. Il y a eu 2 épisodes qui m’ont alertés : un total black-out (ou le bon malaise vagal des familles comme Serrault qui tombait la tête dans ses rognons pour « Le bonheur est dans le pré ») au bon milieu d’un parterre d’un millier de collègues de mon compagnon (je vous fais grâce du récit épique de cet épisode…) et un dysfonctionnement persistant et inexpliqué (on ne va pas entrer dans les détails ! Retenez qu’il y a « un truc qui cloche pendant des mois »). Deux signes qui disent quelque chose de la situation de burn-out et du processus à l’oeuvre : une conséquence durable et insidieuse ET un pic d’alerte. Deux manières de mettre en « maux » ce qui se passe pour beaucoup de personnes victimes de burn-out : une lame de fond insidieuse et sourde ET un tsunami violent et inattendu.

 

CONSÉQUENCE  5 : JE SUIS AVEUGLE AU DANGER

Je suis de celles qui savent poser leurs limites, dire non et que personne ne maltraite (Pour dire non et poser mes limites, j’ai appris ! Je suis une ancienne poupée-qui-dit-oui !). Personne ne s’essuie les pieds sur moi. Personne ! Et bien… dans cette période de machine à laver psychologique et physiologique… comment dire… j’ai perdu mes réflexes. Mes réflexes de protection, de préservation et de respect de MOI-MÊME.

J’ai travaillé pour des personnes certes brillantes mais à la compagnie délétère. Des personnes que j’admire professionnellement (encore aujourd’hui par honnêteté et objectivité intellectuelles) mais dont je dirais (et toujours aujourd’hui !) : « Humainement, c’est une merde » (Si je fais preuve de bienveillance, je pourras dire que c’est la relation avec cette personne qui était néfaste. Pas la personne en elle-même.)  Je me suis retrouvée dans des situations qui, aujourd’hui, me semblent ubuesques : aujourd’hui, et avant cette période, je n’en aurais pas accepté le quart. Je me souviens particulièrement d’un évènement au cours duquel je justifiais intérieurement mon comportement en me disant : » Tu penses au client final. Tu es orientée client à mort et tu lui donnes la priorité. » Ben voyons….

Poor me… dans tous les sens du terme ! En repensant à cette période, je me plains, suis désolée pour moi-même et ressens même de la peine pour celle que j’étais et ce que j’endurais. Et en même temps, je suis affligée et presqu’amusée au sens « pauvre fille » du terme. Il n’y a pas de jugement ou de moquerie dans ce regard froid porté sur ce « moi » de l’époque ! Il y a de la sidération et de l’incompréhension : « Mais comment ai-je pu en arriver là ? »

Cette dimension relationnelle toxique était pour moi une conséquence du burn-out qui grandissait ET UN FACTEUR ADDITIONNEL  à ce burn-out. La dimension relationnelle est en effet un facteur principal ou aggravant du burn-out entrainant épuisement mental, perte de repères, dévalorisation et dé-estime de soi.

 

CONSÉQUENCE 6 : JE PERDS LE SENS

Le sens dans tous les sens du terme : la signification de cette petite entreprise et la direction que je souhaitais lui donner. Cette perte de repère a fait de moi une « Working dead » (#SanBo). Un fonctionnement automatique s’enclenche : quand faut y aller, faut y aller ! En rendez-vous, en formation, en rendez-vous… Je ne repose même plus la question de savoir si ça me plait, si ça a un intérêt pour moi, si….

Je perds alors les 2 repères qui sont les plus importants pour moi LE CADRE et L’OBJECTIF.  Ces 2 mots sont si importants pour moi que je pourrais me les faire tatouer ! Et celles et ceux que j’ai accompagnés savent de moi combien ces 2 repères sont essentiels pour moi (Heu.. Je vous entends ! Qui a dit que j’ai tendance à bassiner tout le monde avec ces 2 mots ??)

La vie devient alors un cercle vicieux  : plus je travaille et me consacre à ma boîte, plus je suis épuisée et consume mes capacités cognitives. Et moins j’ai de ressources cognitives, plus je travaille pour rattraper le temps, éponger le retard, relever le niveau. Plus je travaille, moins j’ai de plaisir. Et moins je kiffe, plus je suis triste. Et ça n’en finit pas…

 

CONSÉQUENCE 7 : JE VOMIS MA BOÎTE 

De plus en plus, penser à mon métier me donnait la nausée. « Formations », « coaching », « accompagnement thérapeutique », « clients », « patients », « projets »… je vous hais. Mikado & Co, je te VO-MIS ! (Celles et ceux qui me connaissent ne manqueront pas de noter la violence de mes propos… moi, l’émétophobe !)

Et un jour… en revenant d’un voyage à l’autre bout du monde et une frayeur médicale (se révélant être sans gravité), j’ai dit : BASTA ! Je ferme ma boîte en octobre 2013. A ce moment charnière que j’attendais depuis le début ; celui où je récoltais ENFIN les fruits des graines que j’avais semées depuis 18 mois.

Incompréhension de mes proches : « Quoi ?? Mais pas maintenant ! Tu as fait le plus dur ! Et toutes ces bonnes nouvelles que tu reçois ». C’est vrai… OUI…  MAIS NON ! Je n’ai plus envie. Ce n’est pas une idée ou un argument. C’est une émotion et un sentiment. Et c’est sans appel ! (Comme pour quitter quelqu’un : il n’y a rien à répondre à « je n’ai plus envie ». Pas de « je vais faire un effort », je serai plus », « je serai moins »… c’est sans appel. BASTA !).

C’était la bonne solution ? Je ne sais pas. Je sais seulement que ça m’a permis de mettre un terme à cette spirale nuisible et insidieuse. J’ai eu de la chance : je ne suis ainsi sauvé la peau ! Je n’ai pas touché le fond. Parce que le fond, ça se paie très cher en burn-out. Sur le moment et sur le long terme. Je m’en suis plutôt bien sortie. Parce que ça aurait pu être bien pire. Fermer ma boite m’a permis d’arrêter les frais : les frais physiques, mentaux et émotionnels. Peut-être aurais-je pu faire autrement : faire un break, lever le pied, changer mes habitudes… Peut-être… A ce moment-là, une seule issue me paraissait possible et juste : FERMER MA BOÎTE.

J’ai récupéré quelques mois d’allocations-chômage puis j’ai vécu pendant un an avec mon PEL que j’ai vidé. C’est ça aussi la réalité du burn-out des entrepreneurs/euses : si on s’arrête de bosser, on vit comment ?? Et avec quoi ??

 

À LIRE :
PARTIE 1 : LES 7 FACTEURS
PARTIE 3 : LES 7 APPRENTISSAGES

Moi, Ka di F., 48 ans, entrepreneuse, burnoutée

Le burn-out toucherait 2 salariés sur 10 selon une étude Think réalisée en 2015. Mais le burn-out (ou épuisement professionnel) n’est pas seulement un fléau salarié. Le burn-out touche les étudiants, les jeunes mamans et… les entrepreneurs/euses. La preuve : ça m’est arrivé. Récit de Ka. di F., 48 ans, entrepreneuse, burnoutée. PARTIE 1 : POURQUOI ?

 

Quoi ??? Quand on monte sa boîte, on y fait bien ce que l’on veut !!! Comment peut-on être sujet/te au burn-out quand on est entrepreneur/se ? C’est une question ô combien pertinente ! A laquelle je n’ai pas la réponse. Je peux seulement et simplement témoigner de ma propre expérience. Comment j’ai fermé ma première boîte après 2 ans et demi d’existence au moment même où arrivaient ce que j’attendais depuis la création de Mikado & Co : les appels entrants (Vous avez trouvé mon offre de team building sur internet ?? Comme ça ? Sans me connaître ? Whaaaaa !!!!!!), les propositions de partenariats (J’attendais ça depuis des mois : co-créer des offres d’accompagnement avec d’autres cabinets) et des demandes de clients pour de nouvelles missions (Hum… Ça vous a plu ? Vous en demandez encore ??). J’ai fermé Mikado & Co en septembre 2013. Raison : burn-out.

 

 POURQUOI ??  C’EST PARTI POUR LES 7 FACTEURS qui m’ont fait exploser en vol !

 

FACTEUR 1 : I CAN DO IT!

Passer de salariée dans le monde de la direction de projets informatiques à indépendante dans le secteur du conseil et de la formation revient à monter 2 marches à la fois. Et 2 marches à gravir en même temps… c’est trop haut ! J’ai créé Mikado & Co dans un secteur où personne ne me connaissait ! Si je disposais de solides bagages pour me lancer dans ce métier (en termes de formations, de pratiques d’accompagnement et de connaissance du monde de l’entreprise), qui le savait à part moi ? Personne !

J’ai observé mes pairs (formateurs/trices, coachs, consultants/tes) et la manière dont ils s’y étaient pris pour monter leur petite-entreprise : ils/elles avaient tous/toutes débuté en étant que prestataires dans un cabinet/boîte de formation. Pour deux raisons : celle de se faire connaître dans le milieu et de gagner leurs galons ET celle de se faire connaître par les participants et leur entrentreprise.  J’ai bien commencé à travailler pour des cabinets qui me « prestaient » chez leurs propres clients pour animer des formations clé-en-mains mais j’ai surtout développé très rapidement mes programmes-à-moi ! Et comme j’ai une éthique, moi, Môssieur, je n’en ai surtout pas parlé aux participants et clients des formations que j’animais (normal… je le faisais pour le compte des cabinets qui m’employaient… et même si je n’étais pas une de leurs employées, c’était tout comme pour moi : je ne vends pas ma came dans le dos de mes clients !).

Je m’étais ainsi défini une barre à franchir bien haute : en 2 ans, je devais avoir réalisé ce que mes pairs avaient mis 5 ans à faire. Pourquoi ? Parce que I CAN DO IT ! Pas parce que je suis plus douée que les autres ! Parce que les allocations de retour à l’emploi (le chômage, hein !) couvraient cette période et que si je travaillais beaucoup et bien, ça devait le faire ! Quoi ?? Qui a parlé de petite voix intérieure ?? Quoi ?? Sois parfaite ?? Fais des efforts ?? Désolée… je ne vois pas de quoi vous parlez…

Et petite cerise financière sur le gâteau : à cette époque, la création d’une entreprise permettait de recevoir 15 mois MAXIMUM d’allocations. Alors… sans être docteur en mathématiques, une personne normalement constituée et dotée d’un solide bon sens paysan aurait créé son entreprise à quel moment ? Attention pour les non-matheux, on s’accroche sur la démonstration suivante : 24 – 15 = 9 mois. Il est pertinent de créer son entreprise au 9ème mois de sa période de chômage. Pourquoi ? (Oui, j’en rajoute pour ceux et celles que j’ai perdus en route…) 9 mois comme auto-entrepreneur par exemple PUIS 15 mois à la tête de son entreprise = 24 mois avec l’assurance d’avoir une rentrée d’argent mensuelle. Trop simple. Trop facile. Moi, j’ai monté une SASU dès le début. 15 mois de couverture et BASTA ! Et une SASU, ÇA-SUce en termes de charges et autres cotisations…

 

FACTEUR 2 : JE VEUX QUE CE SOIT PARFAIT !

J’ai construit Mikado & Co comme la petite boutique parfaite de quand-on-joue-à-la-marchande-quand-on-est-petite. J’ai écrit des programmes, des formations, des solutions d’accompagnement collectif, des coachings individuels à thème (pour les managers, pour les commerciaux), des solutions de team-building. Non seulement, j’ai présenté le contenu, les objectifs, le dispositif pédagogique et les modalités de tous ces produits mais j’ai aussi écrit le contenu !!!! Oui, Môssieur !!!! Le contenu !

Et je ne voulais pas parler de mon projet avant que tout soit bien fini et joliment présenté sur les rayons de ma petite boutique « Mikado & Co ». J’attendais le moment de son inauguration. Une sorte de vernissage pour sortir du bois et dire au monde : ENTREZ, C’EST OUVERT !

Autant vous dire que ce processus est une aberration créative à 2 titres : tout d’abord, je construisais ce que je pensais être opportun (sans demander à mes clients ou à mes prospects ce que EUX voulaient) puis je définissais tout de suite un produit fini à livrer (sans penser « agile » en livrant de manière itérative un produit évolutif).

Quand je regarde le dossier « MIKADO & CO » sur mon Mac, je suis effarée (et époustouflée, j’avoue) de TOUT ce que j’ai produit. WTF !!!!! Mais où ai-je puisé toute cette énergie et cette créativité ? Aujourd’hui, je peux vous le dire : dans la fraîcheur et l’enthousiasme des 18 premiers mois. Parce que la dernière année s’est plutôt passée en mode « poubelle » !

 

FACTEUR 3 : JE BOSSE SEULE SUR LA TABLE DE MA CUISINE

Qui dit « indépendante », dit… « indépendante » ! Non ? Et bien, moi, Môssieur, je bosse SEULE sur la table de ma cuisine. Et j’en concocte des choses ! Oh que oui ! Je passe la journée seule comme un rat (de bibliothèque) et je bosse-bosse-bosse.

Quand tout va bien, c’est parfait. Et ça correspond même plutôt bien à mon caractère solitaire d’ours des montagnes (j’ai un côté très animal finalement… hum…). Mais quand le doute arrive, la fatigue se fait sentir, la pression monte… l’ours est toujours seul face à son destin (un peu comme Sisi mais sans sa tripotée fraternelle et son Papi Li). Et c’est là que ça pique un peu…

L’isolement est un facteur de stress important et un des paramètres qui peut conduire au burn-out. Être entouré(e) permet de relativiser une situation, de demander et d’obtenir de l’aide, de partager des situations similaires et à minima d’adresser son mal-être à autrui. Les neurosciences valident ce modèle vertueux de tissu social et le bénéfice presqu’immédiat de mettre en mots ses maux émotionnels.

J’ai juste oublié qu’être « autonome » et « responsable » ne veut pas dire « indépendante ». Être adulte, ça veut dire être « responsable » et « autonome ». Certainement pas « indépendant ». Parce qu’être adulte, ça veut dire « savoir demander de l’aide ».

 

FACTEUR 4 : JE CHARGE (TROP) LA MULE

Mikado &  Co a été le théâtre de beaucoup de missions et beaucoup de clients. Peut-être que vous connaissez cet adage de l’entrepreneur : « on ne sait de quoi demain sera fait ». Mais on sait bien de quoi aujourd’hui est fait : accepter cette mission qui s’offre à nous. Parce qu’on ne sait jamais…. Et puis, ne dit-on pas que les 2 premières années de création d’une boîte sont synonymes de « travailler comme un chien » ? Ben oui, parce que sinon, c’est le couperet de la 3ème année ! Oui, Môssieur, celui du retour de bâton « Trésor Public » qui fait même fermer des boîtes qui fonctionnent !!! Oui, qui fonctionnent ! Mais qui n’ont pas assez de trésorerie pour honorer ses charges et cotisations. Alors : engrange les missions ! Tout ce qui est pris n’est plus à prendre.

En avant les missions et les échéances courtes ! En 2012 et 2013, mon compagnon et moi avons beaucoup voyagé : chaque voyage en avion, chaque attente dans un aéroport, chaque respiration dans un trajet étaient rentabilisés. Une aubaine pour compléter un Powerpoint, pour écrire un déroulé de formation, pour finaliser un support, pour construire une formation from scratch. Si j’avais réussi à préserver les vacances comme des parenthèses ressourçantes et reposantes, je me réservais le droit de définir toutes les transitions entre la table de ma cuisine et les rues de San Francisco, les plages de Hawaï ou les montagnes italiennes, comme des moments dédiés au travail. Et quel travail !!!! Une somme considérable ! Que je ne rentabilisais pas forcément : dans le métier de formateur, de consultant ou de conférencier, il y a les « one-shot » (on crée, on produit et on livre une solution pour un client et basta !) et les « to-be-recycled » (pour un client, on crée, on produit et on livre une solution dont le contenu pourra être ré-utilisé pou une autre mission ou pour un autre client). A cette époque, j’ai beaucoup produit des « one-shot » : beaucoup de travail avec un rentabilité niveau zéro… Pfffff… je suis fatiguée rien qu’en l’écrivant ! Et bien en deçà de mon état de fatigue grandissant de l’époque.

 

FACTEUR 5 : J’AI ÉTÉ CAUSETTE DANS UNE VIE ANTÉRIEURE

Mikado &  Co a été le théâtre de beaucoup de missions, beaucoup de clients et… beaucoup de temps perdu ! A force d’animer des formations et d’accepter des missions, je m’éloignais de mon objectif : devenir entrepreneuse pour proposer MES OFFRES. J’étais en train de devenir formatrice et consultante.

Parenthèse pour toi, Happy Brany qui lit cet article avec intérêt et attention : dans le monde idéal, c’est bien ce que j’aurais dû définir comme objectif premier = devenir formatrice et consultante. Faire ce métier pendant 2 ou 3 ans PUIS monter ma boîte-à-moi. Je te rappelle cependant que ce N’EST PAS l’objectif que je m’étais fixé. Mon objectif : développer ma boîte-à-moi. La preuve : j’ai monté une SASU qui me coûte cher. J’ai même décroché le graal de tout formateur qui se respecte : l’agrément et le numéro de formateur !!!!!

J’ai perdu de vue mon objectif : développer un accompagnement différenciant et innovant. Celui que j’avais en tête quand j’ai créé Mikado & Co. Je l’ai OUBLIÉ ! Je prenais des missions, des missions et encore des missions qui n’avaient d’autre d’intérêt pour moi que de « faire rentrer du cash » : mon obsession ! J’ai dû être causette dans une vie antérieure : je vivais avec la peur au ventre de me retrouver sans le sou. La dimension de précarité (certes existante) dans le statut d’indépendant me hantait.

J’ai donc beaucoup travaillé en m’éparpillant et en répandant au passage : énergie, sens, direction. En n’étant pas pour autant rassurée : je gagnais peu d’argent somme toute, m’éloignais de mon objectif de développement business et étais épuisée. Well done, baby ! Heu… d’ailleurs, baby… tu n’aurais pas un peu oublié que tu avais une rentrée d’argent mensuelle ?? Assurée pour 15 mois ? Et bien, j’avais occulté cette donnée ! Causette, un jour, Causette, toujours !

 

FACTEUR 6 : JE KIFFE LE CHALLENGE

Un de mes drivers, un des trucs qui me font vibrer, un de mes kifs absolus, c’est le challenge. Ça provoque en mois ce niveau de stress suffisant et raisonnable qui me pousse au mouvement, me donne le sourire, provoque l’excitation et fait fonctionner mon cerveau de la manière la plus rapide et pertinente possible. J’A-DO-RE !

Changer de métier répond parfaitement à cette exigence ! Comme ça tombe bien , dis-donc ! J’étais donc toujours dans cette zone de turbulences que j’affectionne. Celle qui se trouve entre la zone de confort et la zone de panique totale. PAR-FAIT ! Mais la zone de turbulences est gourmande en énergie : c’est parce que nous avons la conviction d’avoir les ressources nécessaires face aux contraintes d’une situation que nous pouvons appréhender sereinement cette situation et ne pas être sujets au stress. Je puisais donc dans ces ressources précieuses pour relever tous les défis qui m’étaient proposés. Seulement voilà… à force de toujours puiser dans ses ressources et ne jamais être dans sa zone de confort, on finit par s’épuiser… et j’ai fini par me fatiguer d’être toujours sur le pont de la performance et l’exigence.

 

FACTEUR 7 : JE « SUIS » MA BOÎTE 

On est dans les deux premières années de vie de la boîte, oui ou non ? On doit bouffer-dormir-respirer sa boîte, oui ou non ?? Heu… surtout quand on travaille sur la table de sa cuisine en fait… Il est d’autant plus difficile de séparer le temps professionnel du temps privé quand les espaces dédiés à ces temps sont LES MÊMES ! Ce mélange des genres accentue les situations du genre : « On regarde une série… mais si je finissais mon compte-rendu en même temps ? », « Mon mec ne rentre pas dîner : youppi !!!! Toi, la table de la cuisine, tu vas garder ton statut prestigieux de bureau pour quelques heures encore ! ».

Tout était mélangé ! Les espaces, les temps et moi. Une espèce de gloubiboulga Mikado-esque ! Et si je gardais précieusement les vacances (sur-place ! Pas les moments pour m’y « emporter » !) comme des trésors OFF à protéger, j’avais lâché l’affaire sur les soirées et les week-ends. Quoi ??? Mais non, ce n’était même pas une corvée : j’aimais bien chercher des photos pour illustrer une présentation en regardant d’un oeil un épisode de ma série préférée, j’adorais passer le dimanche après-midi à faire ma compta en écoutant de la musique (oui, je sais… ça étonne tout le monde… je kiffe la compta… ça me détend). J’adorais ! Et c’est bien ça le problème : quand on aime, on ne compte pas. Et petit à petit, mon cerveau a fonctionné en mode exclusif Mikado & Co : en flux tendu. Et quand on se nourrit trop d’une seule chose, on finit par être écoeuré(e) et à éclater d’en avoir trop mangé !

 

NOTE POUR VOUS, MES CHERS HAPPY BRAINIES

Je ne suis pas friande de ce genre d’exercice #moi #memyselfandi #moije #maviemonoeuvre
Cet article reprend une conférence-témoignage que j’ai animée sur l’invitation de Marina Bourgeois et Caroline Averty de Oser Rêver Sa Carrière le 12 février 2018. Invitation que j’avais déjà acceptée en juillet 2017 pour les Samedi du Burn-Out (un évènement organisé par Marina et Catherine Borie). Invitations acceptées pour une seule raison : si mon témoignage peut éviter un burn-out à un(e) entrepreneur/se, donner des clés pour identifier les prémices, informer, sensibiliser, donner des outils pour prévenir… alors ça vaut le coup de mettre de côté ma pudeur et ma réserve. Merci, Mesdames ! 

Vous voulez en savoir plus sur le burn-out ? Mon histoire résonne chez vous ? Vous reconnaissez certains signes ? Elles le font bien mieux que moi parce que c’est leur expertise et leur domaine de compétences : Sandra Boré de EfferveScience et Catherine Borie.
Un article précieux de Sandra pour détecter les signes d’alerte… « Burn-out is coming » :  À LIRE 

À LIRE :
PARTIE 2 : LES 7 CONSÉQUENCES
PARTIE 3 : LES 7 APPRENTISSAGES

En 2018, respirez par le museau !

En 2018, respirez par le museau :

⭐ pour prendre du recul sur les situations stressantes
⭐ pour relativiser
⭐ pour choisir vos propres projets (et pas ceux qu’il faut-que je dois)
⭐ pour avancer en mini-mini-missions (je progresse petit pas par petit pas et… j’avance !!!!)
⭐ pour laisser passer les évènements fâcheux
⭐ pour cultiver les émotions positives
⭐ pour résister à la colère et à l’abattement
⭐ pour être bienveillant(e)… tout d’abord envers vous-même
⭐ pour vous arrêter sur ce moment présent
⭐ pour apprécier chaque petit bonheur
⭐ pour décrocher votre étoile !!

Puisse cette année, les Happy Brainies, vous être douce, heureuse et sereine !

Bonnes fêtes, mes Happy Brainies !

Mes chères et chers Happy Brainies, je vous souhaite de belles fêtes de fin d’année !

 

Voici la liste au Père Noël que je fais pour vous :
⭐ du kiff à l’état pur pour mettre de la joie dans votre coeur
⭐ de la douceur pour vous ressourcer
⭐ du repos pour recharger vos batteries
⭐ des moments de partage avec celles et ceux que vous aimez
⭐ des échanges avec les personnes qui vous font du bien
⭐ des bonnes choses à déguster pour vous donner le sourire 
⭐ des éclats de rire parce que c’est bon pour le moral
⭐ des paillettes pour que ce soit la fête !
⭐ de l’amour à donner et à recevoir (avec votre petit chat, ça marche aussi !)
⭐ un réveillon de Noël qui vous fasse plaisir et qui soit bon pour vous (surtout qui soit bon pour vous… et je ne parle pas d’estomac)
⭐ un réveillon du Jour de l’An qui soit le réveillon de vos rêves (que ce soit en mode fiesta jusqu’au bout de la nuit ou en mode pyjama pour 8 heures de séries sur Netflix)

 

Je vous remercie d’être là, mes Happy Brainies !
Pour cette année passée ensemble… vous savoir à mes côtés est le plus beau cadeau que le Père Noël pouvait m’apporter.

 

Je vous retrouve le 8 janvier avec plein d’étoiles dans les yeux pour une belle année à construire ensemble ! 🚀🚀⭐

Une conférence-spectacle

JOUR J POUR VOUS DÉVOILER UN DE MES PROJETS SECRETS : UNE CONFÉRENCE-SPECTACLE !

 

Depuis la rentrée, je travaille avec Fabrice Abraham, un comédien français.

Un comédien que vous avez peut-être vu dans des séries (Engrenages, Profilage, Les Revenants saison 2…), des films (99 francs, Blanche nuit…), dans des pièces de théâtre (La vie privée d’un super-héros…) et dans ses one-man shows (Salades de Museau, Tuwaware).

 

1 COMÉDIEN + 1 BOÎTE CRÂNIENNE  = 1 CONFÉRENCE-SPECTACLE

RAISON N°1
Je suis persuadée qu’aujourd’hui, nous voulons tous un deuxième effet Kiss Kool : on a envie de passer un bon moment au ciné ou au théâtre ET on est content si on repart en se couchant moins bête. La Fabrique à Kifs en est la preuve : on passe un moment délicieux, on rigole, on teste des trucs avec nos voisins ET on apprend des choses sur le développement personnel. Inversement, on veut se former et apprendre de nouvelles compétences ET on veut que ce soit fun et original parce que les formations-à-la-papa, on en a tous soupé ! C’est tout le succès des Serious Games.

RAISON N°2
Quand je suis rentrée de vacances d’été (et grâce à Gaël Châtelain qui a changé ma vie !), j’ai pris la décision de KIFFER, kiffer et… kiffer ! Les conférences, ça me plait énormément. D’ailleurs, qui l’eut cru ?! Moi, qui passe inaperçue dans une soirée réseau (généralement, je m’enfuis très rapidement… ceci expliquant cela…), moi qui n’ouvre pas la bouche dans un dîner de plus de 10 personnes (et qui bénéficie de cette capacité géniale pouvoir regarder un film avec mon ami imaginaire… un don développé dans des réunions interminables et sans aucun intérêt tant professionnel qu’intellectuel dans ma vie d’avant), moi qui déteste me faire remarquer… donnez-moi un micro et une audience : JE KIFFE !!!! Discours de mariage, prise de parole en public, conférence…. c’est mon truc ! J’adore ça !

RAISON N°3
Pour ceux qui me connaissent en conférence, j’aime raconter des histoires, faire vivre des anecdotes et interagir avec les participants. Comment aller plus loin ? Faire un vrai show, offrir un vrai spectacle, me doter d’un jeu d’acteur ? Ce n’est pas avec mes 3 mois de cours Florent (c’est véridique !) qui allaient me permettre d’atteindre cette dimension ! J’ai donc pensé à travailler avec un professionnel de la profession ! J’ai demandé à Fabrice Abraham que je suis depuis plus de 10 ans et qui m’a fait le cadeau génial d’accepter de co-créer une conférence-spectacle.

Ce projet était d’abord un rêve en ce début d’année…  Un rêve qui est devenu projet en septembre.
LE NEURO-SHOW EST NÉ ! UNE CONFÉRENCE BASÉE SUR LES NEUROSCIENCES QUI FAIT SON NUMÉRO (avec des morceaux de comédien dedans !).

 

 

Nous avons choisi de travailler sur une des boîtes à outils de Boîte Crânienne : celle qui a le plus de succès ! Que ce soit en atelier ou en conférence. And the winner is… l’ATTENTION !!!!

UNE CONFÉRENCE-SPECTACLE : « BOOSTER SA CONCENTRATION » 

 

Alors…
… on a relevé nos manches, on a écrit sur des Post-It géants, on a collé des mini-Post-It pour savoir qui disait quoi (des bleus pour le gars, des roses pour la fille… oui, je sais, quel cliché !!!), on a bu du vin (bah oui… faut bien célébrer chaque session de travail !), on a appris notre texte, on a répété en prenant des fous-rires, on a changé le texte, on a testé nos références sur des beta-testeurs, on a trouvé un client pour faire notre première, on a changé le texte, on a beaucoup ri, on a re-répété, on a re-bu, on a re-changé le texte et on a pris un plaisir immense à travailler sur ce projet de dingue !!!!!

UN PROJET DE DINGUE !!!!! Parce que… je pensais que ça ne demanderait pas tant de jus de cerveau que ça… Ben oui ! Cette conférence, je l’ai déjà animée, re-travaillée, re-animée… Bref, je connais le contenu ! Mais une conférence-spectacle animée à deux, ça n’a rien à voir avec une conférence de moi-toute-seule !!!!! 

Quand je suis seule devant une audience, je peux commenter mes slides d’une manière ou d’une autre, je peux oublier une partie d’un concept important que je vais raccrocher à un autre concept quelques minutes après. Je n’ai jamais écrit-écrit un atelier ou une conférence : j’écris des notes, c’est-à-dire 3-4 mots qui me permettent de mémoriser les 3-4 idées que je veux transmettre. Une conférence-spectacle : CA N’A RIEN À VOIR !!!!

Pourquoi ça n’a rien à voir ??? Pour deux raisons : 
– Parce que le texte s’écrit dans sa totalité, mot à mot… comme une pièce de théâtre ! Qui dit quoi ? Et qui fait quoi ? Une pièce de théâtre, je vous dis ! Avec les slides en regard pour être calé sur le défilé de la présentation.
– Parce que le texte s’apprend, presque mot à mot ! Pour que ce soit un repère pour celui qui doit enchaîner. Pour que le dialogue soit respecté et soit fluide. Autant vous dire que c’est la partie qui a été la plus difficile pour moi qui avais pris la mauvaise habitude de n’en faire qu’à ma tête ! #lirecequiprécède

« BOOSTER SA CONCENTRATION », C’EST QUOI ?
– C’est du contenu pour comprendre comment votre cerveau fonctionne quand il se concentre (Respirez par le museau ! Si vous me connaissez, vous savez que je n’aime pas les présentations descendantes ou académiques !)
– C’est 7 stratégies pratico-pratiques pour vous concentrer et le rester : du take-away à appliquer dans la foulée

« BOOSTER SA CONCENTRATION », C’EST COMMENT ?
C’est un peu plus d’une heure de dialogues, de concepts imagés, d’anecdotes racontées, d’expériences à vivre en direct, de jeux et… de pâté-maison !

« BOOSTER SA CONCENTRATION », C’EST POUR QUI ?
Pour tout le monde  ! Que vous soyez collaborateur ou manager, entrepreneur, en recherche d’emploi, en reconversion, rentier, étudiant ou élève… cette conférence-spectacle est faite pour vous ! Parce que si vous avez un cerveau humain, vous savez combien il est difficile aujourd’hui de se concentrer. PIRE !!!! Combien il est difficile de rester concentré(e) !

Je vais vous confier un secret… Notre première conférence-spectacle était prévue pour aujourd’hui : mardi 19 décembre. Avec le public le PLUS exigeant qui soit : 500 millenials ! Un empêchement de dernière minute a obligé ce client à décaler cet évènement au mois de janvier. Alors on vous a fait une ch’tite vidéo live pour que cette journée soit tout aussi importante pour nous.

« BOOSTER SA CONCENTRATION », C’EST UNE CONFÉRENCE QUI PASSE AUSSI VITE QUE SI VOUS ÉTIEZ AU SPECTACLE !