Changer de décor pour arrêter de procrastiner

Allez encore plus loin dans la manipulation de votre cerveau pour arrêter ENFIN de procrastiner et pour vous mettre ENFIN au travail ! Après les «Tomates Sessions», après le «Brouilleur de GPS», après «La Petite Souris qui raconte des histoires»… voici la technique anti-procrastination : «Changer de décor» !

Toutes les techniques, que Boîte Crânienne vous a présentées, répondent à la même exigence : arrêter de remettre à plus tard une tâche que l’on doit effectuer (écriture d’une mémoire, révision d’un cours, préparation d’une présentation….). Une tâche qui est une source de stress ! Rappelez-vous : c’est un facteur de stress parce que l’enjeu est très important (la note du mémoire compte pour 80% dans l’obtention du diplôme, l’examen sur table a un coeff de 12 et la présentation de votre travail va déterminer votre prochain poste) ou parce que vous n’aimez pas effectuer ce genre de travail (vous n’aimez pas rédiger ou… vous pensez que vous êtes nul(le) en rédaction par exemple…).

Bref… plein de bonnes raisons qui vous poussent à remettre à plus tard cette tache et à préférer une activité qui vous procure un plaisir immédiat : surfer sur le web, jouer à Pokemon Go, shooter des Snapchat…. Nous autres, êtres humains, sommes ainsi faits : nous recherchons le plus de confort possible, qu’il soit matériel, relationnel, mental ou émotionnel. Et nous nous jetons donc dans une source immédiate de plaisir et de bien-être ! Ce qui va seulement différer cette sensation de mal-être et de tension : en gros, c’est reculer pour mieux sauter !  Parce que le moment de « Allez.. là… je m’y mets pour de vrai » is coming… Avec son cortège bonus en forme de trilogie (comme dirait mon amie SanBo) :
1- culpabilité : « Je n’aurais pas du regarder un autre épisode de Game of Thrones ! »
2- mésestime de soi : « Je suis vraiment nul(le) et je n’ai aucune volonté »
3- stress supplémentaire : « Heu… le 27, c’est dans…. 2 jours ?! »).

Face à cette situation, les techniques consistent à détourner notre cerveau de cet objectif stressant : en le découpant en petits bouts plus digestes (les mini-missions à effecteur en Tomates-Sessions de 25 minutes par exemple), en se concentrant sur l’activité que l’on est en train de faire pour oublier le but du chemin (le brouilleur de GPS qui occulte l’objectif) ou en se persuadant que l’on ne travaille pas (le paradoxe de se raconter la belle histoire que l’on a envie d’entendre, en mode La Petite Souris qui nous fait croire des choses qui nous font plaisir).

Toutes ces techniques consistent à détourner notre cerveau de l’Objectif avec une même technique : TRANSFORMER LA RÉALITÉ ! 

Mentir à son cerveau pour lui faire croire qu’il n’est pas DU TOUT en train de travailler sur un mémoire, une révision ou une présentation, est la consécration en matière de travestissement de la réalité : on imagine LE CONTRAIRE de ce qui est. Pouvons-nous aller plus loin ? Pouvons-nous exploiter encore plus notre matière grise pour nous mettre enfin à travailler ? 

Pensez cinéma… Pensez théâtre… Quel est l’élément principal qui nous fait croire que nous sommes dans le Far-West au début du XIXème siècle ?  Quel est l’élément principal qui nous donne la parfaite illusion que nous sommes dans un futur où nous vivons dans des vaisseaux spatiaux ? Quel est l’élément principal qui nous plonge en pleines réjouissances Hobbit ?

LE DÉCOR !

Alors… servons-nous du décor pour bluffer notre cerveau et lui faire croire qu’il n’est pas en train de travailler. Bref qu’il n’est en train de faire quelque chose qu’il ne veut pas faire !

En quoi ça consiste concrètement ?

Ça consiste à s’installer dans un lieu qui n’est pas un environnement de travail : une terrasse de café, un fond de salle de restaurant, un banc dans un parc….

Vous exploitez le paradoxe dont nous avions déjà parlé dans le post précédent (« Mentir à son cerveau pou arrêter de procrastiner ») qui consistait à se dire « Non, je ne travaille pas sur mon mémoire. Je réfléchis à des idées nouvelles » ou « Non, je ne rédige pas mon post. Je jette quelques idées sur le papier », « Non, je ne révise pas mon cours de sciences. Je recopie seulement les titres au propre». Vous allez encore plus loin !!! Et vous envoyez ainsi un message à votre cerveau qui dit : « Travailler sur mon mémoire ? Mais pas du tout ! La preuve : tu as vu où je suis ?! »

Moi, j’adore travailler dans une brasserie par exemple. Ca me permet de combiner plusieurs techniques : je me donne 50 minutes pour travailler sur une mini-mission et je me concentre le plus possible sur l’activité que je suis en train de réaliser. Je m’efforce de ne pas appréhender cette tâche dans sa dimension constitutive d’un grand tout : THE OBJECTIF ! (Mais si… vous savez bien… le GROS gâteau qu’est l’écriture du mémoire, la révision d’un cours complet….). Je n’ai pas l’impression de travailler au milieu du bruit de la salle, des discussions que j’entends à peine, du passage des clients… Je lève même le nez de mon ordinateur de temps en temps pour bien faire comprendre à mon cerveau que je ne travaille pas ! Je suis dans une brasserie, sirote un crème-sans-mousse (Oui…. ok… ça s’appelle un café au lait !) et écris quelques lignes à propos d’un sujet de post…

Si vous travaillez chez vous, vous pouvez changer de pièce : passer du bureau au salon, de la chaise de bureau à celle de la cuisine, de votre fauteuil de travail au canapé.

EN CAS DE FORCE MAJEURE (c’est-à-dire quand il est VRAIMENT URGENT d’avancer sur un mémoire, une présentation ou une révision et qu’on n’arrive PAS DU TOUT-DU TOUT à se mettre au travail), on peut aller encore plus loin !!!
Attention…. vous êtes prêts ??
EN CAS DE FORCE MAJEURE, bien installé sur son canapé, vous pouvez mettre allumer la télé ou mettre la musique à fond !

Mais… Boîte Crânienne.. « Tu fous ma gueule ! » (comme dirait un ami grec !)
J’ai assisté à une conférence où tu nous parlais de concentration et d’efficacité et j’ai bien retenu
que regarder une petite série du coin de l’oeil diminuait ma concentration sur mon travail.
J’étais donc moins attentif et donc moins performant. Alors… qu’est-ce que tu as répondre à ça ?! 

Réponse de Boîte Crânienne : Et bien… si tu me connais un peu, tu dois savoir que j’ai 2 mots fétiches.
2 mots qui me guident dans la vie et qui m’aident à sortir de toutes les situations.
Un de ces mots est : OBJECTIF…. Et tout est question de l’objectif à atteindre…

Que cherchons-nous à faire quand nous en arrivons à mettre « Criminel Minds » sur un Ipad tout en travaillant sur un fichier Excel ? Quel est notre objectif presque désespéré à ce moment ?!

L’objectif de cette technique est d’avancer un peu sur ce %$#€ mémoire, sur ces %$#€ révisions ou sur cette %$#€ présentation. L’objectif n’est pas de se concentrer au maximum, ni d’être le plus efficace possible.

Ne nous trompons pas de combat ! Si notre objectif est de travailler le plus efficacement possible avec les meilleurs résultats dans un minimum de temps, travailler devant une série est A PROSCRIRE ! C’est totalement contre-productif !

Mais lorsque nous nous installons sur notre canapé pour avancer sur notre travail, lorsque nous en arrivons à cette mesure extrême, c’est que la situation est grave et quasi-désespérée ! Nous ne savons plus quoi faire pour écrire, produire, annoter, retranscrire, penser ou réfléchir. À situation désespérée, mesure azimutée !!! 

 

Changer de décor pour arrêter de procrastiner a 4 avantages : 

1er avantage : Surprendre votre cerveau !
Notre cerveau affectionne les surprises qui le stimulent. Vous en avez certainement fait l’expérience lors d’une (bonne !) présentation à laquelle vous avez assisté : à un moment, le conférencier ou le présentateur opère un brusque changement de rythme dans son phrasé, projette une diapositive qui vous montre une photo de gros chat alors que c’est un exposé sur l’extraction pétrolière en pleine mer, se tait un très long moment… bref, le talent consiste à proposer au cerveau quelque chose auquel il ne s’attend pas du tout dans le contexte où il est. Décaler le cerveau par rapport à ce qu’il escompte. « Tu penses qu’on va travailler, my precious brainy…. et bien… pas du tout, mon lapin ! On va boire un café en terrasse ! »

2ème avantage : Avancer sur le travail à faire : un peu ou un peu beaucoup !
4 lignes écrites, c’est toujours mieux que rien ! C’est un petit pas vers votre objectif final : l’écriture d’un mémoire ou la rédaction d‘une présentation par exemple.
Et même si ces 4 lignes finissent par ne pas être exploitables et que vous décidez de tout recommencer, ces 4 lignes auront eu le mérite de vous mettre le pied à l’étrier du cheval rétif appelé « Travail ». Voir avantage N°3.
(Note pour plus tard : renommer la bête pour la rendre plus attractive. Travail, ça fait « labeur », « difficile »… bref, ça ne fait pas très envie !)

3ème avantage : Mettre un post-it sur le cerveau
Si vous êtes des lecteurs fidèles de Boîte Crânienne, vous savez déjà en quoi consiste l’effet post-it. Notre cerveau garde une trace mnésique plus importante d’une activité ou d’une information incomplète. C’est ce qui est appelé l’effet Zeigarnik et qui revient à mettre un post-it sur son cerveau concernant une tâche à réaliser par exemple. Donc… si vous commencez à travailler « en mode dégradé » (c’est-à-dire sur votre canapé devant «Brain Dead» en sirotant un «Virgin Cojito»), vous AVEZ COMMENCÉ ! Commencé à travailler sur cette tâche que vous redoutiez, que vous repoussiez depuis des jours, que vous appréhendiez de débuter. YOU DID IT !!!! Vous avez amorcé une activité suspendue  qui est marquée dans un coin de votre cerveau comme « TO BE CONTINUED ». Vous voulez en savoir plus sur l’effet Zeigarnik et mettre un post-it sur son cerveau : READ ME, BABY !

4ème avantage : Répéter dans plusieurs lieux facilite l’ancrage des connaissances
Alternez des sessions de travail dans votre bureau ET des sessions de travail dans votre cuisine quand Procrastine-votre-bonne-copine pointe le bout de son nez. En changeant d’environnements pour apprendre un cours par exemple, vous entrainez votre cerveau à la flexibilité environnementale. Quand vous vous retrouverez dans une salle d’examen inconnue ou une nouvelle salle de réunion, vous ne serez pas en proie à un stress lié à un lieu différent que celui dans lequel vous révisiez ou travailliez. Pour en savoir plus : READ ME, BABY !

Alors… Si vous n’arrivez vraiment pas à travailler et que vous avez essayé plusieurs techniques, testez celle du « Changement de décor ». Vous serez surpris de son effet…
Un 5ème avantage inattendu : parfois… après les 4 premières lignes écrites, on éteint la télé, on baisse le son de la musique au minimum, on se dirige vers son bureau et on est pris dans le mouvement de ce que l’on est en train de faire… Sans s’en apercevoir, on est absorbé par ce que l’on fait. Et on le fait avec plaisir !

Mentir à son cerveau pour arrêter de procrastiner

L’arme ultime pour vous mettre au travail : vous raconter des histoires ! Dire à votre cerveau que vous ne vous mettez pas au travail PUIS ne surtout pas travailler. C’est la magie du paradoxe. Regardez bien… Attention… Oui, vous êtes en train de travailler !!!

Vous repoussez toujours le moment de vous mettre devant votre ordinateur, de vous asseoir à votre bureau ou d’ouvrir votre cahier. Vous devez écrire un mémoire, rédiger le post de votre blog, réviser le bac de français, apprendre un cours de sciences, écrire une présentation… Vous avez même fixé cet objectif en établissant un plan pour l’atteindre : plein de mini-missions qui sont autant de sous-objectifs (exemple pour écrire une présentation : définir le plan, travailler sur chaque chapitre, écrire introduction et conclusion…). Et vous êtes là… le nez en l’air à rêvasser…. à trier vos Pokemons pour faire de la place dans votre sac de Pokemon Go, à lire vos mails, à surfer sur le net, à faire des Snapchat, à regarder des vidéos de petits chats sur Facebook…

Pourtant, vous suivez Boîte Crânienne et avez testé deux outils pour dire STOP à la Procrastination :
– le « Tomates-Sessions » qui vous propose d’accomplir de mini-missions en 25 minutes de travail : « La tomate est bonne pour le cerveau »
– le « Brouilleur de GPS » qui permet de vous concentrer sur la tâche plutôt que sur l’objectif à atteindre : « Trompez le GPS de votre cerveau pour vaincre la procrastination »

 

Si vous n’avez pas lu ces 2 posts ou vous avez envie d’un résumé des épisodes précédents :
♥ Une mini-mission, c’est une bouchée d’un gros gâteau appelé Objectif = apprendre un cours de maths,
réviser le bac de français, rédiger mon mémoire ou écrire une présentation…
♥ Une mini-mission, c’est un
seul chapitre du cours de maths, un seul texte du bac de français,
le
chapeau de l’introduction de mon mémoire ou l’elevator pitch de ma présentation…
♥ Le 1er outil « Tomates-Sessions » consiste à travailler pendant 25 minutes sur une mini-mission.
Une petite bouchée est tout de même plus digeste qu’un énooooorme gâteau !
Enchaînez 3 ou 4 « Tomates-Sessions » avec 5 minutes de pause entre chaque session de travail.
♥ Le 2ème outil « Brouilleur de GPS » consiste à « oublier » l’objectif à atteindre
(ou la mini-mission à accomplir). Quand vous êtes concentrés sur le chemin (et non sur le but),
quand vous travaillez, réfléchissez, avancez sur votre projet (sans penser à l’objectif à atteindre),
quand vous vous fixez une obligation de moyens (et non de résultats), vous engagez toute votre attention
sur la réalisation de cette mini-tâche et perdez de vue l’enjeu (parfois stressant) du but à atteindre.
Oublier un point d’arrivée si loin et parfois si difficile nous aide
à progresser sans découragement et sans anxiété. 

 

Cette technique « Brouilleur de GPS » suffit généralement pour nous faire oublier l’objectif et son enjeu déplaisant (« ça me stresse », « je n’aime pas », « ça ne m’intéresse pas »….). Mais….. notre cerveau est ainsi fait qu’il garde en ligne de mire ce mini-objectif à atteindre même quand il est contraint à se concentrer UNIQUEMENT sur une mini-tâche à réaliser. Il est filou, le bougre !

Parfois, on ne peut pas « débrancher » son GPS et le tromper si facilement. Parfois, il faut aller plus loin  dans le hacking de son cerveau !

To infinity and beyond !!!! Je vous livre un de mes secrets anti-procrastination, un secret qui fonctionne pour moi (et qui m’a même permis d’arrêter de fumer il y a 352 jours !).

Passez donc à la technique du Père Noël 🎅 ou technique de La Petite Souris  🐭
Mentez à votre cerveau !!!!!
Racontez-lui des histoires, des histoires qui lui font plaisir et qu’il a envie d’entendre !

 

♥ Nous en avons déjà parlé : le cerveau ne comprend pas la négation.
Quand vous vous dites « Ne pense pas à l’objectif à atteindre et concentre toi sur ce que tu fais »,
il y a fort à parier que votre cerveau mette l’objectif à atteindre dans un coin de ses synapses.
Disons que c’est le côté obscur de la force : si je me dis « ne pense pas à un éléphant rose,
ne pense pas à un éléphant rose », je ne pense qu’à une chose en me disant que je ne dois pas y penser :
un éléphant rose !!!!!! C’est le côté obscur de la force qui fait TOUJOURS exister ce qui ne doit pas être.
♥ 
Nous en avons déjà parlé : pour éviter cet effet délétère, il nous faut centrer toute
notre attention sur CE QUI EST PRÉSENT = CE QUE VOUS ÊTES EN TRAIN DE FAIRE.

Vous vous concentrez alors totalement sur la tâche, sur ce que vous êtes en train de lire,
ce que vous êtes en train de penser, ce que vous êtes en train de réfléchir.
Une sorte travail en pleine conscience pour rester ancrer dans un Ici et Maintenant.

Attention ! Soyez prêts à découvrir ce qui suit…. C’est la magie du paradoxe !

Vous pouvez utiliser le pouvoir obscur de la force justement pour vous dire que CE QUI EST PRÉSENT = CE QUI N’EST PAS LÀ !!!
Dites-vous que vous ne travaillez justement pas sur votre objectif ! Utilisez donc le pouvoir du côté obscur ! Mentez-vous !

Heu… OK… mais comment ça se passe concrètement ? Heu… Je me dis quoi exactement ?

Moi, je me dis par exemple : « Non, je ne travaille pas sur mon mémoire. Je réfléchis à des idées nouvelles » ou « Non, je ne rédige pas mon post. Je jette quelques idées sur le papier », « Non, je ne révise pas mon cours de sciences. Je recopie seulement les titres au propre».

Et là… vous vous dites… « Mais ça devient carrément n’importe quoi, Boîte Crânienne ! C’est quoi, cet outil ?! »

Trust me, happy brainy !

C’est un outil magique qui marche formidablement bien SURTOUT quand on n’a pas envie DU TOUT-DU TOUT-DU TOUT de travailler sur un sujet. C’est un outil qui trompe notre cerveau et pas seulement son GPS ! C’est un outil qui hacke le fonctionnement même de notre cerveau ; notre cerveau qui aime donner du sens aux choses. Du « sens » au 2 « sens » du terme : la signification (pour quoi ?) et la direction (l’objectif à atteindre).

Alors… Tu en veux, du sens ?! Je vais t’en donner : « Je ne travaille pas sur mon mémoire. Je réfléchis à des idées nouvelles » ou « Je ne rédige pas mon post. Je jette quelques idées sur le papier », « Je ne révise pas mon cours de sciences. Je recopie seulement les titres au propre».

Cette stratégie a un double effet positif : elle permet de contourner la dimension anxiogène de l’objectif à atteindre et elle nous permet de travailler (sans nous en rendre compte !).

 

Petit rappel sur la dimension anxiogène : quand on procrastine et qu’on se réfugie
dans une activité plaisante plutôt que de travailler sur notre mémoire ou un cours à réviser,
cela signifie que la rédaction du mémoire ou le cours à réviser est un facteur de stress pour nous.
Pour 2 raisons possibles : soit l’activité nous stresse (on n’aime pas écrire, on se dit qu’on est nul en maths…),
soit l’enjeu est important (le mémoire va conditionner le passage dans la classe supérieure,
le prochain partiel est décisif dans la note globale).
Pour en savoir plus, lisez : « La procrastination est une drogue »

 

Sans nous en rendre compte, nous avons avancé !!! Sur le mémoire, sur les révisions, sur les slides de la présentation….

OUTIL MAGIQUE = MENTIR À SON CERVEAU ! En lui racontant des histoires qui sont celles qu’il a ENVIE D’ENTENDRE !

« Mais non… tu ne travailles pas là… mais non… tu réfléchis à des idées nouvelles… RIEN À VOIR avec ton mémoire à écrire ! Pffff !  »
« Mais non… tu ne travailles pas là… mais non… tu jettes quelques idées sur le papier… RIEN À VOIR avec ton post à rédiger ! Pffff !  »
« Mais non… tu ne travailles pas là… mais non… tu recopies seulement les titres du cours de sciences… RIEN À VOIR avec le cours à réviser ! Pffff !  »

Pourquoi magique ?? Parce que ça fonctionne ! C’est l’arme ultime pour ceux et celles qui n’arrivent pas à se mettre au travail ! Retrouvez votre âme d’enfant pour « faire semblant », pour « faire comme si », pour « c’est pour du beurre » !

C’est comme ça que je me suis arrêtée de fumer il y a 352 jours. En ME racontant des histoires : « Non, je n’arrête pas de fumer. Je ne fume pas pendant une heure. Juste pour voir… Non, non, je n’arrête pas de fumer. Je ne fume pas pendant une demi-journée. Je teste un truc… Je n’arrête pas du tout ! Je ne fume pas aujourd’hui non plus, comme je l’ai déjà testé hier. Juste comme ça… Pour voir… » Et depuis 352 jours, je me raconte des histoires. Jour après jour, je me persuade que je ne fais rien pour arrêter définitivement de fumer, que je ne fais aucune action pour devenir une vraie non-fumeuse. Je ne pense pas à mon objectif final (arrêter de fumer), ni à un mini-mission (ne pas fumer pendant une heure – à renouveler 24 fois par jour !), ni à une mini-tâche (boire un verre d’eau au lieu d’allumer une cigarette). Cette stratégie qui consiste à mentir de manière éhontée à mon cerveau fait ses preuves : 352 jours de « Je teste un truc… rapport à la cigarette… tout ça…. »

 

Si ça vous intéresse, je peux vous expliquer comment ma stratégie STOP SMOKING va encore plus loin dans le hacking complet des habitudes et des routines de la fumeuse que je suis, des associations cognitives (cigarette-café, cigarette-alcool, cigarette-appel téléphonique important), du besoin que la cigarette remplit chez moi (détente, convivialité, récompense…). Des techniques de hacking qui exploitent la situation par une approche paradoxale. Parce que c’est bien de cela dont il est question dans cet outil : grossir le trait d’une réalité inversée. 

 

Attention, comme à Poudlard, il y a des règles à respecter avant d’utiliser cet ultime outil anti-procrastination !
Deux règles à respecter que cet outil déploie sa magie :
se raconter des histoires à soi-même et rien qu’à soi-même, c’est-à-dire mettre en place un discours mental rien que pour soi. Garder pour soi ce que l’on est en train de faire. Rester discret et muet sur la nature de notre action. Ne RIEN dire à PERSONNE 🙊Et vous savez pourquoi ? Ex-térioriser revient à faire ex-ister. Et c’est bien ce que vous voulez éviter : révéler le tour de magie ! Alors… chut…
continuer à se raconter des histoires tout au long de l’action ! Ne jamais révéler la vérité à son cerveau. Et se faire croire que l’on ne travaille pas, qu’on est seulement en train de réfléchir, de jeter des idées sur un papier.. Même quand on a l’impression qu’on est sur la bonne voie. Quand on a activé un sort, on reste sorcier jusqu’au bout ! 🔮 Sous peine de se transformer direct en citrouille sans aucune envie ni énergie pour se lancer dans le travail

La semaine prochaine : allons encore plus loin pour hacker notre cerveau et nous mettre au travail ! Nous allons transformer le décor pour lui faire croire qu’il n’est pas là pour travailler ! Tout au contraire !!!! Alors… à la semaine prochaine, les happy brainies !

 

L’empathie cognitive pour les petits est une glace à la pistache

« L’incroyable histoire de la glace à la pistache » : voici le titre de mon premier livre pour enfants consacré à l’intelligence relationnelle. « L’incroyable histoire de la glace à la pistache ou Comment expliquer l’empathie cognitive aux enfants »… Un programme rafraichissant pour explorer le monde de l’autre, comprendre la différence de ce monde et l’accepter.

Je vous avais parlé de mon projet secret dans le post du 12 octobre 2016 : « Donnons une chance à nos enfants…. » … une chance de devenir de meilleurs adultes que nous. Pas meilleurs en maths, en sport ou en Miles Air France. Meilleurs que nous en authenticité, en relation humaine et en bonheur.

Comment faire ? 

Je n’aime pas le terme mais il a le mérite d’être compris par tous : « développement personnel ». Sous ce terme, se cachent des trésors pour faire de nous des adultes responsables, authentiques, épanouis et heureux. Et moi, je me pose toujours cette question : pourquoi le développement personnel est-il uniquement destiné aux adultes ? Il est donc question de développer les compétences profondément humaines dès le plus jeune âge. Et j’aime à penser que celle qui est la plus précieuse et la plus importante est l’intelligence émotionnelle (ou relationnelle). 

Vous n’êtes pas convaincus ? Lisez : « Nous sommes des icebergs prisonniers de la Reine des Neiges ». La situation dont je parle dans ce post est une situation que je rencontre très souvent dans les accompagnements professionnels : le constat d’une incapacité relationnelle, voire d’un handicap du lien à l’autre. Et cette situation me fait toujours le même effet : elle m’étonne et m’attriste. Elle m’étonne parce que j’ai toujours du mal à comprendre (et à me faire à cette idée de) la détresse relationnelle dans laquelle beaucoup de nous sommes. Elle m’attriste parce qu’elle cause tellement de malentendus, de relations biaisées et de souffrance.

Face à ce triste constat, j’ai un rêve.

Le rêve de l’adulte que je suis devenue au prix de tant de temps, tant de difficultés traversées et tant d’efforts déployés. L’adulte qui dit : « Hé ! Ca ne vous dirait pas qu’on donne une chance à nos enfants d’aller un peu plus vite et un peu plus loin ? De devenir meilleurs que nous en authenticité, en relation humaine et en bonheur ? »

Ainsi est né mon projet secret !

Une série de livres dont le but est d’expérimenter et développer son intelligence relationnelle au travers d’histoires dont chaque enfant est le héros. 

Parmi les mémoires que j’ai dû écrire dans mes études, il est celui du premier cycle de la formation en Gestalt-Thérapie : il consistait à expliquer ce que nous avions compris de la théorie gestaltiste. J’ai choisi d’imager chaque concept de cette théorie par un élément concret (nuage, vent, feu…) au travers d’histoires courtes qui mettaient en scène un petit garçon nommé Ebonir.  I give youuuuu the « Abécédaire de Gestalt-Thérapie pour les tout-petits ».

J’ai essayé que chaque histoire de cet « Abécédaire de Gestalt-Thérapie pour les tout-petits » puisse être lue à 2 niveaux : comme un simple récit et comme une allégorie. J’ai toujours aimé expliquer les idées et les concepts par des métaphores et des histoires.  C’est une dimension que j’essaie de mettre dans tout ce que je propose : ateliers, conférences ou coaching, quel que soit l’âge des participants. Adolescents, jeunes adultes ou adultes : faire appel à l’imagination et à la créativité est un outil puissant de l’apprentissage. Et en plus, c’est fun et ludique !

Ma frustration dans l’écriture de ce mémoire : ne pas avoir eu de dessins pour illustrer chaque histoire… Alors… pas question d’être frustrée à nouveau dans mon projet d’écriture de livres pour enfants !!!! JE VEUX DES DESSINS !!!!  Qui n’illustreront pas seulement mes propos. Qui raconteront aussi une histoire !

Et notamment la toute première histoire de cette série consacrée à l’intelligence relationnelle :« L’incroyable histoire de la glace à la pistache ». Focus sur l’empathie cognitive pour débuter le voyage dans l’intelligence relationnelle !

Chacun de nous a un univers spécifique qui lui fait voir le monde d’une certaine façon.  Personne n’a raison et personne n’a tort. « L’incroyable histoire de la glace à la pistache » permet de comprendre l’autre sans pour autant adopter son point de vue sans réfléchir, sans pour autant rejeter ce point de vue différent et sans pour autant considérer son propre point de vue comme le seul valable. Le tout expliqué autour de glaces à la pistache et à la vanille, de Louise et de Martin, d’extra-terrestres et de lunettes spéciales.

Un livre à lire seul (quand on est sait lire !) ou à lire avec ses parents. Un livre avec des questions pour trouver soi-même les réponses les plus « intelligentes », c’est-à-dire les plus adaptées à la situation. Un livre qui permet aux enfants de « réfléchir » à leurs réactions et de décider de la réponse qu’ils veulent donner.

Ce livre sera accompagné d’un fascicule pour les parents (ou grand-parents ou oncle/tante ou nounou ou grand frère/grande soeur….) pour passer de l’autre côté du miroir : au delà de l’histoire racontée, des questions posées à l’enfant pour lui faire prendre conscience de son mode de pensée et des éclairages pour développer son empathie cognitive, ce fascicule explique le dispositif pédagogique et propose des pistes pour aller un peu plus loin avec l’enfant (Quelles situations personnelles pouvez-vous évoquer ? Quelle analogie pouvez-vous faire ?…….)

Alors… si vous aussi, vous avez envie de faire économiser du temps, de l’énergie (et de la souffrance parfois !) à vos enfants… faites-le moi savoir !