Mentir à son cerveau pour arrêter de procrastiner

L’arme ultime pour vous mettre au travail : vous raconter des histoires ! Dire à votre cerveau que vous ne vous mettez pas au travail PUIS ne surtout pas travailler. C’est la magie du paradoxe. Regardez bien… Attention… Oui, vous êtes en train de travailler !!!

Vous repoussez toujours le moment de vous mettre devant votre ordinateur, de vous asseoir à votre bureau ou d’ouvrir votre cahier. Vous devez écrire un mémoire, rédiger le post de votre blog, réviser le bac de français, apprendre un cours de sciences, écrire une présentation… Vous avez même fixé cet objectif en établissant un plan pour l’atteindre : plein de mini-missions qui sont autant de sous-objectifs (exemple pour écrire une présentation : définir le plan, travailler sur chaque chapitre, écrire introduction et conclusion…). Et vous êtes là… le nez en l’air à rêvasser…. à trier vos Pokemons pour faire de la place dans votre sac de Pokemon Go, à lire vos mails, à surfer sur le net, à faire des Snapchat, à regarder des vidéos de petits chats sur Facebook…

Pourtant, vous suivez Boîte Crânienne et avez testé deux outils pour dire STOP à la Procrastination :
– le « Tomates-Sessions » qui vous propose d’accomplir de mini-missions en 25 minutes de travail : « La tomate est bonne pour le cerveau »
– le « Brouilleur de GPS » qui permet de vous concentrer sur la tâche plutôt que sur l’objectif à atteindre : « Trompez le GPS de votre cerveau pour vaincre la procrastination »

 

Si vous n’avez pas lu ces 2 posts ou vous avez envie d’un résumé des épisodes précédents :
♥ Une mini-mission, c’est une bouchée d’un gros gâteau appelé Objectif = apprendre un cours de maths,
réviser le bac de français, rédiger mon mémoire ou écrire une présentation…
♥ Une mini-mission, c’est un
seul chapitre du cours de maths, un seul texte du bac de français,
le
chapeau de l’introduction de mon mémoire ou l’elevator pitch de ma présentation…
♥ Le 1er outil « Tomates-Sessions » consiste à travailler pendant 25 minutes sur une mini-mission.
Une petite bouchée est tout de même plus digeste qu’un énooooorme gâteau !
Enchaînez 3 ou 4 « Tomates-Sessions » avec 5 minutes de pause entre chaque session de travail.
♥ Le 2ème outil « Brouilleur de GPS » consiste à « oublier » l’objectif à atteindre
(ou la mini-mission à accomplir). Quand vous êtes concentrés sur le chemin (et non sur le but),
quand vous travaillez, réfléchissez, avancez sur votre projet (sans penser à l’objectif à atteindre),
quand vous vous fixez une obligation de moyens (et non de résultats), vous engagez toute votre attention
sur la réalisation de cette mini-tâche et perdez de vue l’enjeu (parfois stressant) du but à atteindre.
Oublier un point d’arrivée si loin et parfois si difficile nous aide
à progresser sans découragement et sans anxiété. 

 

Cette technique « Brouilleur de GPS » suffit généralement pour nous faire oublier l’objectif et son enjeu déplaisant (« ça me stresse », « je n’aime pas », « ça ne m’intéresse pas »….). Mais….. notre cerveau est ainsi fait qu’il garde en ligne de mire ce mini-objectif à atteindre même quand il est contraint à se concentrer UNIQUEMENT sur une mini-tâche à réaliser. Il est filou, le bougre !

Parfois, on ne peut pas « débrancher » son GPS et le tromper si facilement. Parfois, il faut aller plus loin  dans le hacking de son cerveau !

To infinity and beyond !!!! Je vous livre un de mes secrets anti-procrastination, un secret qui fonctionne pour moi (et qui m’a même permis d’arrêter de fumer il y a 352 jours !).

Passez donc à la technique du Père Noël 🎅 ou technique de La Petite Souris  🐭
Mentez à votre cerveau !!!!!
Racontez-lui des histoires, des histoires qui lui font plaisir et qu’il a envie d’entendre !

 

♥ Nous en avons déjà parlé : le cerveau ne comprend pas la négation.
Quand vous vous dites « Ne pense pas à l’objectif à atteindre et concentre toi sur ce que tu fais »,
il y a fort à parier que votre cerveau mette l’objectif à atteindre dans un coin de ses synapses.
Disons que c’est le côté obscur de la force : si je me dis « ne pense pas à un éléphant rose,
ne pense pas à un éléphant rose », je ne pense qu’à une chose en me disant que je ne dois pas y penser :
un éléphant rose !!!!!! C’est le côté obscur de la force qui fait TOUJOURS exister ce qui ne doit pas être.
♥ 
Nous en avons déjà parlé : pour éviter cet effet délétère, il nous faut centrer toute
notre attention sur CE QUI EST PRÉSENT = CE QUE VOUS ÊTES EN TRAIN DE FAIRE.

Vous vous concentrez alors totalement sur la tâche, sur ce que vous êtes en train de lire,
ce que vous êtes en train de penser, ce que vous êtes en train de réfléchir.
Une sorte travail en pleine conscience pour rester ancrer dans un Ici et Maintenant.

Attention ! Soyez prêts à découvrir ce qui suit…. C’est la magie du paradoxe !

Vous pouvez utiliser le pouvoir obscur de la force justement pour vous dire que CE QUI EST PRÉSENT = CE QUI N’EST PAS LÀ !!!
Dites-vous que vous ne travaillez justement pas sur votre objectif ! Utilisez donc le pouvoir du côté obscur ! Mentez-vous !

Heu… OK… mais comment ça se passe concrètement ? Heu… Je me dis quoi exactement ?

Moi, je me dis par exemple : « Non, je ne travaille pas sur mon mémoire. Je réfléchis à des idées nouvelles » ou « Non, je ne rédige pas mon post. Je jette quelques idées sur le papier », « Non, je ne révise pas mon cours de sciences. Je recopie seulement les titres au propre».

Et là… vous vous dites… « Mais ça devient carrément n’importe quoi, Boîte Crânienne ! C’est quoi, cet outil ?! »

Trust me, happy brainy !

C’est un outil magique qui marche formidablement bien SURTOUT quand on n’a pas envie DU TOUT-DU TOUT-DU TOUT de travailler sur un sujet. C’est un outil qui trompe notre cerveau et pas seulement son GPS ! C’est un outil qui hacke le fonctionnement même de notre cerveau ; notre cerveau qui aime donner du sens aux choses. Du « sens » au 2 « sens » du terme : la signification (pour quoi ?) et la direction (l’objectif à atteindre).

Alors… Tu en veux, du sens ?! Je vais t’en donner : « Je ne travaille pas sur mon mémoire. Je réfléchis à des idées nouvelles » ou « Je ne rédige pas mon post. Je jette quelques idées sur le papier », « Je ne révise pas mon cours de sciences. Je recopie seulement les titres au propre».

Cette stratégie a un double effet positif : elle permet de contourner la dimension anxiogène de l’objectif à atteindre et elle nous permet de travailler (sans nous en rendre compte !).

 

Petit rappel sur la dimension anxiogène : quand on procrastine et qu’on se réfugie
dans une activité plaisante plutôt que de travailler sur notre mémoire ou un cours à réviser,
cela signifie que la rédaction du mémoire ou le cours à réviser est un facteur de stress pour nous.
Pour 2 raisons possibles : soit l’activité nous stresse (on n’aime pas écrire, on se dit qu’on est nul en maths…),
soit l’enjeu est important (le mémoire va conditionner le passage dans la classe supérieure,
le prochain partiel est décisif dans la note globale).
Pour en savoir plus, lisez : « La procrastination est une drogue »

 

Sans nous en rendre compte, nous avons avancé !!! Sur le mémoire, sur les révisions, sur les slides de la présentation….

OUTIL MAGIQUE = MENTIR À SON CERVEAU ! En lui racontant des histoires qui sont celles qu’il a ENVIE D’ENTENDRE !

« Mais non… tu ne travailles pas là… mais non… tu réfléchis à des idées nouvelles… RIEN À VOIR avec ton mémoire à écrire ! Pffff !  »
« Mais non… tu ne travailles pas là… mais non… tu jettes quelques idées sur le papier… RIEN À VOIR avec ton post à rédiger ! Pffff !  »
« Mais non… tu ne travailles pas là… mais non… tu recopies seulement les titres du cours de sciences… RIEN À VOIR avec le cours à réviser ! Pffff !  »

Pourquoi magique ?? Parce que ça fonctionne ! C’est l’arme ultime pour ceux et celles qui n’arrivent pas à se mettre au travail ! Retrouvez votre âme d’enfant pour « faire semblant », pour « faire comme si », pour « c’est pour du beurre » !

C’est comme ça que je me suis arrêtée de fumer il y a 352 jours. En ME racontant des histoires : « Non, je n’arrête pas de fumer. Je ne fume pas pendant une heure. Juste pour voir… Non, non, je n’arrête pas de fumer. Je ne fume pas pendant une demi-journée. Je teste un truc… Je n’arrête pas du tout ! Je ne fume pas aujourd’hui non plus, comme je l’ai déjà testé hier. Juste comme ça… Pour voir… » Et depuis 352 jours, je me raconte des histoires. Jour après jour, je me persuade que je ne fais rien pour arrêter définitivement de fumer, que je ne fais aucune action pour devenir une vraie non-fumeuse. Je ne pense pas à mon objectif final (arrêter de fumer), ni à un mini-mission (ne pas fumer pendant une heure – à renouveler 24 fois par jour !), ni à une mini-tâche (boire un verre d’eau au lieu d’allumer une cigarette). Cette stratégie qui consiste à mentir de manière éhontée à mon cerveau fait ses preuves : 352 jours de « Je teste un truc… rapport à la cigarette… tout ça…. »

 

Si ça vous intéresse, je peux vous expliquer comment ma stratégie STOP SMOKING va encore plus loin dans le hacking complet des habitudes et des routines de la fumeuse que je suis, des associations cognitives (cigarette-café, cigarette-alcool, cigarette-appel téléphonique important), du besoin que la cigarette remplit chez moi (détente, convivialité, récompense…). Des techniques de hacking qui exploitent la situation par une approche paradoxale. Parce que c’est bien de cela dont il est question dans cet outil : grossir le trait d’une réalité inversée. 

 

Attention, comme à Poudlard, il y a des règles à respecter avant d’utiliser cet ultime outil anti-procrastination !
Deux règles à respecter que cet outil déploie sa magie :
se raconter des histoires à soi-même et rien qu’à soi-même, c’est-à-dire mettre en place un discours mental rien que pour soi. Garder pour soi ce que l’on est en train de faire. Rester discret et muet sur la nature de notre action. Ne RIEN dire à PERSONNE 🙊Et vous savez pourquoi ? Ex-térioriser revient à faire ex-ister. Et c’est bien ce que vous voulez éviter : révéler le tour de magie ! Alors… chut…
continuer à se raconter des histoires tout au long de l’action ! Ne jamais révéler la vérité à son cerveau. Et se faire croire que l’on ne travaille pas, qu’on est seulement en train de réfléchir, de jeter des idées sur un papier.. Même quand on a l’impression qu’on est sur la bonne voie. Quand on a activé un sort, on reste sorcier jusqu’au bout ! 🔮 Sous peine de se transformer direct en citrouille sans aucune envie ni énergie pour se lancer dans le travail

La semaine prochaine : allons encore plus loin pour hacker notre cerveau et nous mettre au travail ! Nous allons transformer le décor pour lui faire croire qu’il n’est pas là pour travailler ! Tout au contraire !!!! Alors… à la semaine prochaine, les happy brainies !

 

2 réponses sur “Mentir à son cerveau pour arrêter de procrastiner”

    1. Merci, M-J ! Pour votre envie de tester et votre impatience 🙂
      La suite… c’est la semaine prochaine pour une décor en trompe-l’oeil qui va retourner notre cerveau rétif.
      Prenez soin de votre cerveau…
      K.

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