Comment marcher 10 km par jour et rencontrer des gens

21H30 : le dîner est fini… « Ton portable est chargé ? On y va ?  » Nous voilà partis pour une chasse de 5 km à travers Paris. Je suis « Maîtresse K », apprentie-dompteuse, à la recherche de Pokemon sauvages.

Je ne suis pas une malade des jeux vidéos : j’ai eu une grosse crise de Shoot ’em up il y a 10 ans et une petite rechute avec Candy Crush il y a un an. Je n’ai jamais joué à un jeu de Pokemon, jamais regardé les dessins animés et ne connaissais que Pikachu. Et pourtant… je chasse le Pokemon la nuit, les yeux rivés sur mon Iphone !

QUE SE PASSE-T-IL ???? J’ai découvert Pokemon Go et je suis grave accro !

Pokemon Go, c’est quoi ? C’est un jeu qui consiste à chasser des Pokemon, les collectionner et les faire combattre. Un jeu qui permet au joueur de « devenir le meilleur dresseur du monde  » ! Un jeu pour smartphone dont il utilise deux fonctions : la géolocalisation et l’appareil photo. Et c’est là toute la puissance attractive de ce jeu : vous chassez des Pokemon « dans la vraie vie » !!!!

 

Pokemon Go

Un Bulbizarre devant la cheminée de mon salon !!!!

Le jeu utilise l’appareil photo de votre téléphone pour superposer des Pokemon numériques à votre environnement réel : on se risque à parler de « réalité augmentée » !

 

 

 

 

Pokemon Go

 

La géolocalisation fait le reste : l’écran de Pokemon Go ressemble à mon Google Map et m’indique les Pokestop et les arènes.

Les Pokestop sont indiqués par ces petits cubes bleus en lévitation. Vous avez besoin de Pokeballs pour capturer des Pokemons : passez donc vers un Pokestop pour récolter des Pokeballs, des potions qui soignent un Pokemon affaibli par un combat…

Cette photo est la vue de mon écran de téléphone en direct de mon balcon. Et c’est là où tout peut basculer en un instant !!!!

 

 

Car…. Attendez un instant… Il semblerait qu’un joueur ait activé un leurre devant un Pokestop d’une rue adjacente. Un quoi ?? Un leurre à Pokemon ! Une sorte de sortilège matérialisé à l’écran par un nuage de petites feuilles roses virevoltantes. Et quand vous voyez ça du haut de votre balcon, il n’y a qu’une seule chose à faire : attraper  votre batterie de secours et vous précipiter dehors ! 

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Avec votre batterie de secours dans une poche (le Pokemon est très vorace !) et votre téléphone dans une main, vous passez devant un bâtiment de votre quartier que vous ne connaissiez même pas : l’institution Frilley…. quezaco ??!! Ce jeu est génial : non seulement il vous fait sortir et parcourir des kilomètres, mais en plus, il vous fait (re-)découvrir votre quartier.

Alors….. L’Institution FRILLEY, fondée en 1864 par Jean-François Frilley prodigua, dès la création de l’Ecole des Hautes Etudes Commerciales (HEC) en 1881 un enseignement de préparation aux examens d’entrée, puis aux concours de HEC…. Wahhhhhh…. Je muscle mes pattes arrière, améliore mon cardio, récolte des Pokeballs et des potions ET je me cultive !!!! Merci qui ?! Merci Pokemon Go !

 

Pokemon Go Go

 

Finalement, vous trouvez enfin THE bâtiment… hum… THE Pokestop pour être tout à fait exact… Rappel des épisodes précédents : vous êtes venu à CE Pokestop parce qu’un autre joueur avait activé un leurre à cet endroit précis. Vous n’êtes certainement pas le seul à avoir vu cette activité et le potentiel énoooooorme de capturer de nouveaux Pokemon. Effectivement, vous vous retrouvez avec d’autres joueurs en plein milieu d’une rue en travaux.

Le joueur de Pokemon Go se reconnait à trois signes distinctifs : le port de tête incliné vers l’avant, le regard rivé sur l’écran de son portable, un portable serré par une ou deux main(s). Pas plus de filles que de garçons, de générations Z que de quadras, de geeks que de gamers….

On se reconnaît d’un coup d’oeil et on se PARLE !!! On se parle pour de vrai, dans la vraie vie. Si, si !

 

Pokemon Go Arène

 

Vous savez maintenant à quoi ressemble un Pokestop. Voici à quoi ressemble une arène : un lieu « physique » où les dresseurs font combattre leurs Pokemons.

Depuis cette photo (précision pour les connaisseurs… héhé….), j’ai atteint le niveau requis pour faire mon premier combat. Un grand moment partagé avec deux hommes jusqu’à lors totalement inconnus : « Vous êtes là pour la même chose, non ? » Enorme sourire échangé avant un maximum de concentration pour une lutte sans merci 😉

On sourit à des inconnus qu’on vient de rencontrer à 6 km de chez soi !!!

 

 

Petite scène de vie d’hier soir : en parcourant le square des Batignolles à la recherche de Pokemon un peu exotiques (parce que vous serez rapidement déçu de capturer des Roucool ou des Rattata), je croise un groupe de 5 garçons. Pas de téléphone à la main… Rien ne pourrait dire d’eux qu’ils font partis de la communauté des dresseurs ! Et pourtant… en entendant les canards au loin, l’un d’eux lance : « Vous entendez, les gars…. c’est le cri des Pokemon ! ». Je me retourne : ils ont brandi leur téléphone et commencent une chasse nocturne. J’ADOOOORE !!!!!

 

Soporifik

 

J’ai oublié de vous dire : je marche le jour ET la nuit ! Dans mon quartier et partout ailleurs.

Pourquoi ?

Parce que les Pokemon à capturer sont différents le jour et la nuit, selon leur « habitat » et selon mon niveau de joueur.

Et j’en ai un peu marre des Rattata et des Roucool même si je peux les faire évoluer en d’autres espèces… Whaaaa… j’ai une ferme de Pokemon en fait….

 

 

Pokemon Go Incubateur
Je marche aussi parce que les oeufs de Pokemon éclosent SI et SEULEMENT SI vous avez marché le temps nécessaire à un incubateur pour faire son oeuvre.Pour cet oeuf, il faut marcher 2 km. Pour d’autres, 5 km ou 10 km.

A ce propos, j’ai deux réclamations :
– il semblerait que prendre le bus ou le tramway trompe l’incubateur. Nooooon….. Un Vélib et un nouveau Pokemon voit le jour…. Pffff… Vous n’êtes pas digne d’être un dresseur…. 😉
– je marche 2 km ce matin pour avoir le plaisir de découvrir un nouveau Pokemon… que dis-je ??!!!! Pour assister à la naissance d’un Pokemon !!!! Et comme tout parent, j’attendais… fébrile… anxieuse… excitée à l’idée d’avoir un Ponyta ou un Roudoudou…  Et bien, j’ai le plaisir de vous annoncer la naissance d’un… Rattata… Pfff… Ceux qui jouent me comprendront…. ;-))

 

 

Pokemon Go est une révolution de l’interaction. Interaction avec son environnement et avec les autres joueurs. C’est le premier jeu qui donne envie de sortir de chez soi, de marcher des kilomètres et de sourire à des inconnus.

Alors…. GO !!!!!!

 

 

Crédit Photo « Image à la Une » : Boîte Crânienne

Le BAC-blues ou la déprime post-examens

Vous venez  de terminer votre dernier oral, de boucler l’écriture de votre mémoire ou de finir le marathon des examens sur table… vous n’attendiez que ce moment ! Vous en rêviez même ! Vous rêviez de faire une grasse matinée, prendre du temps, ne rien faire… et vous avez le moral dans les chaussettes et déprimez sec… Mais POURQUOI ???? COMMENT EST-CE POSSIBLE ?! C’est le « BAC-BLUES » !

La période intense de travail (révisions, examens….) a été un facteur de stress pour vous. Et ce facteur de stress vous a mis dans un état physique et psychologique particulier dont il est parfois difficile de se départir. « On a du mal à redescendre » pour ainsi dire : on est toujours dans un certain état de fébrilité et d’activité neuronale soutenue alors que la situation ne requiert plus ce genre d’adaptation. Vous êtes comme « décalé » : votre cerveau est resté en mode « plein régime » alors que l’excitation des révisions et des examens est passée.

Vous traversez une « dépression » au sens géologique du terme : imaginez-vous marcher sur un sol qui, d’un seul coup, s’abaisse de plusieurs mètres. Aïe !!!!!

Vous avez été soumis à une pression particulière pendant la période de révisions. Un facteur de stress qui vous a mis en mouvement pour disposer de toutes vos capacités mentales au service de votre objectif. Car il est fort à parier que cette situation vous a permis de travailler de manière concentrée et acharnée ! Peut-être parce que vous êtes de ces personnes qui aiment la pression des examens : cette adrénaline qui se libère dans cette dernière ligne droite et qui vous pousse à être plus performant, plus pertinent, plus rapide.

Je suis de ces personnes-là pour qui les 3 ou 4 semaines précédant des examens sont un formidable aiguillon de productivité et de créativité neuronales. On a l’habitude de parler de « bon stress ». Même si cette expression populaire est incorrecte, elle illustre parfaitement l’effet engendré par un facteur de stress : la situation nous permet de réagir et de nous mettre en mode opérationnel.

Le facteur de stress des révisions est ainsi « bon » pour nous : il nous permet d’être dans un état d’excitation fébrile qui nous rend productifs. Vous avez même parfois vécu les examens comme un challenge à relever et cette idée de défi a mis vos neurones en ébullition !

C’est bien de cet élan productif dont il s’agit quand on parle (à tort, je le répète !) de « bon » stress. Pour être correct, il faudrait parler de « bon » niveau ou de « bonne « fréquence de stress : un niveau ou une fréquence qui nous convient. Et qui peut ne pas convenir à une autre personne (un ami, un collègue, un camarade de classe….). Dans une même situation, chacun peut réagir de manière différente.

Pour vous, les révisions sont un challenge qui vous donne des ailes : vous vous mettez tout de suite au travail. Votre concentration est au maximum, votre agilité mentale est aiguisée et votre créativité s’envole. Plus simplement, cette situation vous rend plus PERFORMANT. Alors que… pour une autre personne, l’effet est tout différent et ne la rend en aucun cas plus performante. Au contraire ! 3 réactions à ce facteur contre-productif :

  • soit la personne devient agressive et s’enferme dans une colère improductive,
  • soit elle se mure dans une coquille de silence (mutisme, sommeil…) et peut nier l’échéance de l’examen en ne révisant pas ou peu,
  • soit elle est comme paralysée, a l’impression de « ne plus avoir de cerveau » et rencontre de grandes difficultés pour se concentrer et travailler.

Ces 3 effets ont en commun de ne pas augmenter nos performances et de nous enfermer dans un carcan d’inefficacité.

Parions que vos révisions de ces dernières semaines vous ont permis de vous mettre en mouvement et que vous avez été PERFORMANT. Vous avez même parfois vécu les examens comme un challenge à relever et cette idée de défi a mis vos neurones en ébullition !

Que cette période de révision ait été productive en tout ou partie, elle a été vécue comme un facteur de stress. Et tout facteur de stress est producteur d’hormones spécifiques qui nous mettent dans un état physiologique et psychologique particulier.

Cette production d’hormones «  du stress » nous met dans un fort état d’excitation intellectuelle et d’acuité sensorielle. Et il nous est parfois difficile de « redescendre ». Il nous faut parfois quelques jours pour nous acclimater à une situation qui ne requiert plus que nos sens soient en alerte et nos fonctions cognitives aiguisées.

Nous attendons, nous espérons, nous rêvons du JOUR J ! Nous attendons le soir des examens, la fin des oraux, le début des vacances. Et là… sans prévenir… au lendemain du dernier examen, alors que nous attendions une espèce d’euphorie et de plaisir intense… nous nous levons déprimés et vidés….

Mais pourquoi ??!!

Parce qu’il faut à notre cerveau un temps pour s’adaptater à cette nouvelle situation. Une situation où n’existe(nt) plus le stimulus ou les stimuli stressant(s) des examens ou d’un bouclage de projet. Un peu comme un soufflé qui retombe en sortant du four : nous sommes alors dans cet environnement moins excitant et moins stimulant.

Donnez-vous du temps pour vous acclimater à cette situation nouvelle. Mieux : organisez un sas anti bac-blues ! Vous avez remarqué que beaucoup d’étudiants ou de collègues partent directement en vacances le lendemain d’examen ou d’un fin de projet. Héhé….. Voici un stratagème anti coup de blues  qui consiste à surfer sur la vague de l’activité et du « faire ». Nous pouvons alors atterrir en douceur sur la période d’inactivité, d’oisiveté ou de vacances. Un peu comme un remontée par paliers en plongée sous-marine, nous créons les conditions d’une descente progressive d’une période stimulante à une période calme.

Alors… 2 stratégies anti BAC-blues :

stratégie préventive : vous vous organisez des lendemains de révisions en demi-teinte, entre stimulus et accalmie. Vous prévoyez des activités qui continuent à vous rendre productif tout en alternant des moments de décompression, de détente et de relaxation. Parce que… vous êtes en vacances tout de même !!!! Et qu’il est important, que dis-je ESSENTIEL de prendre soin de soi en s’accordant des pauses, des moments de calme et de repos. Ne vous méprenez pas sur cette stratégie : il ne s’agit en aucun cas de devenir hyper-actif !!! Il est question d’un atterrissage en douceur et de prévenir l’effet dépressionnaire (voire dépressif) du BAC-blues.

stratégie curative : vous y êtes. C’est le lendemain du dernier jour des examens et vous vous sentez… hum… tout déprimé… Peut-être que cet article vous a aidé à être conscient de ce qui se passe pour vous. Peut-être que vous savez maintenant que cet état est transitoire. Peut-être qu’il est possible pour vous d’accepter ce que vous ressentez… Pour reprendre les mots d’Andy Puddicombe : « when you let it go…. it’s gone ». Soyez patients et reprenez en douceur contact avec cette douce réalité des vacances.

Alors… vous êtes sujet au BAC-blues ? … c’est parfaitement normal ! Laissez à votre cerveau le temps de s’habituer à ce nouvel environnement : un environnement de douceur, de calme et de repos. Et oui… c’est les vacances !!!!!

 

 

Le meilleur remède anti-jetlag

Un indice ?
Mon indice est un secret de fabrication : notre enveloppe corporelle a été construite pour résister à toute machine cérébrale destinée à remonter le temps ou à voyager dans le futur !

Souvenez-vous : un cerveau stressé est un cerveau souffrant de jetlag. Soit toujours un peu en retard et rejouant le passé : « j’aurais pu… », « j’aurais du… », « si j’avais su… » Soit un peu en avance et imaginant le futur : « et si… », « au cas où… ». Soyons honnêtes avec nous-mêmes : nos facteurs de stress sont rarement des moments présents et sont très souvent une construction mentale. Nous sommes alors sujets à une distorsion cognitive de notre réalité et notre niveau de stress est proportionnel à nos facultés déformantes du temps. Plus je sais ruminer le passé ou envisager les pires possibles pour l’avenir, plus je suis sujet à l’anxiété, voire à l’angoisse.

Pour les adeptes de « Retour vers le futur » ou de « Total Recall », il existe un remède pour être ancré dans le moment présent : la méditation. Une expérience où notre attention est focalisée entièrement sur ce qui est présent ici et maintenant.

Andy Puddicombe (co-fondateur de HeadSpace, une plateforme/application dédiée à la méditation et à la pleine conscience) parle de moments de « clarté » et de « calme ». Une sorte de moment suspendu au cours duquel nous prenons un peu de distance pour observer ce qui se passe en nous. Que ce soit des pensées, des émotions, des sentiments…

J’adore sa métaphore illustrée par une vidéo HeadSpace (in English… sorry…) : les sentiments, les émotions, les pensées sont représentés par de petits véhicules qui circulent sur une route. La méditation permet d’être assis sur le bord de cette route et de regarder ces petits véhicules passer : seulement les regarder sans chercher à les manipuler (au sens premier du terme).

J’ai longtemps imaginé que méditer signifiait « ne pas penser » : je voulais que ces véhicules s’arrêtent ou disparaissent. Mieux encore, j’aurais voulu saisir ceux qui portaient des étiquettes telles que « BONHEUR », « JOIE », « CALME »… Et les serrer contre moi pendant tout le temps de la méditation : c’est bien ça qu’il faut ressentir, non ? Du bonheur, de la plénitude, de la paix et de la sérénité ? Heu… Non ?!

Ma première découverte a été de prendre conscience que le but d’une séance de méditation n’était pas de ressentir bonheur, plénitude et paix. Il suffisait seulement d’accueillir ce qui était présent : bonheur… faim… paix… tristesse… calme… anxiété… autant de petits véhicules que je pouvais regarder du bord de la route. Andy Puddicombe parle de faire un pas de côté et de regarder les choses d’une manière différente : prendre conscience de ce qui nous habite sans avoir l’intention de le changer permet d’y voir plus clair. Cette perpective permet aussi de  relativiser et de prendre le recul nécessaire. Et peu à peu, nous trouvons naturellement le calme… Presque sans nous en rendre compte… Peut-être justement parce que nous ne l’avons pas cherché à tout prix….

Dans une méditation guidée, nous sommes invités à porter notre attention sur notre corps. Dans le CD de méditation accompagnant le livre « Calme et attentif comme une grenouille » d’Eline Snel, la voix enfantine et féérique de Sara Giraudeau nous invite à nous centrer sur des parties du corps et à remarquer si quelque chose bouge en nous. Un doigt, une cuisse….  ? Elle nous fait remarquer que, « même quand tu es tout à fait calme », il y a quelque chose qui bouge : la respiration « dans ton ventre ».

Les méditations guidées nous invitent souvent à centrer notre attention sur notre souffle. J’ai mis longtemps à comprendre qu’il était question de conscience éclairée sur ce qui était là. Sans agir ou chercher à agir sur ce qui est présent. J’ai mis longtemps à comprendre que je ne devais pas respirer profondément et calmement mais prendre conscience de mon souffle tel qu’il était : parfois rapide ou irrégulier, parfois calme et profond. Etre conscient seulement de ce qui se passe pour moi ICI et MAINTENANT.

« Chaque fois que l’on revient au corps, on revient au présent. »

Deuxième découverte ! En lisant ces mots de Christophe André dans un article de Le Monde du 24 juin 2016, j’ai ENFIN compris POURQUOI centrer son attention sur son corps était un moyen de se concentrer.

PARCE QUE « Le corps vit toujours au présent, c’est notre esprit qui vagabonde dans le temps. ». 

Mais c’est bien-sûr… et d’une déconcertante simplicité… Notre corps est conçu pour résister à toute construction mentale destinée à remonter le temps ou à voyager dans le futur.

Alors… Faisons taire un instant nos neurones qui tournent à plein régime : revenir au corps, c’est revenir au temps présent.