… de devenir de meilleurs adultes que nous. Pas meilleurs en maths, en sport ou en Miles Air France. Meilleurs que nous en authenticité, en relation humaine et en bonheur. 

Je n’aime pas le terme mais il a le mérite d’être compris par tous : « développement personnel ». Sous ce terme, se cachent des trésors pour faire de nous des adultes responsables, authentiques, épanouis et heureux. Et moi, je me pose toujours cette question : pourquoi le développement personnel est-il uniquement destiné aux adultes ? Et ce, au travers de formations que notre entreprise nous paie ou que nous finançons par nous-mêmes, un peu sous le manteau, parce qu’il s’agit de ces fameuses sciences molles.

C’est comme ça que…. C’est comme ça qu’à 30 ans, nous découvrons comment développer notre confiance en nous et changeons notre manière de voir notre avenir professionnel. C’est comme ça qu’à 32 ans, nous découvrons l’écoute active et que nos relations avec les autres en sont transformées. C’est comme ça qu’à 35 ans, nous suivons une formation de Communication Non Violente et que nous révolutionnons nos rapports personnels et professionnels. C’est comme ça qu’à 39 ans, nous assistons à une conférence sur la méditation et que sa pratique fait reculer le burn-out qui nous guettait.  C’est comme ça qu’à 41 ans, nous continuons à lutter contre le stress qui nous ronge et comprenons enfin ce qui se joue pour nous et comment gagner en bien-être. C’est comme ça qu’à 43 ans, nous disons, pour la première fois, NON à une amie sans nous sentir coupable. C’est comme qu’à 45 ans, nous prenons soin de la seule personne dont nous ne nous étions jamais occupé : NOUS. C’est comme ça qu’à 46 ans, nous découvrons comment fonctionne notre attention et travaillons aujourd’hui totalement différemment. C’est comme ça qu’à 48 ans, nous posons nos limites face à l’autre tout en le prenant en compte. C’est comme ça qu’à 50 ans, nous comprenons enfin que les émotions sont des outils précieux de communication et pas des ennemis à combattre.

Et vous, les adultes ! Oui, vous !!! Ces mots évoquent-ils quelque chose pour vous ? Vous rappellent-ils un de ces moments où vous avez grandi d’un seul coup ? Un de ces moments où vous vous êtes dit « Mais oui… C’est ça… » avec un sourire presqu’étonné et en secouant la tête.

Savez-vous combien d’enfants ratent leurs études parce qu’ils ne se sentent pas à la hauteur ? Savez-vous combien d’ados sont au bord du burn-out parce qu’ils s’épuisent à travailler trop et mal ? Savez-vous combien de jeunes adultes sombrent dans une dépression lors de leur première prise de poste parce qu’ils découvrent qu’ils détestent ce métier ? Savez-vous combien d’ados sont en colère contre les autres dont ils se sentent toujours agressés ? Savez-vous combien d’enfants n’osent pas lever la main en classe alors qu’ils connaissent la réponse ? Savez-vous combien d’enfants ont appris que les émotions sont pour les faibles et qu’il faut jamais les montrer ?

Moi, je ne sais pas.

Je sais seulement que mon métier m’a permis d’accompagner des adultes qui ne se sentaient pas à la hauteur, des adultes qui ne savaient pas travailler efficacement et se tuaient en heures de labeur, des adultes qui n’avaient jamais osé dire qu’ils n’aimaient pas les études qu’ils faisaient et qui rêvaient en silence de faire un autre métier, des adultes qui ne savaient pas faire autrement qu’être agressifs avec les autres parce qu’ils avaient l’impression que les autres les attaquaient tout le temps, des adultes inventifs et fascinants que le manque de confiance en eux étouffait, des adultes « handicapés de la relation humaine » souffrant d’une profonde solitude alors qu’ils sont entourés de famille, d’amis et de collègues…

Alors moi, avec mes petits bras musclés et mon cerveau en ébullition, j’ai un rêve : donner une chance à nos enfants de devenir de meilleurs adultes que nous. Meilleurs en relations humaines, meilleurs en sérénité, meilleurs en bonheur. Et meilleurs en temps gagné !

J’ai envie de faire économiser aux enfants et aux ados du temps, de l’énergie et de la souffrance parfois.

Je ne détiens pas la vérité ou une recette miracle. J’ai envie de proposer des outils concrets pour muscler sa confiance en soi, pour penser par soi-même, pour être autonome dans sa manière de réfléchir, pour utiliser son cerveau au mieux, pour avoir des relations authentiques et saines avec les autres, pour développer sa bienveillance envers soi et envers les autres…

Comment faire que ce rêve prenne forme ? 

Certes, chez Boîte Crânienne, il y a des boîtes à outils présentés lors de conférences, d’ateliers ou d’accompagnements individuels. Les « conférences à la maison » présentent une boîte à outils aux parents et à leurs enfants, généralement des ados (collège, lycée). Les ateliers de travail en petits groupes visent les mêmes adolescents. Les accompagnements individuels sont destinés à la fois aux ados et aux jeunes adultes (études supérieures ou début de vie professionnelle). Et ma plus belle récompense est d’avoir donné envie à un de ces jeunes de tester un outil que je lui propose. Pas parce que je lui ai dit. Pas parce que c’est comme ça qu’il faut faire. Oh non !!!! Parce que sa curiosité a été aiguisée et qu’il a eu envie d’expérimenter quelque chose de nouveau.

J’ai envie d’aller un peu plus loin… To infinity and beyond !!!!!! 

Je vous parlais de mon projet secret…. Le voilà !

Un ensemble de livres pour enfants dont le but est d’expérimenter et de comprendre des concepts de l’intelligence émotionnelle au travers d’histoires dont ils sont les héros.

Je travaille sur le premier livre et vous en dévoile le contenu dans un prochain post 😊

Vous n’êtes pas convaincus ? Lisez : « Nous sommes des icebergs prisonniers de la Reine des Neiges ». La situation dont je parle dans ce post est une situation que je rencontre très souvent dans les accompagnements professionnels. Et elle me fait toujours le même effet : elle m’étonne et m’attriste. Elle m’étonne parce que j’ai toujours du mal à comprendre (et à me faire à cette idée de) la détresse relationnelle dans laquelle beaucoup de nous sommes. Elle m’attriste parce qu’elle cause tellement de malentendus, de relations biaisées et de souffrance.

Ce n’est pas moi qui le dis ! C’est l’adulte que nous sommes devenus au prix de tant de temps, tant de difficultés traversées et tant d’efforts déployés. C’est l’adulte qui dit : « Hé ! Ca ne vous dirait pas qu’on donne une chance à nos enfants d’aller un peu plus vite et un peu plus loin ? De devenir meilleurs que nous en authenticité, en relation humaine et en bonheur ? »

 

Crédit : superbe illustration imaginée et réalisée par Andry Rajoelina

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