Les conséquences du burn-out d’une entrepreneuse

Comment ça se passe quand on est entrepreneur et qu’on est sujet au burn-out ? Je peux seulement et simplement témoigner de ma propre expérience. Moi, Ka di F., 48 ans, entrepreneuse, burnoutée. Après les causes, passons aux effets…  PARTIE 2 : LES CONSÉQUENCES 

 

Vous avez envie de savoir comment on peut en arriver là ? Comment on en arrive à fermer sa boîte après 2 ans et demi d’existence  ? Au moment même où arrivent ce que l’on attend depuis sa création : les appels entrants , les propositions de partenariats et les demandes de clients pour de nouvelles missions ? Raison : burn-out. ET plus précisément 7 facteurs qui m’ont conduite au burn-out : A LIRE ICI.

 

 CONCRÈTEMENT… COMMENT ÇA SE PASSE ??  C’EST PARTI POUR LES 7 CONSÉQUENCES d’un burn-out !

 

CONSÉQUENCE 1 : JE SUIS UN LAPIN DANS LES PHARES

Souvenez-vous…  j’aime les challenges et les défis et ça tombe plutôt bien : monter sa boîte dans un domaine totalement nouveau est une source intarissable de challenges ! Mais point trop n’en faut ! Depuis la création de Mikado & Co, je suis toujours en zone de turbulences. Une zone très énergivore : il convient de puiser sans cesse dans ses ressources pour faire face à des contraintes très exigeantes de son environnement. Et j’en crame de l’énergie et des neurones  ! Je suis en situation de stress permanent et mon mode de réaction est celui « lapin dans les phares ».

Vous suivez Boîte Crânienne ? Alors vous connaissez FFF ? FFF comme
les 3 modes de réaction à un facteur de stress :

– FIGHT : vous êtes dans une dynamique de combat et vous réagissez de
manière agressive face au facteur de stress ou à l’agresseur. En l’espèce, vous seriez  donc du genre
à hurler contre votre interlocuteur pour décharger votre colère, voire à tenir des propos véhéments
et faire preuve d’une certaine violence (verbale ou… physique ??!). Vous pouvez même ne pas vous reconnaître
dans cet épisode de Hulk : normal, vous avez peur et vous luttez pour votre survie !
Vous êtes de la famille de 
Monsieur Hulk !
– FREEZE : vous êtes en mode « lapin-dans-les-phares », paralysé/e face à l’agresseur.
En l’espèce, vous n’arrivez plus à réfléchir : cette impression de neurones gelés vous prive de votre capacité
de poser des questions sur l’acte ou même de comprendre ce que l’on vous explique. Vous regardez
votre interlocuteur sans pouvoir répondre : vous êtes muré(e) dans une camisole de silence.
Vous êtes de la famille de Monsieur Rabbit.

– FLEE : vous vous dites que votre seule chance de vous en sortir, c’est la fuite ! En l’espèce, vous vous
entendez dire à votre interlocuteur : « Heu… on va remettre ça à plus tard… oh désolé/e, j’ai complètement
oublié, il faut que j’y aille.. un rendez-vous important que j’ai complètement oublié ! ». Si vous ne pouvez pas
vous enfuir physiquement et devez participer à cette conservation que vous ne voulez pas avoir, vous allez
vous échapper intérieurement et faire le vide dans votre tête. « M’en fous… je ne suis pas là ! ». Vous êtes absent(e)…
Vu de l’extérieur, on pourrait vous confondre avec Monsieur Rabbit : vous n’êtes plus dans l’échange et
avez coupé 
l’interaction. Le processus est cependant différent :
vous faites partie de la Famille des Anémones

Moi, je n’ai plus de cerveau ! Au bout de 18 mois, j’accuse le coup de cette marche forcée et d’un mode de fonctionnement en flux tendu. Je n’arrive plus à réfléchir et à avoir des idées innovantes, originales et pertinentes. Je regarde les documents que j’ai écrits quelques mois plus tôt avec une espèce d’admiration étonnée : « Whaaa… mais comment ça claque ! Heu… c’est moi qui ai écrit ça ??? ». Peut-être connaissez-vous cette sensation ? Celle de se sentir incapable de mener à bien des tâches habituelles. Même les activités simples et faciles me semblaient insurmontables. Alors vous imaginez bien qu’imaginer un fil conducteur original ou un parti pris novateur… pfff… Forget about it!

 

CONSÉQUENCE 2 : J’AI TROP LA FATIGUE… 

Je dépense beaucoup d’énergie pour honorer les missions. Le tout dans un état de sidération en mode « lapin dans les phares ». Quelle énergie dépensée… Alors RE-POS ! Le week-end, il faut dormir un peu plus, faire des ch’tites siestes, se changer les idées en faisant des activités sympas, voir ses amis pour se changer les idées…. Heu… d’accord… mais moi, j’ai trop la fatigue ! Et même si je dors, si je prends un vrai week-end, si je fais un mini-break… je suis toujours aussi fatiguée ! Je n’arrête pas de penser et de répéter « Je me coucherais par terre, là, maintenant, tout de suite ! »

Happy Brainy, pour ne pas confondre « épuisement » et « burn-out », je t’invite à visionner la vidéo explicative de Sandra Boré : avec des oeufs, un pile et un sens pédagogique simplisme, Sandra va t’éclairer sur la différence : C’EST ICI !

 

CONSÉQUENCE 3 : J’AI LA TRISTESSE…

Schématiquement, un Hulk sera sujet à la colère, une Anémone à la peur et un Lapin dans les phares… à la tristesse !

Tout me saoule, tout me fatigue et plus rien ne me fait kiffer ! Je suis fatiguée et triste. J’ai la tristesse… et parfois la larme facile (ceux et celles qui me connaissent savent que ça ne me ressemble pas pourtant… dites donc… mais ça ne serait pas un signe, ça ?? Un signe de quoi ? Je ne sais pas. Mais un signe que « ça ne va pas du tout ! »).

« Heu… t’es sûre que t’as fait une dépression ? » On a tendance à confondre « dépression » et « burn-out ». Et c’est bien normal ! Ce sont des cousins proches. Sans entrer dans une analyse différentielle, disons que « burn-out » rime avec « travail ». Travail au sens général du terme : le travail d’un salarié ou d’un entrepreneur en tant qu’actif, le travail d’un étudiant en tant qu’étudiant, le travail d’une mère en tant que mère. Selon le Dr Dominique Servant, psychiatre et psychothérapeute : « Pour le burn-out, il y a un lien avec le travail. La dépression, elle, survient parfois sans aucune cause ou avec d’autres facteurs, d’autres événements de vie. Mais le burn-out peut mener à des états dépressifs. » Catherine Vasey, psychologue et auteure de « Burn-out : le détecter et le prévenir » précise : « C’est une usure à petit feu qui trouve sa source dans le cadre professionnel. »

« Un burn-out non pris en charge, qui s’installe dans la durée, peut évoluer vers un « état dépressif ». Notamment parce que le cortisol accumulé va détourner une partie des précurseurs des neurotransmetteurs du bien-être, entraînant des symptômes dépressifs, mais aussi parce que le burn-out en entamant profondément l’estime de soi et les différents domaines de vie peut effectivement déboucher sur une dépression. », extrait d’un article de Sandra Boré sur la mécanique du burn-out à l’occasion d’un documentaire du même nom diffusé en février 2018 sur France 5 : L’ARTICLE.

En attendant un article de Sandra Boré consacré à cette différence (Oui, Sandra, ceci est un appel, une demande, une requête !) , je vous propose de lire les 7 différences proposées par Samuel Dock, psychologue clinicien : C’EST ICI !

 

CONSÉQUENCE 4 : J’AI LE CORPS QUI LÂCHE !

Je connais des personnes qui, un matin, n’ont pas réussi à se lever de leur lit. D’autres dont le coeur ou le cerveau a lâché. Comme ça. Sans prévenir. Un burn-out, c’est violent. Notamment pour le corps. Et selon moi, d’autant plus si on des ressources mentales importantes.

Je m’explique : quand on en a sous le pied, on peut charger la mule et on ne bougera pas une oreille ! Cette dynamique est pernicieuse : plus nos ressources sont importantes et plus loin sont nos limites, plus la période d’oxydation de notre pile interne va se prolonger. Et vous comprendrez aisément que les effets sont d’autant plus délétères que la durée de résistance à un environnement toxique est longue.

Et puis un jour… c’est le corps qui lâche ! J’ai eu beaucoup de chance : je ne sais pas si on peut dire qu’il y a des petits et des gros burn-out mais je sais j’ai eu de la chance que les manifestations du burn-out que je vivais n’ont pas été dévastatrices et d’une extrême violence. Il y a eu 2 épisodes qui m’ont alertés : un total black-out (ou le bon malaise vagal des familles comme Serrault qui tombait la tête dans ses rognons pour « Le bonheur est dans le pré ») au bon milieu d’un parterre d’un millier de collègues de mon compagnon (je vous fais grâce du récit épique de cet épisode…) et un dysfonctionnement persistant et inexpliqué (on ne va pas entrer dans les détails ! Retenez qu’il y a « un truc qui cloche pendant des mois »). Deux signes qui disent quelque chose de la situation de burn-out et du processus à l’oeuvre : une conséquence durable et insidieuse ET un pic d’alerte. Deux manières de mettre en « maux » ce qui se passe pour beaucoup de personnes victimes de burn-out : une lame de fond insidieuse et sourde ET un tsunami violent et inattendu.

 

CONSÉQUENCE  5 : JE SUIS AVEUGLE AU DANGER

Je suis de celles qui savent poser leurs limites, dire non et que personne ne maltraite (Pour dire non et poser mes limites, j’ai appris ! Je suis une ancienne poupée-qui-dit-oui !). Personne ne s’essuie les pieds sur moi. Personne ! Et bien… dans cette période de machine à laver psychologique et physiologique… comment dire… j’ai perdu mes réflexes. Mes réflexes de protection, de préservation et de respect de MOI-MÊME.

J’ai travaillé pour des personnes certes brillantes mais à la compagnie délétère. Des personnes que j’admire professionnellement (encore aujourd’hui par honnêteté et objectivité intellectuelles) mais dont je dirais (et toujours aujourd’hui !) : « Humainement, c’est une merde » (Si je fais preuve de bienveillance, je pourras dire que c’est la relation avec cette personne qui était néfaste. Pas la personne en elle-même.)  Je me suis retrouvée dans des situations qui, aujourd’hui, me semblent ubuesques : aujourd’hui, et avant cette période, je n’en aurais pas accepté le quart. Je me souviens particulièrement d’un évènement au cours duquel je justifiais intérieurement mon comportement en me disant : » Tu penses au client final. Tu es orientée client à mort et tu lui donnes la priorité. » Ben voyons….

Poor me… dans tous les sens du terme ! En repensant à cette période, je me plains, suis désolée pour moi-même et ressens même de la peine pour celle que j’étais et ce que j’endurais. Et en même temps, je suis affligée et presqu’amusée au sens « pauvre fille » du terme. Il n’y a pas de jugement ou de moquerie dans ce regard froid porté sur ce « moi » de l’époque ! Il y a de la sidération et de l’incompréhension : « Mais comment ai-je pu en arriver là ? »

Cette dimension relationnelle toxique était pour moi une conséquence du burn-out qui grandissait ET UN FACTEUR ADDITIONNEL  à ce burn-out. La dimension relationnelle est en effet un facteur principal ou aggravant du burn-out entrainant épuisement mental, perte de repères, dévalorisation et dé-estime de soi.

 

CONSÉQUENCE 6 : JE PERDS LE SENS

Le sens dans tous les sens du terme : la signification de cette petite entreprise et la direction que je souhaitais lui donner. Cette perte de repère a fait de moi une « Working dead » (#SanBo). Un fonctionnement automatique s’enclenche : quand faut y aller, faut y aller ! En rendez-vous, en formation, en rendez-vous… Je ne repose même plus la question de savoir si ça me plait, si ça a un intérêt pour moi, si….

Je perds alors les 2 repères qui sont les plus importants pour moi LE CADRE et L’OBJECTIF.  Ces 2 mots sont si importants pour moi que je pourrais me les faire tatouer ! Et celles et ceux que j’ai accompagnés savent de moi combien ces 2 repères sont essentiels pour moi (Heu.. Je vous entends ! Qui a dit que j’ai tendance à bassiner tout le monde avec ces 2 mots ??)

La vie devient alors un cercle vicieux  : plus je travaille et me consacre à ma boîte, plus je suis épuisée et consume mes capacités cognitives. Et moins j’ai de ressources cognitives, plus je travaille pour rattraper le temps, éponger le retard, relever le niveau. Plus je travaille, moins j’ai de plaisir. Et moins je kiffe, plus je suis triste. Et ça n’en finit pas…

 

CONSÉQUENCE 7 : JE VOMIS MA BOÎTE 

De plus en plus, penser à mon métier me donnait la nausée. « Formations », « coaching », « accompagnement thérapeutique », « clients », « patients », « projets »… je vous hais. Mikado & Co, je te VO-MIS ! (Celles et ceux qui me connaissent ne manqueront pas de noter la violence de mes propos… moi, l’émétophobe !)

Et un jour… en revenant d’un voyage à l’autre bout du monde et une frayeur médicale (se révélant être sans gravité), j’ai dit : BASTA ! Je ferme ma boîte en octobre 2013. A ce moment charnière que j’attendais depuis le début ; celui où je récoltais ENFIN les fruits des graines que j’avais semées depuis 18 mois.

Incompréhension de mes proches : « Quoi ?? Mais pas maintenant ! Tu as fait le plus dur ! Et toutes ces bonnes nouvelles que tu reçois ». C’est vrai… OUI…  MAIS NON ! Je n’ai plus envie. Ce n’est pas une idée ou un argument. C’est une émotion et un sentiment. Et c’est sans appel ! (Comme pour quitter quelqu’un : il n’y a rien à répondre à « je n’ai plus envie ». Pas de « je vais faire un effort », je serai plus », « je serai moins »… c’est sans appel. BASTA !).

C’était la bonne solution ? Je ne sais pas. Je sais seulement que ça m’a permis de mettre un terme à cette spirale nuisible et insidieuse. J’ai eu de la chance : je ne suis ainsi sauvé la peau ! Je n’ai pas touché le fond. Parce que le fond, ça se paie très cher en burn-out. Sur le moment et sur le long terme. Je m’en suis plutôt bien sortie. Parce que ça aurait pu être bien pire. Fermer ma boite m’a permis d’arrêter les frais : les frais physiques, mentaux et émotionnels. Peut-être aurais-je pu faire autrement : faire un break, lever le pied, changer mes habitudes… Peut-être… A ce moment-là, une seule issue me paraissait possible et juste : FERMER MA BOÎTE.

J’ai récupéré quelques mois d’allocations-chômage puis j’ai vécu pendant un an avec mon PEL que j’ai vidé. C’est ça aussi la réalité du burn-out des entrepreneurs/euses : si on s’arrête de bosser, on vit comment ?? Et avec quoi ??

 

À LIRE :
PARTIE 1 : LES 7 FACTEURS
PARTIE 3 : LES 7 APPRENTISSAGES

Moi, Ka di F., 48 ans, entrepreneuse, burnoutée

Le burn-out toucherait 2 salariés sur 10 selon une étude Think réalisée en 2015. Mais le burn-out (ou épuisement professionnel) n’est pas seulement un fléau salarié. Le burn-out touche les étudiants, les jeunes mamans et… les entrepreneurs/euses. La preuve : ça m’est arrivé. Récit de Ka. di F., 48 ans, entrepreneuse, burnoutée. PARTIE 1 : POURQUOI ?

 

Quoi ??? Quand on monte sa boîte, on y fait bien ce que l’on veut !!! Comment peut-on être sujet/te au burn-out quand on est entrepreneur/se ? C’est une question ô combien pertinente ! A laquelle je n’ai pas la réponse. Je peux seulement et simplement témoigner de ma propre expérience. Comment j’ai fermé ma première boîte après 2 ans et demi d’existence au moment même où arrivaient ce que j’attendais depuis la création de Mikado & Co : les appels entrants (Vous avez trouvé mon offre de team building sur internet ?? Comme ça ? Sans me connaître ? Whaaaaa !!!!!!), les propositions de partenariats (J’attendais ça depuis des mois : co-créer des offres d’accompagnement avec d’autres cabinets) et des demandes de clients pour de nouvelles missions (Hum… Ça vous a plu ? Vous en demandez encore ??). J’ai fermé Mikado & Co en septembre 2013. Raison : burn-out.

 

 POURQUOI ??  C’EST PARTI POUR LES 7 FACTEURS qui m’ont fait exploser en vol !

 

FACTEUR 1 : I CAN DO IT!

Passer de salariée dans le monde de la direction de projets informatiques à indépendante dans le secteur du conseil et de la formation revient à monter 2 marches à la fois. Et 2 marches à gravir en même temps… c’est trop haut ! J’ai créé Mikado & Co dans un secteur où personne ne me connaissait ! Si je disposais de solides bagages pour me lancer dans ce métier (en termes de formations, de pratiques d’accompagnement et de connaissance du monde de l’entreprise), qui le savait à part moi ? Personne !

J’ai observé mes pairs (formateurs/trices, coachs, consultants/tes) et la manière dont ils s’y étaient pris pour monter leur petite-entreprise : ils/elles avaient tous/toutes débuté en étant que prestataires dans un cabinet/boîte de formation. Pour deux raisons : celle de se faire connaître dans le milieu et de gagner leurs galons ET celle de se faire connaître par les participants et leur entrentreprise.  J’ai bien commencé à travailler pour des cabinets qui me « prestaient » chez leurs propres clients pour animer des formations clé-en-mains mais j’ai surtout développé très rapidement mes programmes-à-moi ! Et comme j’ai une éthique, moi, Môssieur, je n’en ai surtout pas parlé aux participants et clients des formations que j’animais (normal… je le faisais pour le compte des cabinets qui m’employaient… et même si je n’étais pas une de leurs employées, c’était tout comme pour moi : je ne vends pas ma came dans le dos de mes clients !).

Je m’étais ainsi défini une barre à franchir bien haute : en 2 ans, je devais avoir réalisé ce que mes pairs avaient mis 5 ans à faire. Pourquoi ? Parce que I CAN DO IT ! Pas parce que je suis plus douée que les autres ! Parce que les allocations de retour à l’emploi (le chômage, hein !) couvraient cette période et que si je travaillais beaucoup et bien, ça devait le faire ! Quoi ?? Qui a parlé de petite voix intérieure ?? Quoi ?? Sois parfaite ?? Fais des efforts ?? Désolée… je ne vois pas de quoi vous parlez…

Et petite cerise financière sur le gâteau : à cette époque, la création d’une entreprise permettait de recevoir 15 mois MAXIMUM d’allocations. Alors… sans être docteur en mathématiques, une personne normalement constituée et dotée d’un solide bon sens paysan aurait créé son entreprise à quel moment ? Attention pour les non-matheux, on s’accroche sur la démonstration suivante : 24 – 15 = 9 mois. Il est pertinent de créer son entreprise au 9ème mois de sa période de chômage. Pourquoi ? (Oui, j’en rajoute pour ceux et celles que j’ai perdus en route…) 9 mois comme auto-entrepreneur par exemple PUIS 15 mois à la tête de son entreprise = 24 mois avec l’assurance d’avoir une rentrée d’argent mensuelle. Trop simple. Trop facile. Moi, j’ai monté une SASU dès le début. 15 mois de couverture et BASTA ! Et une SASU, ÇA-SUce en termes de charges et autres cotisations…

 

FACTEUR 2 : JE VEUX QUE CE SOIT PARFAIT !

J’ai construit Mikado & Co comme la petite boutique parfaite de quand-on-joue-à-la-marchande-quand-on-est-petite. J’ai écrit des programmes, des formations, des solutions d’accompagnement collectif, des coachings individuels à thème (pour les managers, pour les commerciaux), des solutions de team-building. Non seulement, j’ai présenté le contenu, les objectifs, le dispositif pédagogique et les modalités de tous ces produits mais j’ai aussi écrit le contenu !!!! Oui, Môssieur !!!! Le contenu !

Et je ne voulais pas parler de mon projet avant que tout soit bien fini et joliment présenté sur les rayons de ma petite boutique « Mikado & Co ». J’attendais le moment de son inauguration. Une sorte de vernissage pour sortir du bois et dire au monde : ENTREZ, C’EST OUVERT !

Autant vous dire que ce processus est une aberration créative à 2 titres : tout d’abord, je construisais ce que je pensais être opportun (sans demander à mes clients ou à mes prospects ce que EUX voulaient) puis je définissais tout de suite un produit fini à livrer (sans penser « agile » en livrant de manière itérative un produit évolutif).

Quand je regarde le dossier « MIKADO & CO » sur mon Mac, je suis effarée (et époustouflée, j’avoue) de TOUT ce que j’ai produit. WTF !!!!! Mais où ai-je puisé toute cette énergie et cette créativité ? Aujourd’hui, je peux vous le dire : dans la fraîcheur et l’enthousiasme des 18 premiers mois. Parce que la dernière année s’est plutôt passée en mode « poubelle » !

 

FACTEUR 3 : JE BOSSE SEULE SUR LA TABLE DE MA CUISINE

Qui dit « indépendante », dit… « indépendante » ! Non ? Et bien, moi, Môssieur, je bosse SEULE sur la table de ma cuisine. Et j’en concocte des choses ! Oh que oui ! Je passe la journée seule comme un rat (de bibliothèque) et je bosse-bosse-bosse.

Quand tout va bien, c’est parfait. Et ça correspond même plutôt bien à mon caractère solitaire d’ours des montagnes (j’ai un côté très animal finalement… hum…). Mais quand le doute arrive, la fatigue se fait sentir, la pression monte… l’ours est toujours seul face à son destin (un peu comme Sisi mais sans sa tripotée fraternelle et son Papi Li). Et c’est là que ça pique un peu…

L’isolement est un facteur de stress important et un des paramètres qui peut conduire au burn-out. Être entouré(e) permet de relativiser une situation, de demander et d’obtenir de l’aide, de partager des situations similaires et à minima d’adresser son mal-être à autrui. Les neurosciences valident ce modèle vertueux de tissu social et le bénéfice presqu’immédiat de mettre en mots ses maux émotionnels.

J’ai juste oublié qu’être « autonome » et « responsable » ne veut pas dire « indépendante ». Être adulte, ça veut dire être « responsable » et « autonome ». Certainement pas « indépendant ». Parce qu’être adulte, ça veut dire « savoir demander de l’aide ».

 

FACTEUR 4 : JE CHARGE (TROP) LA MULE

Mikado &  Co a été le théâtre de beaucoup de missions et beaucoup de clients. Peut-être que vous connaissez cet adage de l’entrepreneur : « on ne sait de quoi demain sera fait ». Mais on sait bien de quoi aujourd’hui est fait : accepter cette mission qui s’offre à nous. Parce qu’on ne sait jamais…. Et puis, ne dit-on pas que les 2 premières années de création d’une boîte sont synonymes de « travailler comme un chien » ? Ben oui, parce que sinon, c’est le couperet de la 3ème année ! Oui, Môssieur, celui du retour de bâton « Trésor Public » qui fait même fermer des boîtes qui fonctionnent !!! Oui, qui fonctionnent ! Mais qui n’ont pas assez de trésorerie pour honorer ses charges et cotisations. Alors : engrange les missions ! Tout ce qui est pris n’est plus à prendre.

En avant les missions et les échéances courtes ! En 2012 et 2013, mon compagnon et moi avons beaucoup voyagé : chaque voyage en avion, chaque attente dans un aéroport, chaque respiration dans un trajet étaient rentabilisés. Une aubaine pour compléter un Powerpoint, pour écrire un déroulé de formation, pour finaliser un support, pour construire une formation from scratch. Si j’avais réussi à préserver les vacances comme des parenthèses ressourçantes et reposantes, je me réservais le droit de définir toutes les transitions entre la table de ma cuisine et les rues de San Francisco, les plages de Hawaï ou les montagnes italiennes, comme des moments dédiés au travail. Et quel travail !!!! Une somme considérable ! Que je ne rentabilisais pas forcément : dans le métier de formateur, de consultant ou de conférencier, il y a les « one-shot » (on crée, on produit et on livre une solution pour un client et basta !) et les « to-be-recycled » (pour un client, on crée, on produit et on livre une solution dont le contenu pourra être ré-utilisé pou une autre mission ou pour un autre client). A cette époque, j’ai beaucoup produit des « one-shot » : beaucoup de travail avec un rentabilité niveau zéro… Pfffff… je suis fatiguée rien qu’en l’écrivant ! Et bien en deçà de mon état de fatigue grandissant de l’époque.

 

FACTEUR 5 : J’AI ÉTÉ CAUSETTE DANS UNE VIE ANTÉRIEURE

Mikado &  Co a été le théâtre de beaucoup de missions, beaucoup de clients et… beaucoup de temps perdu ! A force d’animer des formations et d’accepter des missions, je m’éloignais de mon objectif : devenir entrepreneuse pour proposer MES OFFRES. J’étais en train de devenir formatrice et consultante.

Parenthèse pour toi, Happy Brany qui lit cet article avec intérêt et attention : dans le monde idéal, c’est bien ce que j’aurais dû définir comme objectif premier = devenir formatrice et consultante. Faire ce métier pendant 2 ou 3 ans PUIS monter ma boîte-à-moi. Je te rappelle cependant que ce N’EST PAS l’objectif que je m’étais fixé. Mon objectif : développer ma boîte-à-moi. La preuve : j’ai monté une SASU qui me coûte cher. J’ai même décroché le graal de tout formateur qui se respecte : l’agrément et le numéro de formateur !!!!!

J’ai perdu de vue mon objectif : développer un accompagnement différenciant et innovant. Celui que j’avais en tête quand j’ai créé Mikado & Co. Je l’ai OUBLIÉ ! Je prenais des missions, des missions et encore des missions qui n’avaient d’autre d’intérêt pour moi que de « faire rentrer du cash » : mon obsession ! J’ai dû être causette dans une vie antérieure : je vivais avec la peur au ventre de me retrouver sans le sou. La dimension de précarité (certes existante) dans le statut d’indépendant me hantait.

J’ai donc beaucoup travaillé en m’éparpillant et en répandant au passage : énergie, sens, direction. En n’étant pas pour autant rassurée : je gagnais peu d’argent somme toute, m’éloignais de mon objectif de développement business et étais épuisée. Well done, baby ! Heu… d’ailleurs, baby… tu n’aurais pas un peu oublié que tu avais une rentrée d’argent mensuelle ?? Assurée pour 15 mois ? Et bien, j’avais occulté cette donnée ! Causette, un jour, Causette, toujours !

 

FACTEUR 6 : JE KIFFE LE CHALLENGE

Un de mes drivers, un des trucs qui me font vibrer, un de mes kifs absolus, c’est le challenge. Ça provoque en mois ce niveau de stress suffisant et raisonnable qui me pousse au mouvement, me donne le sourire, provoque l’excitation et fait fonctionner mon cerveau de la manière la plus rapide et pertinente possible. J’A-DO-RE !

Changer de métier répond parfaitement à cette exigence ! Comme ça tombe bien , dis-donc ! J’étais donc toujours dans cette zone de turbulences que j’affectionne. Celle qui se trouve entre la zone de confort et la zone de panique totale. PAR-FAIT ! Mais la zone de turbulences est gourmande en énergie : c’est parce que nous avons la conviction d’avoir les ressources nécessaires face aux contraintes d’une situation que nous pouvons appréhender sereinement cette situation et ne pas être sujets au stress. Je puisais donc dans ces ressources précieuses pour relever tous les défis qui m’étaient proposés. Seulement voilà… à force de toujours puiser dans ses ressources et ne jamais être dans sa zone de confort, on finit par s’épuiser… et j’ai fini par me fatiguer d’être toujours sur le pont de la performance et l’exigence.

 

FACTEUR 7 : JE « SUIS » MA BOÎTE 

On est dans les deux premières années de vie de la boîte, oui ou non ? On doit bouffer-dormir-respirer sa boîte, oui ou non ?? Heu… surtout quand on travaille sur la table de sa cuisine en fait… Il est d’autant plus difficile de séparer le temps professionnel du temps privé quand les espaces dédiés à ces temps sont LES MÊMES ! Ce mélange des genres accentue les situations du genre : « On regarde une série… mais si je finissais mon compte-rendu en même temps ? », « Mon mec ne rentre pas dîner : youppi !!!! Toi, la table de la cuisine, tu vas garder ton statut prestigieux de bureau pour quelques heures encore ! ».

Tout était mélangé ! Les espaces, les temps et moi. Une espèce de gloubiboulga Mikado-esque ! Et si je gardais précieusement les vacances (sur-place ! Pas les moments pour m’y « emporter » !) comme des trésors OFF à protéger, j’avais lâché l’affaire sur les soirées et les week-ends. Quoi ??? Mais non, ce n’était même pas une corvée : j’aimais bien chercher des photos pour illustrer une présentation en regardant d’un oeil un épisode de ma série préférée, j’adorais passer le dimanche après-midi à faire ma compta en écoutant de la musique (oui, je sais… ça étonne tout le monde… je kiffe la compta… ça me détend). J’adorais ! Et c’est bien ça le problème : quand on aime, on ne compte pas. Et petit à petit, mon cerveau a fonctionné en mode exclusif Mikado & Co : en flux tendu. Et quand on se nourrit trop d’une seule chose, on finit par être écoeuré(e) et à éclater d’en avoir trop mangé !

 

NOTE POUR VOUS, MES CHERS HAPPY BRAINIES

Je ne suis pas friande de ce genre d’exercice #moi #memyselfandi #moije #maviemonoeuvre
Cet article reprend une conférence-témoignage que j’ai animée sur l’invitation de Marina Bourgeois et Caroline Averty de Oser Rêver Sa Carrière le 12 février 2018. Invitation que j’avais déjà acceptée en juillet 2017 pour les Samedi du Burn-Out (un évènement organisé par Marina et Catherine Borie). Invitations acceptées pour une seule raison : si mon témoignage peut éviter un burn-out à un(e) entrepreneur/se, donner des clés pour identifier les prémices, informer, sensibiliser, donner des outils pour prévenir… alors ça vaut le coup de mettre de côté ma pudeur et ma réserve. Merci, Mesdames ! 

Vous voulez en savoir plus sur le burn-out ? Mon histoire résonne chez vous ? Vous reconnaissez certains signes ? Elles le font bien mieux que moi parce que c’est leur expertise et leur domaine de compétences : Sandra Boré de EfferveScience et Catherine Borie.
Un article précieux de Sandra pour détecter les signes d’alerte… « Burn-out is coming » :  À LIRE 

À LIRE :
PARTIE 2 : LES 7 CONSÉQUENCES
PARTIE 3 : LES 7 APPRENTISSAGES

La motivation est une boîte de chocolats

Quand la motivation parle de récompense, de boîte de chocolats et de Forrest Gump : 3 règles à savoir pour se mettre en mouvement et mener ENFIN à bien ce projet qui nous tient tant à coeur : apprendre l’espagnol, se mettre aux abdos ou reprendre le piano. 3 règles qui sont au coeur du processus d’apprentissage. 3 règles pour mettre aussi les autres en mouvement : étudiant, pair, collaborateur et même son boss !

 

⭐⭐ RÈGLE N°1 ⭐⭐

Je ne vous apprends rien : le circuit de la récompense est impliqué dans la motivation et dans l’apprentissage. On pourrait dire que « la motivation est le processus qui transforme les récompenses anticipées en action ».

Nous, les humains, avons tendance à rechercher les sensations agréables (une carotte pour faire court) et à fuir ce qui est désagréable (le bâton). C’est grâce à ce système ô combien ingénieux que nous sommes encore en vie après 200 000 ans d’existence (respirez par le museau… je parle d’Homo Sapiens pour les puristes)

Petit rappel des principes de la motivation humaine :
– nous recherchons les récompenses externes (un diplôme) et fuyons les bâtons (une punition) : on parle de motivation extrinsèque
– mais nous, les humains, nous sommes bien plus sophistiqués que ça ! Nous créons nos propres récompenses internes : c’est le plaisir pur de l’accomplissement de la tâche et l’intérêt que chacun y trouve. L’action est alors conduite par cette seule mécanique interne : on parle de motivation intrinsèque
– il est question de circuit de la récompense : un circuit de neurones dont l’activité est au coeur des mécanismes de motivation.  Il est question de plusieurs structures cérébrales qui communiquent entre elles et sont reliées au centre de la mémoire (l’hippocampe) et au centre des émotions (l’amygdale)… Haa…. mais c’est bien sûr ! Mémoire…. Émotion… On est en plein dans les composants du processus d’apprentissage !
– il existe une autre forme de motivation (la motivation auto-déterminée)… mais on en parle un plus tard… Patience…

La récompense reçue au cours de l’apprentissage active les régions du cerveau qui libèrent de la dopamine. Et comme la nature humaine est plutôt bien faite (enfin… pour ce qui est de la motivation…), le circuit de la récompense agit à deux niveaux :
– on a tendance à reproduire une action qui a provoqué la récompense (oui, oui, c’est bien la base des comportements addictifs)
– on accorde une grande valeur à cette action (forcément, c’est CETTE action qui nous a permis d’accéder à une récompense).

 

⭐⭐ RÈGLE N°2 ⭐⭐

Quand je mange du chocolat ET quand je pense que je vais manger du chocolat : C’EST PAREIL POUR NOTRE CERVEAU ! Des travaux scientifiques montrent en effet que les récompenses reçues et imaginées engagent les mêmes circuits neuronaux. S’attendre à un plaisir procure ce plaisir.

Dans les 2 cas (récompense imaginée et récompense reçue), le système de la récompense s’active et libère de la dopamine.

Alors… vous allez me dire : « Tu es bien mignonne mais… m’accorder une récompense si j’achève une mini-mission : imaginer cette récompense avant de commencer à travailler ET profiter de cette récompense, ça revient au même ?? Ça va marcher une ou deux fois puis je vais bien comprendre l’arnaque neuronale ! »

Moi, j’aime bien quand vous me posez ce genre de questions ! Ma réponse est la suivante : la règle N°1 contient un élément de réponse, selon moi. Notre cerveau a tendance à reproduire une action qui a provoqué la récompense. Disons que nous créons un cercle vertueux basé sur le circuit de la récompense. Et c’est sans compter sur un genre de motivation qui ne semblerait pas être étayée sur le circuit de la récompense : la motivation auto-déterminée. Cette motivation a la réputation d’être la plus puissante ! Elle nous pousse à l’action pour être autonomes, pour nous sentir efficaces et utiles et pour faire partie d’un groupe. 3 besoins psychologiques fondamentaux pour nous, les êtres humains : autonomie, compétence et appartenance sociale. Encore fait-il que tout ça ait du SENS pour notre cerveau (qui, rappelons-le, est une machine à donner du sens ! Tiens.. ça me donne une idée d’article !).

Quand je vous dis que c’est bien foutu ! Nous donner l’impulsion qui va nous mettre en mouvement et nous faire passer à l’action est LA PRÉOCCUPATION essentielle de notre cerveau. Toujours… pour cette histoire de survie de l’espèce !

 

⭐⭐ RÈGLE N°3 ⭐⭐

Maman disait toujours : « La vie, c’est comme une boîte de chocolat, on ne sait jamais sur quoi on va tomber ». Et Forrest Gump n’avait certainement pas conscience qu’il était en train de dévoiler une étude suisse faite par Wilgram Schultz… Peut-être que les blockbusters américains bénéficient de budgets colossaux  parce que leur objectif est l’éducation scientifique et la transcription vulgarisée d’études en tout genre… non ?!

Partons chez « Dopamine Labs », une fabrique d’applications les plus addictives possible, créée par Dr Thomas Dalton Combs. Ce docteur en neuro-économie détient tous les secrets pour accrocher nos regards et capter notre attention.  Mais le Dr Combs est un « addictologiste » repenti : il met ses connaissances pour rendre accro n’importe quel être humain, au service d’applications qui sont bonnes pour nous. Pas de jeux, de e-shop, de plateforme de partage de photos ou de vidéos et pas de réseau social. Mais des applications « d’utilité publique » comme un planificateur de tâches à faire. Imaginez la fameuse ToDoList en mode application pour l’avoir sous la main en un clic (ou reconnaissance de l’empreinte de la patte avant ou de la frimousse). Utilité publique ?? Oui, si on considère que ce genre d’application nous permet enfin de passer à l’action et de lutter contre la procrastination. Notamment pour mener à bien un projet « feelgood » : reprendre une activité physique, faire du sport, diminuer l’utilisation des réseaux sociaux voire arrêter totalement son utilisation.

Quand une tâche est faite, l’utilisateur supprime la ligne correspondant à cette tâche. L’application le récompense de cette action par une image ou un gif animé : WELL DONE, BABY!!!! L’application intègre ainsi le principe de la récompense. Et il s’appuie également sur le cercle vertueux de l’anticipation : connaissant ce système de récompense et imaginant que je vais être gratifié(e) de cette médaille digitale, je suis plus motivé(e) à remplir ma mission (exécuter les tâches que j’ai définies).

L’application dont nous parle le Dr Combs est encore plus subtile et puissante… « La vie, c’est comme une boîte de chocolat, on ne sait jamais sur quoi on va tomber. » Et c’est parce qu’on ne sait pas sur quoi on va tomber que le plaisir de la récompense est plus intense !!!! L’application récompense « aléatoirement » : pas de corrélation logique entre un « BON POINT » sous forme d’image ou de gif ET la nature de la tâche réalisée, sa durée, sa difficulté ou le nombre de tâches successives réalisées. ALÉATOIRE !

En cas de SURPRISE et à récompenses égales, le plaisir est plus intense : les neurones dopaminergiques envoient une bouffée de signaux électriques plus importante.

 

⭐⭐ ET MAINTENANT ?? ⭐⭐

Chers Happy Brainies, vous en savez un peu plus sur le principe de la motivation, de la récompense et des boîtes de chocolats. Ce n’est pas moi qui le dis : c’est notre cerveau (et des neuro-scientifiques qui connaissent la bête!). Moi, ça me fait penser à plein de manières concrètes d’exploiter ce mode de fonctionnement et d’imaginer des stratégies motivationnelles. ET VOUS ? Qu’avez-vous imaginé comme applications pratico-pratiques dans la vraie-vie ?