Cet article est une traduction libre
d’un article 
de Age UK.
« Nous » fait référence à Age UK.

Garder le lien avec les amis et la famille et participer à des activités sociales peuvent nous aider à rester alertes alors que nous prenons de l’âge, selon le Global Council on Brain Health. Ce résumé est extrait de nos séries Staying Sharp.


NOS CONSEILS : 

  • Restons connecté(e)s avec nos amis et notre famille car cela peut aider à maintenir nos capacités cognitives alors que nous prenons de l’âge. 
  • Ce n’est pas inhabituel que le réseau social se rétrécisse alors que nous vieillissons, mais il y a des choses que nous pouvons faire pour améliorer la qualité des relations. 
  • Rejoignez un club, une classe ou un groupe pour rencontrer de nouvelles personnes. Concentrez-vous sur les relations et les activités que vous aimez.
  • Si vous avez perdu le lien avec une personne, procédez par étapes pour le reconstruire.
  • La communication digitale (Note de Boîte Crânienne : mails, messagerie instantanée…) peut être utile pour vous aider à agrandir votre réseau social, tout comme à maintenir des contacts existants. 

Nous sommes simplement humains

Nous différons les uns des autres par le degré avec lequel nous recherchons la compagnie des autres mais nous partageons tous le besoin fondamental d’interaction avec les autres. De nombreuses études montrent que des relations positives et des activités partagées avec d’autres contribuent à notre bien-être.

Inversement, la solitude et l’isolement social augmentent les risques en matière de santé chez les personnes âgées. Des évènements de la vie, tels que la retraite, le deuil ou la maladie, peuvent réduire l’entourage social et rendre plus difficile de rester socialement actif.

Nous avons révisé notre analyse du point de vue de la santé du cerveau, en nous demandant si les personnes âgées qui ont un important réseau social et qui sont plus engagées socialement ont tendance à avoir de meilleures capacités cognitives.

Les gens expérimentent les relations et les interactions de manière différente, et celles-ci ne sont pas toutes positives et profondes.
Pour cette nouvelle analyse, nous nous référons à l’engagement social, comme des interactions significatives qui sont plaisantes et profondes, et qui ont un impact positif tel qu’un support concret ou émotionnel.

Des liens profonds renforcent la santé de notre cerveau

La recherche avance qu’avoir des liens profonds avec les amis ou la famille, et participer à des activités sociales significatives, peuvent aider les personnes à mieux conserver leurs capacités de réflexion et à diminuer le processus de déclin cognitif. Les personnes qui sont engagées socialement semblent avoir un risque moindre de démence, mais l’analyse n’est pas assez concluante pour en tirer de solides conclusions.

L’analyse a des limites au regard des difficultés d’élaborer des études sur l’effet de l’engagement social sur la bonne santé du cerveau, mais elle indique que le nombre de connexions sociales, le type, la qualité et le but de ces relations, peuvent affecter le fonctionnement du cerveau. Donc il semble qu’un meilleur engagement social est bon pour la santé de notre cerveau. Il existe aussi une preuve que la solitude augmente le risque de perte des capacités cognitives chez les personnes vieillissantes.

Nous ne comprenons pas encore comment un niveau élevé d’engagement social améliore la santé du cerveau, mais il semble que des interactions profondes avec d’autres personnes agissent comme un pare-chocs contre des éléments délétères tel que le stress. Il se pourrait aussi que ce soient les diminutions des capacités cognitives, qui apparaissent pour d’autres raisons, aient un impact sur le niveau d’engagement social, et non le contraire.

Par dessus tout, nous recommandons un engagement social pour les personnes vieillissantes parce que, même si la preuve directe de son impact sur la santé de leur cerveau est encore limitée aujourd’hui, d’autres preuves montrent le bénéfice des interactions sociales sur le bien-être et la qualité de la vie pour les personnes qui vieillissent.


L’idée selon laquelle les connexions sociales peuvent préserver la santé de notre cerveau est issue du concept de « réserve cognitive ». Il suppose que les personnes construisent une réserve de capacités cognitives durant toute leur vie, et que cela les protège contre les pertes et les altérations au moment où elles vieillissent.
On pense que es interactions sociales  contribuent à cette réserve cognitive.  


Se faire des relations, rester connecté(e)

Nous avons exploré comment différentes activités, telles qu’avoir un animal de compagnie ou se servir de la technologie, peuvent aider à optimiser et à promouvoir l’engagement social quand nous vieillissons.

Voici quelques exemples de ce que les gens peuvent faire :

  • Rejoignez un club, une classe ou un groupe pour rencontrer de nouvelles personnes. Concentrez-vous sur les relations et les activités que vous aimez.
  • Si vous n’avez personne autour de vous qui puisse vous aider dans cet engagement social, adressez-vous à des professionnels _ par exemple, les standards téléphoniques d’associations, les centres d’accueil près de chez vous ou un centre religieux_ auprès de qui vous pouvez demander de l’aide pour sortir dans des endroits où vous rencontrerez de nouvelles personnes. Contactez régulièrement vos amis, les membres de votre famille ou vos voisins qui sont importants pour vous et pour qui vous l’êtes aussi.
  • Les contacts digitaux, par exemple via un mail ou Facebook, comptent autant que de voir les personnes « en vrai » ou leur parler par téléphone. EN utilisant la communication digitale, vous pouvez aussi agrandir votre environnement social, comme rejoindre une communauté en ligne ou conserver des liens existants  avec certaines personnes.
  • Aidez les autres, de manière informelle ou formelle au travers d’organisations et d’activités bénévoles.
  • Si possible, cultivez des relations avec des personnes d’âges différentes, par exemple restez en contact avec vos petits-enfants, ou faites du bénévolat dans une école ou un centre social (Note de Boîte Crânienne : pour les Happy Brainies qui n’ont pas l’âge d’avoir de petits-enfants, cela suppose de cotoyer des personnes plus âgées, de tisser des liens avec des grand-parents ou des personnes de cette génération). Pensez à des compétences que vous pouvez partager, transmettre à d’autres.
  • Pensez aussi à avoir un animal de compagnie : s’occuper d’un chat, d’un chien ou d’un oiseau peut aider à structurer une journée et être un catalyseur d’interaction sociale.

 

Infographie : Recommandations sur l’Engagement Social

Regarder vers le futur

Alors que les preuves montrent qu’interagir avec autrui ralentit le déclin cognitif, il reste une zone d’ombre quant à l’impact de l’engagement social sur les fonctions cérébrales.

Alors que la recherche continue à explorer ce domaine, il existe par ailleurs de bonnes raisons de rester connecté(e) à autrui car les connexions sociales et les activités significatives sont importantes pour la qualité de vie et le bien-être.

Pour aller plus loin (in English !)

Les informations sur cette page sont une adaptation du rapport du Global Council of Brain Health The Brain and Social Connectedness: GCBH Recommendations on Social Engagement and Brain Health publié en 2007.

A propos du Global Council of Brain Health : Le Global Council of Brain Health (GCBH) a été fondé en 2015 par AARP aux États-Unis, avec le support de Age UK. AARP est la principale organisation non lucrative pour les personnes de plus de 50 ans. Le GCBH est une association indépendante de scientifiques, de professionnels de la santé, de spécialistes et d’experts du monde entier dans les domaines de la santé du cerveau en lien avec les fonctions cognitives des humains.

 

 

Credit Photo : Antigone Kourakou
Want to read the post in English? Let’s do it! Social connections and the brain

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