Le cerveau apartheid

Cher cerveau, parfois, je ne te comprends pas… Tu es capable de déployer des trésors d’ingéniosité dans la sphère privée et tu te brides dans le monde professionnel… Tu cherches des solutions professionnelles alors qu’elles existent déjà. Juste là : dans la sphère privée de ton existence. Stop à l’apartheid des neurones ! Pour gagner en créativité, en compétences et en plaisir.

Je suis l’heureuse « prof » de certains cours pour « apprendre à apprendre « . J’anime des ateliers sur l’attention, la mémoire, la motivation, la gestion du stress et de la pression des examens… dans des écoles post-bac. Pour certaines de ces écoles, les étudiants doivent rendre un devoir à l’issue de ces modules. Pas question de leur demander un topo sur ce que je leur ai présenté !
Parce que :
1- je trouve que c’est d’un ennui crasse d’avoir à restituer ce que l’on est censé avoir appris… en dehors d’un devoir sur table, cela consiste, ni plus ni moins, à reprendre les notes que l’on a prises en cours et à en faire un joli document à mon attention. Intêret 0 – Ennui 1
2- ces ateliers proposent une méthodologie pour mieux apprendre. Au delà de la compréhension du fonctionnement du cerveau (quand on cherche à se concentrer, quand on mémorise, quand on procrastine….), il est question de stratégies simples et facilement applicables pour se concentrer et rester concentré(e), mémoriser le plus d’informations en un minimum de temps et les garder en mémoire le plus longtemps possible, booster sa motivation et lutter contre la procrastination, prévenir et gérer le stress (tout au long de l’année scolaire, pendant les périodes de révision et juste avant un examen ou une soutenance)… Vous me connaissez un peu : je suis super pratico-pratique ! Si mes ateliers reposent pour 1/3 sur le compréhension des mécanisme cognitifs et 2/3 sur des outils pratiques, ce n’est surement pas pour demander aux étudiants un topo académique sur ce qu’ils ont compris du ou des atelier(s).
3- qui dit outils pratiques… dit « pratique » ! Pratique ou expérimentation de ces outils. Moi, ce que je demande, c’est un rapport d’expérimentation : Quelles sont les 3 notions qui vous ont marqué(e) et que vous avez retenues ?Quel(s) outil(s) avez-vous expérimenté(s) ? Quel est le bilan que vous tirez de cette expérience ?

Et comme je suis pour un taux maximum de kif pour élaborer (je fais référence aux étudiants) et découvrir (je parle de moi !) ce rapport d’expérimentation, je propose aux étudiants la forme suivante :
– quelques lignes écrites : une page grand grand maximum ! Pourquoi ? Parce qu’au delà d’une page, personne ne lit et tout le monde s’ennuie !
– une bande dessinée
– un stecknote
– une chanson
– une vidéo…

« Une video ?? C’est-à-dire ?? »

Toi, le cerveau qui fait des Snap de folie, qui te déchaîne comme un pro sur Musical.ly, qui met en ligne des tutos dignes des plus grands YouTubers et qui monte des videos (avec l’appli de ton téléphone !!!) qui ressemble à des trailers d’agence de pub, qui maîtrise comme un community manager les lives Facebook ou Insta(gram), qui produit de petits bijoux animés avec PowToon….
Toi, le cerveau qui a cette compétence presque naturelle de te mettre en scène pour ton réseau, qui le fait avec un facilité et talent, qui sait cadrer et prendre la lumière comme si c’était instinctif et qui est carrément doué dans cet exercice…
Toi, cher cerveau… tu bloques.
Refus d’obstacle en terme hippique.
Gros bug en terme informatique.
« Les fils qui se touchent » en terme électrique.

« Mais c’est pas pareil ! »

MAIS COMMENT ÇA, C’EST PAS PAREIL ???

Alors là, cher cerveau, je ne comprends pas… Tu as un talent fou !!! Tu es plus que doué et tu voudrais te priver de cette  habileté ? Parce que ? Parce que… excuse-moi, je ne t’entends pas… Parce que c’est pas pareil… hum, hum… Parce que c’est dans la vie perso que tu sais faire tout ça ? Oh malheur… va falloir tout y r’prendre, comme on dit chez moi.

Comment arrive-t-on à se limiter autant ? Comment fait-on pour nous museler de la sorte ? Parce que cette anecdote qui m’a frappée ne concerne pas seulement  les étudiants d’une vingtaine d’année. Elle me concerne moi aussi. Peut-être vous concerne-t-elle vous aussi ?

 

On est prisonnier du domaine dans lequel nos compétences, aptitudes, capacités sont nées ou se sont développées. Une porte pour les relations amicales et amoureuses, une porte pour le monde professionnel et une porte pour les passe-temps et autres hobbies. On peut imaginer plein d’autres portes ouvrant sur d’autres domaines soutenant toujours une profonde dichotomie : LE PRO et LE PERSO !

Comment imaginer que l’on soit si peu enclin à mettre du « ET » dans l’usage de nos capacités ? Pourquoi est-on si sensible à une vision exclusive de nos compétences ? C’est une compétence pro « OU » perso, c’est un savoir-faire pro « OU » perso, c’est une aptitude pro « OU » perso.

 

 

La faute à qui ?? La faute à quoi ??

Certainement à un système éducatif qui laisse peu de place à la créativité. Peut-être. Sûrement. On aurait été si marqué(e) par ce carcan dans son métier d’élève puis d’étudiant(e) qu’on en porterait les stigmates dans sa vie professionnelle de « grand(e) ». Peut-être. Sûrement.

Dis donc, cher cerveau, faudrait voir à reprendre le contrôle ! Ce n’est pas ce qui t’est arrivé qui est important, c’est ce que tu en fais ! Et il est temps de te révolter contre cet apartheid cognitif !!!! 

L’étonnement passé, cet échange avec ces étudiants m’a permis de prendre conscience de mon propre mode de fonctionnement. Et moi ? Suis-je l’exemple même de cette libération cérébrale ? Hum… Beaucoup plus qu’avant, certes. Mais peut-être pourrais-je aller encore plus loin dans la mise en commun de ce que je sais faire. Mettre en commun, Réunir, Unifier…. LIBÉRER ! ( « Libérééérééééeeee….. Délivrééééeeee ») Libérer mon cerveau d’un cloisonnement appris, imposé, imagé. OSER !!!!!

Alors… mes chers Happy Brainies, cessons de compartimenter, de diviser et de séparer : nos compétences ne sont dédiées pas à un seul domaine. Elles existent. tout simplement. Et elles nous donnent une puissance immense en ouvrant un champ des possibles. Des possibles créatifs et performants. 

 

 

Interview du Docteur Nadia Medjad – PARTIE 1

Boîte Crânienne a eu le plaisir d’interviewer le Docteur Nadia Medjad.

Médecin de formation, elle est experte en management du stress et de l’attention à l’ère digitale, co-auteure de « NeuroLearning – Les neurosciences au service de la formation » (Editions Eyrolles).

Nadia Medjad est LA spécialiste en France de la neuro-pédagogie appliquée aux adultes.

 

 

Dans cette PARTIE 1, notre invitée répond à 2 questions : 
– Qui est-elle  ? Nadia nous parle de son parcours professionnel et de ce qui l’a amenée à s’intéresser aux mécanismes du stress, à sa prévention et à sa gestion.
– Pourquoi s’est-elle tournée vers les neurosciences ?

 

ENVIE D’EN SAVOIR PLUS SUR NADIA MEDJAD ? Les PARTIES 2, 3 et 4 sont disponibles ! À VENIR…. LA FIN DE L’INTERVIEW :

PARTIE 2 : À VISIONNER ICI
– Comment est née l’idée du livre « NeuroLearning » ?
– Quelles sont les 3 idées à retenir ?

PARTIE 3 :  À VISIONNER ICI
Une révélation ? Une info choc dans ce livre ??

PARTIE 4 : À VISIONNER ICI
Quelle est la journée type de Nadia Medjad ?

PARTIE 5 : Quels sont les projets et son actualité ?

 

 

Je travaille en musique

🎵🎶 Travailler en musique : ✅ ou ⛔️

Notre cerveau ne sait pas faire 2 choses à la fois : nous ne sommes pas multi-tâches. Même nous, mesdames ! 💃🏻

Etre attentif, c’est engager toute son énergie mentale pour une tâche donnée à un moment donné. Ce mouvement cognitif unilatéral et unique explique que l’objet de notre attention ne peut être qu’unique. ON NE PEUT SE CONCENTRER QUE SUR UNE SEULE CHOSE À LA FOIS.

Notre concentration se dilue quand nous travaillons en musique : notre attention se porte en alternance sur notre travail ET sur la musique. Une sorte de zapping attentionnel incessant : MUSIQUE-TRAVAIL, MUSIQUE-TRAVAIL… 

Alors… ✅ ou ⛔️ ?

Il faut être conscient que notre attention perd en qualité quand nous travaillons en musique. Quels sont les effets délétères de ce zapping attentionnel ? Une fatigue plus importante, une vitesse d’execution ralentie et un taux d’erreur plus important. Ce switch cognitif a un coût !

 Alors… pourquoi travailler en musique ??  Il faut s’interroger sur sa motivation à le faire…

Pour moi, travailler en musique a 2 avantages : 

1️⃣ en fond sonore (c’est-à-dire à un niveau sonore très faible), la musique est la signature acoustique de mon environnement de travail. Je travaille chez moi : allumer la radio est le top-départ d’une journée ou session de travail. La musique est mon signal nécessaire de transformation de l’espace.

2️⃣ plus fort ! En mode “bar parisien du jeudi soir”, la musique est mon moyen de lutter contre la procrastination ! Et oui, je trompe ainsi mon cerveau qui n’a aucune envie de travailler ! Pour en savoir plus sur cette ruse de sioux 👉🏻 C’EST ICI  !

Alors… même si je perds en qualité d’attention, écouter de la musique m’apporte un bénéfice plus important. La musique pose un cadre essentiel à mon objectif de travail 🚀🌟

http://www.pepper966.gr/player/

Moi, c’est MUSIQUE ON !!!! 🎵🎶✅

Mais pas n’importe laquelle ! PEPPER : THE best radio grecque ever ! ❤️

Parce que malgré mes séjours en Grèce, je ne comprends rien d’autre que « bonjour », « merci », « c’était très bon » et « au revoir » ! Je ne cherche pas à tendre l’oreille pour comprendre ce qui se dit comme je le ferais pour une radio anglaise par exemple. Les mots sont une mélodie instrumentale. Et les chansons, un rythme connu et habituel qui se répète chaque jour.

🎶🎵 ET VOUS ??? ✅ ou ⛔️

Gaël Chatelain a changé ma vie

Gaël Chatelain a changé ma vie. J’ai réalisé avec Bob, le pire manager ever-all-over-the-world, que je me racontais des histoires depuis des mois… et que j’allais finir par exploser en vol (dis donc… Boîte Crânienne, on l’a pas déjà vécu, cette scène ?!) ou m’étioler comme une fleur fanée (et à mon âge, c’est moche !).

 

            POUR LIRE L’ARTICLE

 

En juin dernier, j’assiste à la MasterClass “Mon boss est nul mais je le soigne” : EN SAVOIR UN PEU PLUS…

Et je m’arrête sur le même sujet qui a retenu mon attention à la lecture du livre : le SNOOZE !

Le SNOOZE, c’est cette petite touche sur un réveil (ou tout ce qui fait office de réveil) pour grignoter 5 ou 10 minutes de rab ensommeillé.

 

 

 

J’ai bien conscience que cette stratégie, qui crie à la face de mon réveil : “Noooon…. Pas déjà !!!! Pas maintenant !!!!”, est un leurre cognitif de repos supplémentaire. Notre cerveau, à l’écoute du réveil, émet tous les signaux de réveil du corps… et de l’esprit ! Se rendormir pour 5-10 minutes n’apporte que confusion chimique et zapping physiologique. Nous sommes sur une alternance ON-OFF qui ne prolonge pas le repos et ne recharge nullement nos batteries. Ce serait même tout le contraire ! Et c’est bien dommage de commencer la journée comme ça !

Donc… oui, j’ai conscience que “neuroscientifiquement parlant”, la snoozeuse que je suis, commet une énooooooorme erreur. Seulement voilà… moi, depuis quelques mois… j’ai trop la fatigue, le matin ! Et je peine à me lever quand mon Iphone fait retentir un son de cloches pour me sortir du lit.

J’écoute attentivement Gaël Chatelain… “MOTIVATION”… se lever dare-dare, sans snoozer, serait le signe d’une motivation accrue pour aller faire ce qu’on a faire en cette nouvelle journée. Attendez un moment, M’sieur Chatelain… si je snooze, c’est que je n’ai pas envie de ce qui m’attend, c’est que mon programme de la journée ne me stimule pas assez pour un réveil MERINOS ??!!

Heu… je ne suis pas d’accord, moi ! Je m’insurge ! Boîte Crânienne, c’est mon choix ! Et je construis mes journées comme je veux. Alors autant vous dire que je kiffe grave mes journées de travail et leur contenu ! D’ailleurs, parfois je ne suis d’accord avec certains des concepts que vous défendez alors… pourquoi pas celui-ci ?

… … … J’écoute la suite… hum… hum…. …

Attendez… Attendez… le bougre ! Mais c’est qu’il aurait raison, M’sieur Chatelain ! On snooze quand on n’a pas envie de se lever. On ne snooze pas parce qu’on est fatigué(e). WTF !!!!

Non, non ! Je ne me suis pas laissée retournée comme une crêpe par l’effet Master Class. C’est mal me connaître ! J’ai des convictions, moi, Môssieur ! Non… c’est le foot qui m’a convaincue…

Gaël Chatelain imagine un dialogue avec Bob qui aime le snooze et n’en démord pas. Il lui demande s’il aime le foot. Bien-sûr que Bob aime le foot : c’est son côté “Droit au but” qui explique qu’il ne prend pas le temps de dire bonjour ou de sourire, qu’il a l’empathie d’un caterpillar et une qualité d’écoute proche de celle d’une boîte de conserve. Alors… Bob… “imagine que tu sois invité à prendre un petit déjeuner avec l’équipe de France à Clairefontaine, tu aimerais ?” Bob, il adorerait ! Et pour le coup, il serait capable de se lever à 6H45 et de ne pas snoozer ! Pourquoi ? Parce que “c’est pour un truc que j’adore” !

Un truc que j’adore… Un truc que j’adore… Holy Shit !!!!

Certes, je suis fatiguée depuis des mois mais ce n’est pas l’unique raison du snooze quotidien. Je suis fatiguée de ce que je fais. Et ce que je fais ne me donne plus envie de me lever le matin. Je l’ai compris en m’imaginant devoir me lever pour prendre l’avion pour Bali, pour animer une conférence devant 500 personnes, pour passer la journée avec une amie, pour tourner des videos, pour partir en bateau avec le Cap’tain, passer la journée à Lisbonne avec mon chéri, pour écrire.

Un point commun : LE PLAISIR !!!! Des synonymes de kif absolu qui me poussent hors du lit (avec le sourire en plus ! Si, si !)

C’est moi qui choisis de quoi est faite Boîte Crânienne. C’est moi qui choisis mes missions et mes clients. Un burn-out m’a permis de me concentrer sur CE QUE JE NE VOULAIS PAS/PLUS FAIRE. Bob me permet de me concentrer sur CE QUI ME FAIT KIFFER !!!!

C’est quoi, un kif ? Dis-y, Florence Servan-Schreiber !
« Kif, [kif] n.m :
 instant, situation, interaction, événement, perception ou émotion provoquant une sensation d’agrément, d’aise, d’amour, d’amusement, de bien-être, de bienfait, de chance, de création, de bonheur, de conscience, de complicité, de charme, de contentement, de délectation, de gourmandise, de distraction, de sens, de connexion, d’euphorie, d’expression, de fantaisie, de félicité, de grâce, de gaîté, de joie, de jouissance, de récréation, de satisfaction, de volupté pour lequel on éprouve de gratitude. »

Je ne peux plus continuer en trainant les pieds le lundi matin, en attendant les vacances trop rares et en serrant les dents parfois. Comment en suis-je arrivée là ?? Je me suis perdue ! En ce début d’année 2017, j’ai perdu l’antenne du bonheur ! Ou plutôt celle du bien-être au travail pour rendre hommage au créateur de Bob.

Je suis rentrée de vacances estivales et de très longues semaines de diète digitale avec un mot d’ordre pour les mois à venir : PLAISIR !!!!

J’ai conservé des missions qui sont rigoureusement les mêmes que celles qu’elles étaient quelques mois plus tôt. Et pourtant… elles sont totalement différentes ! Parce que je les VRAIMENT choisies. Je porte un regard bienveillant sur leur contenu et prend plaisir à les accomplir.

J’ai éliminé ce qui “devait être fait parce que c’est bien pour le business”. Et c’est toujours très bénéfique pour le business mais ça me “gave velu”, comme on dit chez moi ! Et moi, quand ça me “gave velu”, je ne suis pas au top de ma performance.

Je me concentre sur 2 projets qui me font grave kiffer !!!!! Qui me donnent le sourire, qui me rendent créative et pertinente et… qui me font me lever le matin ! (2 projets ? 2 projets de quoi ? Dis donc, Boîte Crânienne, t’as intérêt à nous en dire plus vite-vite-vite ! Oh, le pauvre teasing… )

Alors…
Merci Bob pour cet éclairage footbalistique qui a changé ma vie professionnelle.
Merci Monsieur Chatelain ! Vous ne le savez pas mais vous m’avez remis sur les voies : celles du plaisir au travail.