Entraîner l’Esprit Singe pour méditer

Méditer, c’est entraîner l’Esprit Singe. Dompter la part de notre esprit qui saute d’idée en idée, qui ne tient pas en place, qui s’accroche à une pensée comme un singe s’agrippe à une branche et qui est toujours en mouvement. Comment faire pour que ce Singe devienne sage et attentif ?

 

Quand on débute la méditation, on imagine parfois qu’il est question de faire le vide, de ne penser à rien et de ne rien ressentir. Pour Christophe André, la pleine conscience est la qualité de conscience qui émerge lorsqu’on tourne intentionnellement son esprit vers le moment présent. C’est l’attention portée à l’expérience vécue et éprouvée :
– sans filtre (on accepte ce qui vient)
– sans jugement (on ne décide pas si c’est bien ou mal, désirable ou non)
– sans attente (on ne cherche pas quelque chose de précis).

Nous avançons ainsi dans notre compréhension de la méditation : méditer, c’est donc être présent à ce qui est ici et maintenant.

Etre présent à ici et maintenant… être totalement engagé dans le moment présent… Ok… mais, moi, je suis assaillie par des pensées (la liste des courses au Monoprix, le prochain post à écrire, un mail à écrire…) ! C’est normal ? Et surtout, je fais quoi, moi, pour méditer ?

Mingyur Rinpoche, un maître et moine bouddhiste parle du Monkey Mind : l’Esprit Singe qui nous distrait en nous alimentant de pensées intruses et de sensations parasites.

Que faut-il faire ? Museler notre Esprit Singe ? Le combattre ? L’oublier ? Lui donner des bananes ?

Mingyur Rinpoche nous donne des clés dans cette vidéo :  avec humour et légèreté, il démystifie la méditation et nous explique comment apprivoiser l’Esprit Singe pour méditer n’importe où et n’importe quand. Même pour le temps d’une respiration !

La recette pour entrainer l’Esprit Singe à devenir calme et attentif :  l’occuper lui donnant une tâche à faire.
Monkey Mind Mission = être attentif à la respiration.

J’aime l’approche simple et rassurante de Mingyur Rinpoche :
– nous pouvons méditer quelques secondes, quelques minutes… le temps d’une respiration ou de deux respirations…
– nous pouvons méditer n’importe où : en réunion, le temps d’un café ou d’un thé..
– il est normal que des pensées arrivent en toile de fond : nous ne devons pas nous en soucier et rester concentrés sur notre souffle.

Je vous propose de regarder et d’écouter Mingyur Rinpoche dans cette courte vidéo. Je ne l’avais pas trouvée avec les sous-titres en français : je les ai ajoutés pour vous, les Happy Brainies !

Comme par magie, le Singe s’assagit pour devenir calme et attentif… Calme et attentif comme une Grenouille ! Et vous pouvez alors méditer n’importe où et n’importe quand !

Et les grenouilles,  c’est PAR ICI !

 

Vous souvenir des prénoms et des noms

« Comment faites-vous pour vous souvenir de mon prénom et de mon nom ? Vous m’avez vue une fois il y a 4 ans… Enfin, vous m’avez croisée seulement et vous vous souvenez de mon nom… Je suis épatée ! »

Moi, j’ai une très mauvaise mémoire des noms… et pourtant je ne souffre ni de prosopagnosie (trouble de la reconnaissance des visages), ni d’anomie (incapacité à nommer des personnes), ni de manque d’intérêt pour mes congénères. J’ai simplement une très mauvaise mémoire des noms alors que je reconnais le visage des personnes qui les portent.

Il est question de mémoire dans cette marque de considération que nous voulons donner en appelant une personne par son prénom et son nom. Une attention respectueuse et bienveillante qu’il est important pour moi de manifester.

Alors j’ai trouvé un moyen de mémoriser le prénom et le nom des personnes que je rencontre.

Je vous livre un outil mnémotechnique que j’utilise et qui fait appel à un des leviers mnésiques les plus puissants : donner un sens aux informations que l’on doit retenir. Le sens le plus personnel, le plus créatif et le plus émotionnel possible.

 

nadia-medjad

Imaginez que vous rencontrez le docteur Nadia Medjad en décembre 2010.

Le docteur Medjad est médecin de formation, passionnée de neurosciences, experte en management du stress et de l’attention à l’ère digitale.  

Comment ancrer son prénom et son nom dans votre mémoire ?

 

 

Nadia-Medjad


Son prénom
: elle porte un sautoir à grosses perles rouges qui me font penser à une danseuse russe.
Russe… NADA… Nadia !

Son nom : le docteur Medjad met l’accent sur le fait qu’aujourd’hui, on connait mieux le fonctionnement du cerveau mais jamais totalement.
Mais jamais… « Mais-Ja »… Medjad

Sa formation : à la place du micro qu’elle tient à la main, j’imagine un stéthoscope.
Stéthoscope… Médecin !

Son domaine d’intervention : ses cheveux frisés et volumineux me font penser à un cerveau.
Cerveau… Neurosciences ! 

Notre date de rencontre : Noël est bientôt là et ses boucles d’oreilles rondes me font penser à des boules de décoration de sapin. Les zéros de la date m’évoquent ces mêmes décorations et le « 1 » représente le sapin.
Noël… 010… décembre 2010 !

 

Vous que j’ai rencontré(e)s ces dernières années, je dois vous avouer deux choses :
– Je vous mets ainsi en scène pour me donner une chance de me souvenir de vos prénom et nom. Je fais toujours un petit dessin pour illustrer cette mise en scène, ne serait-ce qu’un seul élément : un sapin, un nuage, un téléphone.. Ce dessin, même très simple, me sert d’indice pour retrouver l’histoire que j’ai imaginée et ancrer ainsi votre nom dans ma mémoire.
– Je retiens surtout votre prénom. Il est rare que j’arrive à me souvenir des noms de famille. Mais j’y travaille !

Alors… les Happy Brainies , si vous avez « une mauvaise mémoire » des noms et que vous avez envie d’appeler une personne que vous reconnaissez, essayez ce moyen mnémotechnique !

Et si vous avez un truc-à-vous pour vous souvenir des prénoms et des noms, je suis preneuse !

 

Crédit Photo : Harcourt Studio
Dessin : Boîte Crânienne

En 2017, j’arrête !

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J’arrête les « pas de problème », « pas de souci », « ne t’inquiète pas ».
!!!!!!! STOP !!!!!!!
Parce que le cerveau ne comprend pas les négations. Parce que ces phrases le mettent en alerte rouge.

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Vous ne me croyez pas ? Et pourtant vous en avez très certainement fait l’expérience vous-mêmes.

Vous avez certainement fait l’expérience d’un examen médical. Si vous êtes un être humain de plus de 15 ans, il y a fort à parier que vous avez au moins subi une prise de sang au cours de votre vie. Vous souvenez-vous alors des mots qui sont prononcés juste avant un acte médical ?

Généralement, nous nous entendons dire : « Ne vous inquiétez pas, ça ne va pas faire mal, ça ne va pas durer longtemps ». Quelle est l’intention du médecin ou de l’infirmière qui prononce ces mots ? Son intention est de nous rassurer et de diminuer notre niveau de stress afférent à cet acte médical (prise de sang, injection, ponction, changement de pansement, radiothérapie….). Noble intention que celle de vouloir nous rassurer et rendre cet acte le plus confortable possible et le moins pénible possible.

OR le choix des mots ne nous permet pas de nous sentir plus détendus, plus confiants et plus rassurés. Pourquoi ? Parce que notre cerveau ne comprend pas les négations. Quand il entend « Ne vous inquiétez pas, ça ne va pas faire mal, ça ne va pas durer longtemps », il comprend « inquiétez », « mal », « longtemps ». Ces mots sont des facteurs de stress déclencheurs d’alerte rouge. Notre organisme se met en mode « défense » face à une agression extérieure.

 

Vous suivez Boîte Crânienne ? Alors vous connaissez FFF ?
Non, pas la Fédération Française de Fonck ! (vous avez bien lu, c’est FONCK comme funk + rock).
FFF comme les 3 modes de réaction à un facteur de stress dans cette phase d’alerte :

FIGHT : vous êtes dans une dynamique de combat et vous réagissez de manière agressive
face au facteur de stress ou à l’agresseur. En l’espèce, vous serez  donc du genre à hurler
sur le personnel médical pour décharger votre colère, voire à tenir des propos véhéments et
faire preuve d’une certaine violence (verbale ou… physique !). Vous pouvez même ne pas vous reconnaître
dans cet épisode de Hulk : normal, vous avez peur et vous luttez pour votre survie ! 

FREEZE : vous êtes en mode « lapin-dans-les-phares », paralysé/e face à l’agresseur.
En l’espèce, vous n’arrivez plus à réfléchir : cette impression de neurones gelés
vous prive de votre capacité de poser des questions sur l’acte ou même de comprendre ce que l’on vous explique.

FLEE : vous vous dites que votre seule chance de vous en sortir, c’est la fuite !
En l’espèce, vous vous entendez dire au médecin ou à l’infirmière : « Heu… on va remettre ça à plus tard…
oh désolé/e, j’ai complètement oublié, il faut que j’y aille.. un rendez-vous important que
j’ai complètement oublié ! ». Si vous ne pouvez pas vous enfuir physiquement et  subir cet acte médical,
vous allez vous échapper intérieurement et faire le vide dans votre tête. « M’en fous… je ne suis pas là ! »

L’intention est bonne et honorable. L’effet est délétère. L’effet escompté (rassurer son interlocuteur) est absent et l’effet produit est inverse : émergence d’un facteur de stress ou augmentation du niveau de stress.

 

Hé Boîte Crânienne, ça me rappelle les mots-airbags, ça !
Par exemple, quand on utilise « petit » pour minimiser une mauvaise nouvelle et prendre soin
de son interlocuteur : « on a un petit problème » quand le problème est carrément grave et
que ça craint velu. Lisez donc « Ce qui est petit n’est pas toujours mignon » pour en savoir plus
sur l’effet délétère de cette précaution lexicale.

 

Le choix des mots fait toute la différence.

Dans notre exemple d’acte médical, l’intention est la même mais l’effet très différent si :
– « Ne vous inquiétez pas » devient « Rassurez-vous »
– « Ca ne va pas faire mal » devient « C’est indolore »
– « Ca ne va pas durer longtemps » devient « Ca va prendre 5 minutes »

Le choix des mots fait TOUTE LA DIFFÉRENCE.

 

♥ Dis donc Boîte Crânienne, tu crois que je ne me suis aperçu de rien ?!
A la place de « Ca ne va durer longtemps », tu proposes « ça va prendre 5 minutes ».
Comme je sais que tu n’écris jamais quelque chose au hasard… pourquoi pas « ça va être court » à la place ?

♥ Bien vu ! Et tu sauras un jour pourquoi « ça va prendre 5 minutes » est beaucoup plus efficace
que « ça va être court ». Dans un autre post !

Alors… s’il vous plait… en 2017, arrêtons les « pas de souci », « pas de problème », « ne t’inquiète pas ».

OK, c’est simple mais difficile de se défaire d’un tic de langage. Parce que nous avons tous tendance à employer ces mots pour répondre à une question ou commenter une information.

Situation N°1
Lui : « Je ne pourrai pas être avec toi ce soir » – Moi :  « Ok, pas de souci »

Situation N°2
Elle : « Tu peux passer me prendre en allant en réunion » – Moi : « Ok, pas de problème »

Situation N°3
Lui : « Je suis désolé, je t’ai oubliée dans la liste » – Moi : « T’inquiète ! On en avait parlé avant »

 

HAAAAARRRRRGGGGHHHHH !!!!! STOP ! Luttons contre ce tic de langage qui met un doute dans l’esprit de notre interlocuteur. Imaginons le discours intérieur et inconscient que pourrait entendre son cerveau.

Situation N°1
Lui : « Je ne pourrai pas être avec toi ce soir » –
Moi :  « Ok, pas de souci » –
Lui dans sa tête : « Hum… c’est un souci en fait que je ne sois là mais elle va faire avec »

Situation N°2
Elle : « Tu peux passer me prendre en allant en réunion » –
Moi : « Ok, pas de problème » –
Lui dans sa tête : « Hum… ça lui pose un problème de faire un détour mais elle va le
faire quand même pour me rendre service »

Situation N°3
Lui : « Je suis désolé, je t’ai oubliée dans la liste » –
Moi : « T’inquiète ! On en avait parlé avant » –
Lui dans sa tête : « Hum… il faut que je m’inquiète un peu quand même, non ?
Je l’ai vexée ? C’est ça, hein ? »

 

On dirait un épisode inédit de « Vice Versa », non ? Ca fait des années que je m’entraine et que je fais attention… Et parfois, un « pas de souci » revient dans mon langage comme un hoquet, un « pas de problème » se glisse comme un intrus dans mes propos et je rassure un ami en lui disant « ne t’inquiète pas »…. Oh malheur….

 

arreter-les-negations

Par pitié, en 2017, arrêtons les « pas de problème« , « pas de souci » et « ne t’inquiète pas » quand nous pensons : « tout va bien« , « c’est OK » et « rassure toi« .

Ma résolution pour 2017 est de bannir les « pas de problème« , « pas de souci » et « ne t’inquiète pas« 

Rejoignez-moi  en 2017 pour dire plein-plein de « tout va bien« , « c’est OK » et « rassure toi« .

 

 

MEILLEURS VOEUX

Pour 2017, Boîte Crânienne vous souhaite des étoiles et des petits pas.

Autant d’étoiles que de rêves à réaliser. Des étoiles à décrocher. Des étoiles qui vous donnent envie et qui vous mettent en mouvement.

Des étoiles qui guident vos pas. Des petits pas pour chaque jour de l’année. Sans effort et avec plaisir. Des petits pas pour décrocher votre rêve.

Cette année, je dis STOP !

STOP aux fausses étoiles qui ne sont pas les miennes, aux astres lumineux qui m’attirent comme un papillon aveuglé par ses promesses et aux paillettes d’une meilleure version de moi qui ne me correspond pas.

STOP aux résolutions qui ne sont bonnes que pour mon égo, aux exigences bien intentionnées de tous les préceptes de développement personnel et aux diktats du mieux-être.

STOP aux pas de géants qui me consument et m’épuisent, aux chemins de croix qui me culpabilisent (parce que je n’ai pas appris mes 10 mots quotidiens d’espagnol, que je n’ai pas médité 20 minutes, que je n’ai pas fait de sport, que j’ai mangé deux pains au chocolat, parce que je n’ai pas… parce j’aurais pu… parce que j’aurais du…).

Cette année, je dis OUI.

OUI à des étoiles qui me font briller les yeux parce que je les ai fait naître.

OUI au plaisir du chemin pour les atteindre.

Cette année, les Happy Brainies, dites OUI aux étoiles et aux petits pas !